14 avr 2016

Certaines n’avaient jamais vu la mer

Otsuka, Julie

certaines navaient otsuka

L’auteure fait revivre l’existence tragique de jeunes Japonaises qui ont quitté leur pays pour épouser des Américains sur la foi d’un portrait. Très naïves, elles partent pleines d’illusions sur leur futur mari et de rêves sur un avenir prospère et heureux. Finalement, elles ne furent que des esclaves, objets de leurs maris qui n’hésitent pas à abuser d’elles et à les faire travailler outre mesure.
Survint la Deuxième Guerre mondiale : les Japonais aux États-Unis devinrent tous suspects et ennemis. Les hommes disparaissent les uns après les autres… puis toute la population japonaise ! A-t-elle été décimée ou envoyée dans des camps de concentration américains ? On ne sait rien à leur sujet, mais cet « épisode » n’est pas à la gloire des États-Unis. Il serait intéressant de faire enquête sur ce sujet.
Cette lecture est très troublante et même révoltante, écrite dans un style très simple ; les phrases sont pour la plupart brèves, sur le même modèle, parfois incantatoire, ce qui peut paraître un peu lassant.

Prix Femina étranger 2012.

Titre original : Buddha in the Attic

Membre : Outremont

Otsuka, Julie. Certaines n’avaient jamais vu la mer, Éditions Phébus, 2011, 2012, 142 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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