27 fév 2014

C’est le cœur qui meurt en dernier

Lalonde, Robert

C-est  le coeur qui meurt en dernier

Voilà le portrait d’une mère qu’on aimerait unique en son genre ! Femme perpétuellement insatisfaite, frustrée, elle prend toute la place dans ce roman qui se veut un dialogue entre mère et fils. On sort de ce récit un peu désespérée et l’on aimerait trouver davantage chez une mère qu’une victime éternelle, râlante pour tout et rien ; c’est dur pour les enfants qui risquent d’être traumatisés leur vie durant ! Pourtant, l’auteur semble avoir avec elle un certain rapport de tendresse et ne lui en veut pas. J’ai toujours été impressionnée par cette phrase entendue un jour : un critique littéraire québécois disait que dans les films et les écrits de son pays, il n’y avait pas d’espoir, jamais un train qui démarre ou un avion qui s’envole. C’est particulièrement vrai pour ce roman bouleversant de vérité, à ne pas lire si l’on est déprimé. Toutefois, c’est très bien écrit et très vivant.

Membre : Outremont

Lalonde, Robert. C’est le cœur qui meurt en dernier, Éditions Boréal, 2013.



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Une réponse pour “C’est le cœur qui meurt en dernier”

élizabeth Roussel dit : - 3 mars 2014

Voici une oeuvre de Lalonde originale et bien différente de celles que j'ai lues jusqu'à maintenant. Ce dialogue qu'il établit avec une mère pas facile est plutôt bouleversant car il ne cherche pas à embellir ce portrait d'une femme fustrée mais pleine de ressources. Il reconnait avec tendresse l'héritage qu'elle lui a laissé: cet art de conter et d'exagérer qui lui a permis d'être l'écrivain et le comédien que l'on connaìt .

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