05 sept 2019

Cet été qui chantait

Roy, Gabrielle

Cet été qui chantait Roy

Après ces temps de canicule, la fraîcheur des matins du mois d’août est la bienvenue. Dans le calme de l’aube, je renoue avec Gabrielle Roy, mon auteure préférée.

Le recueil de nouvelles, Cet été qui chantait, a été écrit en 1972, après le décès de sa sœur cadette. Un livre de consolation qui nous invite à savourer les délices de l’existence. Cette écriture sensible, dans un langage tendre, charmant et parfois cocasse, nous ravit. Un bonheur de lecture qui rejoint l’âme et nous incite à poser un regard renouvelé sur ce qui nous entoure.

Comme le souligne la note de l’éditeur : « Les dix-neuf récits qui composent cet ouvrage parlent le langage du cœur, dont ils disent l’enchantement et la détresse, mais surtout la confiance infinie faite à l’innocence et à la beauté du monde. »

Le chant des oiseaux ; la fleur du kalmia, annonciatrice du miracle du printemps, qui « fleurit en grosses touffes de fines corolles du rose merveilleux de certains couchants dans les campagnes » ; la couleur vive des chardonnerets ; la musique d’un feuillage ; les couleurs des azalées ; le bruissement d’un ruisseau ; voilà autant de refuges qui aideront Gabrielle Roy dans cette période de deuil. Elle nous encourage ici à goûter ces choses dans un état de ravissement qui calme nos tourments.

Je ne me lasserai jamais de cette écriture fine, souple et dépouillée de Gabrielle Roy, une grande conteuse.

Membre : Monique L. de Cookshire-Eaton

Roy, Gabrielle. Cet été qui chantait, Éditions du Boréal, 1972, 1993, 169 pages.



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