Comme chaque année, c’est le temps de l’exposition de céramique 1001 Pots, à Val-David. Jusqu’au 15 août, les artistes exposent leurs créations en plein air et dans quelques locaux situés sur la rue de l’Église à Val-David. C’est l’occasion de faire connaissance avec les artisans et d’observer les possibilités infinies de la céramique pour la décoration, la bijouterie et la vie courante.
À quelques pas, il faut aller jeter un coup d’oeil sur la magnifique fresque que René Derouin a installée sur le magasin Métro Dufresne de l’endroit. La fresque de 160 mètres, intitulée Autour de mon jardin, qui représente une flore et un bestiaire fantaisistes, est placée en bandeau sur les quatre faces de l’édifice. Le bas des murs est occupé par une végétation stylisée, réalisée au pochoir, dans des teintes discrètes. C’est vraiment de l’art public à son meilleur.
Catégorie : Expositions/Théâtre
1001 Pots
À toi, pour toujours, ta Marie-Lou
Dans la pièce « quatre voix contrastées en un lamento de solitude et d’incommunicabilité. » On a créé cette pièce en 1971, mais elle est tellement actuelle encore.
Les pièces de Tremblay sont traduites en plus de trente langues et jouées à travers le monde. Quel talent ! Carmen veut ramener sa sœur Manon qui joue la victime à la réalité et essayer d’oublier le passé terrible, cruel, dont l’accident tragique de ses parents. Chacun est seul et ne parle pas à l’autre.
Tremblay, c’est le Québec. Si vous en avez la chance, allez voir avant le 2 juin 2011 ce spectacle qui m’a bouleversée.
Belles-Soeurs
J’ai assisté au Monument-National à une représentation du spectacle musical Belles-Sœurs, basé sur l’œuvre de Michel Tremblay, avec, entre autres, Guylaine Tremblay et Marie-Thérèse Fortin. La mise en scène est de René Richard Cyr et la musique, de Daniel Bélanger. Je me suis bien amusée ! La musique est excellente ; le décor, les costumes et les propos nous ramènent aux années 70.
Pour plus d’information : http://belles-soeurs.ca/
7 mai 2010
Je suis allée voir la pièce chantée des Belles-Sœurs d’après la pièce de Michel Tremblay au Théâtre d’Aujourd’hui.
Livret, paroles et mise en scène de René Richard Cyr.
C’est excellent ! Les comédiennes vivent leur rôle à fond et arrivent à nous entraîner dans leurs émotions, dans la triste réalité de ces femmes, dans la petitesse de leurs vies, dans le désespoir de leurs rêves perdus.
Elles ont des voix superbes et poignantes. La musique de Daniel Bélanger accompagne les voix sans les enterrer. La mise en scène sobre et rythmée ajoute beaucoup de force au texte. J’ai adoré, même si le propos n’est pas de tout repos !
À partir du 25 juin jusqu’au 4 septembre 2010, il sera possible de voir ou de revoir ces Belles-Sœurs à la salle Rolland-Brunelle du Centre culturel de Joliette.
Bigger than Jesus
Super spectacle solo présenté jusqu’au 19 juin au Théâtre de Quat’Sous : Bigger than Jesus.
Mise en scène de Daniel Brooks, cette pièce est jouée avec un talent monumental par Rick Miller, brillant comédien, chanteur, danseur et bouffon. Technologie de pointe, étude rationnelle des croyances, mélange de l’ancien et du dernier cri – tout y est. Ceux et celles qui vont à la messe tous les jours, voire toutes les semaines – abstenez-vous, le spectacle choque, c’est l’objectif. Mais l’enthousiasme de l’assistance en dit long sur la qualité de cette production.
Ça se joue à deux
Cette pièce de théâtre écrite par Annie Piérard et Bernard Dansereau – les deux auteurs d’ « Annie et ses hommes », est présentée au Théâtre St-Denis.
Une réflexion amusante et émouvante sur la vie à deux qui met en scène quatre couples différents…
Les quatre couples se croiseront et s’influenceront, comme se déploie la trame dramatique qui nous fait découvrir les différents liens qui existent entre eux. Les actions des uns changeront le destin des autres. Au menu, beaucoup d’humour et de grands moments d’émotion.
Les comédiens Denis Bouchard et Guylaine Tremblay sont excellents… j’ai adoré. À surveiller près de chez vous ! D’ailleurs, on vient d’annoncer des supplémentaires.
Chemin de la belle étoile
Soyez les premiers à découvrir un artiste exceptionnel ! Sébastien Bertrand est d’abord musicien, mais il a aussi une histoire à vous raconter. Une histoire d’identité qu’il partagera avec nous au Théâtre Outremont du 13 au 18 septembre.
Un moment de réflexion, un moment d’intimité, une personne qui remonte l’histoire de son origine… comme le saumon remontant la rivière.
« Mars 2008, avec Yannick Jaulin, Sébastien Bertrand revient au Liban pour la première fois depuis 35 ans. Ensemble, ils poussent les portes de l’orphelinat, d’où il a été adopté à l’âge de neuf mois. Un an plus tard, le spectacle Chemin de la belle étoile est créé. Sébastien Bertrand explore en musique sa trajectoire de vie, de Beyrouth à Saint-Jean-de-Monts. Il raconte, sur un texte de Yannick Jaulin, la nécessité de dire les retrouvailles, le bonheur d’être de là-bas ! De le dire avec des mots, avec l’accordéon, avec la danse, en explorant – presque en interaction avec le public – l’art du conte. Son conte. »
De l’impossible retour de Léontine en brassière
C’est un spectacle : on chante, on danse par moments ; c’est théâtral aussi, bien sûr. Dans tout ce joyeux fatras, une sorte de fable se déroule : l’histoire d’une comédienne qui veut le rôle d’une Léontine mystérieuse. Il s’agirait d’un personnage d’une toile de Paul-Émile Borduas, qui sert de prétexte à une mise en jeu ludique et critique de l’Histoire, grande et petite, où se côtoient le cardinal Léger, les peintres rupestres, Maurice Richard, Dieu et bien d’autres. Les comédiens sont excellents, pour ne pas dire virtuoses dans l’art de mettre en valeur leur divinité suprême : la langue, dans tous ses registres et tous ses délires. Jouissif !
Cette création théâtrale est présentée à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui jusqu’au 26 mars… Il y a déjà des supplémentaires d’annoncées.
Edgar et ses fantômes
Excellent spectacle ; je l’ai beaucoup apprécié. C’est un amateur de musique (Edgar Fruitier) qui reçoit chez lui, sans l’avoir demandé, un petit orchestre et des compositeurs disparus : Mozart, Beethoven, Bach et Satie. Dans ce spectacle à la fois théâtral mais aussi musical, l’orchestre était étonnamment excellent, son chef, d’une grande virtuosité au piano (de l’avis d’une profane, bien sûr). La musique, même si elle était souvent très connue, réussissait à nous émouvoir. Les compositeurs s’admirent mais se critiquent aussi ; c’est drôle. Un spectacle qui peut plaire autant aux connaisseurs qu’aux autres et qui nous en apprend un peu plus sur le monde musical.
Petite remarque négative cependant : les billets sont assez chers et on ne nous distribue pas de programme. Donc, si on ne l’achète pas (10 dollars), on ne connaît pas le nom des auteurs comédiens et musiciens…
24 septembre 2010
Il faut aller voir ce spectacle à l’affiche du Monument-National de Montréal jusqu’au 25 septembre 2010 – repris à Québec en janvier 2011.
Dans ce spectacle, Edgar Fruitier fait partager ses deux passions, le théâtre et la musique, dans un texte de Normand Chaurette et une mise en scène de Normand Chouinard. Accompagné sur scène par un orchestre de 25 musiciens, Edgar convoque dans son salon les fantômes de Bach, Mozart, Beethoven et Satie.
Les « fantômes » sont bien campés, la mise en scène est ingénieuse, la musique, omniprésente. Une belle soirée.
Emballage anatomique
Pour ceux qui s’intéressent à l’art contemporain et qui aimeraient en apprendre davantage sur le sujet, j’ai vu que cette année à la Galerie d’art d’Outremont, il y aura à chaque mois une visite commentée des expositions, réservée aux 65 ans et plus.
La première rencontre est le 13 septembre à 10h30. Ce sera une exposition de photographies de l’artiste Annie Baillargeon. Aucune inscription nécessaire, me dit-on.
Exposition Leonard Cohen
Il ne faut pas manquer de visiter cette exposition présentée à la Galerie Lounge TD de la Maison du Festival (de Jazz), qui se termine le 9 mai.
Dans une atmosphère feutrée, baignée dans la musique de Cohen, on peut admirer à loisir la cinquantaine d’oeuvres visuelles créées par le poète, auteur, compositeur et interprète originaire de Montréal. Ces oeuvres rappellent les dessins illustrant son livre Book of longing (2006), traduit en français par Michel Garneau sous le titre Livre du constant désir.
Cohen nous offre notamment de très beaux nus féminins, des têtes de femmes stylisées et de nombreux autoportraits souvent humoristiques et toujours sans complaisance. Dans son oeuvre picturale, Cohen ne s’attache pas aux détails, il va à l’essentiel avec force.
Les membres du Club qui ne peuvent se déplacer peuvent avoir une idée de l’exposition en consultant le site : www.montrealjazzfest.com, sous l’onglet La Galerie Lounge TD.
Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu
Une panoplie d’écrivains, francophones et anglophones, y sont invités, dont Nicolas Dickner, Alexandre Jardin et Dominique Fortier.
Le coût des conférences et ateliers est très raisonnable, à partir de 7 $ pour une conférence d’une heure à 30 $ pour un atelier de plusieurs heures.
L’événement aura lieu du 27 avril au 1er mai 2011.
Pour plus de renseignements : http://metropolisbleu.org/2011_prog2.php?act=programme1§ion=festival
Fragments de mensonges inutiles
Pièce de théâtre de Michel Tremblay, mise en scène de Serge Denoncourt, présentée chez Duceppe.
Du théâtre à son meilleur ! Une mise en scène et des comédiens qui servent admirablement bien le puissant et touchant texte de Michel Tremblay. Toujours d’actualité, l’homosexualité, en l959 ou en 2009, crée et créera toujours un sentiment d’inconfort aux parents qui souhaiteraient aider leurs enfants mais qui s’interrogent sur leur manière d’agir. Une pièce à ne pas manquer.
Membre d’Outremont
Hamlet
Un gros coup de cœur pour cette pièce présentée jusqu’au 6 avril.
Quelle pièce incroyable ! La traduction de Jean Marc Dalpé et la mise en scène de Marc Béland actualisent et modernisent cette pièce du XVIIe siècle.
Je résume brièvement : le père d’Hamlet vient de mourir et sa mère Gertrude se marie avec Claudius. Hamlet essaie de faire comprendre à sa mère que c’est Clausius qui a tué son père. Gertrude prend Hamlet, son fils, pour un fou. Hamlet et Ophélie sont en amour et je ne vous raconte pas la fin tragique. « Être ou ne pas être, voilà la question ».
Benoît McGinnis (Hamlet) joue divinement juste. Alain Zouvi (Claudius), Marie-France Lambert (Gertrude), Émilie Bibeau (Ophélie), accompagnés de dix autres acteurs sur scène, rendent la pièce captivante, pleine de péripéties qui nous mettent en haleine. Superbe ! Moi qui dois faire une liste quand je vais à l’épicerie, comment font les acteurs pour mémoriser leur rôle dans une pièce qui dure trois heures ?! La pièce à voir…
Huis clos
Avant d’aller voir au TNM Huis clos de Jean-Paul Sartre, j’ai lu cette pièce qui a été présentée pour la première fois en 1944, mais que je ne connaissais pas.
Huis clos, car trois personnes qui ne se connaissent pas arrivent dans un salon; elles sont décédées et ont été envoyées en enfer, c’est-à-dire dans ce salon situé dans un hôtel. Comme le dit une phrase célèbre de cette pièce : l’enfer, c’est les autres. En effet, petit à petit, les personnages découvrent qu’ils vivront pour l’éternité ensemble dans cette pièce. Ce qu’il y a de fascinant dans cet écrit, c’est la création d’un enfer comme on ne l’aurait jamais imaginé. Quelles que soient nos croyances, quand on réfléchit à la mort, on pense qu’il n’y a plus rien après ou on envisage le paradis. Cependant, Sartre a décidé d’imaginer l’enfer, mais complètement différemment de ce que la chrétienté lui avait décrit. Et c’est l’aspect si original de cet écrit. Peu à peu, l’auteur nous transporte dans la vie de chacun des personnages et on essaie de comprendre ce qui les a amenés là et ce qu’ils envisagent pour l’éternité à venir.
Puis, je suis allée voir la pièce au TNM, dans une mise en scène de Lorraine Pintal. Un décor très simple pour qu’on puisse bien voir le salon, mais qu’en même temps, on sente qu’ils y sont enfermés; quatre comédiens dont surtout les trois condamnés. Tout se passe dans cette pièce et sans entracte. Petit à petit, les deux femmes et l’homme se dévoilent et la rivalité s’installe puisqu’ils constituent un trio. Il ne faut pas s’attendre à un dénouement spectaculaire; tout repose sur la qualité des échanges et l’interprétation qu’en font les trois comédiens. À voir, ou du moins à lire ou relire, cette pièce que bon nombre de collégiens ont étudiée au cégep.
Jocaste reine
Cette pièce de théâtre est présentement jouée en Suisse.
Nancy Huston s’est glissée dans les deux fables d’Oedipe, celle de Sophocle dont elle suit le déroulement des évènements et le chant et celle de Freud, qui a nommé complexe d’Oedipe certains comportements de l’enfant face à ses parents. Elle nous montre une Jocaste au milieu des siens. Une Jocaste épouse, mère de quatre enfants, reine soignant sa ville natale de la peste. Dans Jocaste reine, c’est vraiment la subtilité et la simplicité. L’auteure mène une douce révolution en racontant cette histoire à sa façon. À lire !
L’avare
Je suis allée voir cette pièce de théâtre qui est présentée au Monument-National jusqu’au 31 juillet 2010, dans une mise en scène de Serge Postigo.
J’ai eu beaucoup de plaisir à renouer avec ce classique. Le jeu des acteurs est excellent quoique un peu exagéré parfois. Les bougies créent une atmosphère étonnante. Les comédiens parlent sans micro, donc comme à l’époque. Je crois que la pièce est un peu boudée par le public. Des billets sont à rabais présentement.
Profitez-en pour vous retremper dans cette époque. À voir !
L’empereur guerrier de Chine et son armée
Avec cette exposition, le Musée des beaux-arts de Montréal propose un exceptionnel voyage dans le temps. La découverte de l’armée de terre cuite a été l’événement archéologique du XXe siècle. Les artéfacts présentés sont remarquables. Ils incluent des personnages et des chevaux grandeur nature. L’exposition illustre à quel point les Chinois maîtrisaient déjà l’art de la guerre, la technique du bronze, la production en série. C’est impressionnant, instructif, émouvant.
L’audio-guide complète avantageusement les informations affichées sur les murs et sur les vitrines. C’est une exposition qui mérite plus d’une visite.
L’Étranger
Le théâtre Denise-Pelletier souligne le 50e anniversaire de la mort d’Albert Camus en présentant à la salle Fred-Barry L’Étranger, tiré du roman du même nom. Il s’agit d’une production de la Compagnie Théâtrale de la Mer qui met en vedette Pierre-Jean Peters. Dans un décor stylisé, Peters occupe toute la scène dans une performance très physique. Il est Meursault, le commis de bureau algérien qui a enterré sa mère sans manifester d’émotion et qui est condamné à mort pour avoir abattu un Arabe de cinq coups de feu. Il bouge avec légèreté, joue au ballon, change de voix au gré des personnages dont il parle. Et il est convaincant quand il se dit heureux malgré l’absurdité de sa situation. C’est à voir, jusqu’au 23 octobre.
L’Île de Pâques, le grand voyage
Ceux qui s’intéressent aux civilisations originales adoreront cette exposition, présentée jusqu’au 14 novembre 2010 au Musée Pointe-à-Callière.
Comme on sait, cette petite île perdue au milieu du Pacifique, explorée par un petit groupe de Polynésiens autour de l’an mille, a vu se développer pendant quelques centaines d’années une culture originale, qui n’a malheureusement pas résisté à l’arrivée des exploiteurs qui, au XIXe siècle, ont réduit la population en esclavage.
L’exposition nous présente les plus récents développements des connaissances sur cette culture, y compris sur les statues qui ont rendu l’île fameuse, corrigeant au passage quelques légendes sur leur signification. Fort bien présentée, accompagnée de multiples tableaux explicatifs, l’exposition se visite en plus ou moins 90 minutes.
Prix d’entrée: 15$ (aînés : 10$, étudiants : 8$). On peut en profiter pour visiter l’exposition permanente, qui est aussi fascinante, puisqu’elle nous plonge au coeur même du lieu où fut fondée Montréal.
La Belle et la Bête
J’avais un peu de réticence à aller voir cette pièce, les critiques ayant été froides. Mais quel plaisir ! L’histoire est vieille mais elle a été modernisée (Jean Cocteau en avait fait un film). Un homme défiguré se cache dans son manoir ; il ne peut s’accepter et craint que les autres fassent de même. Une jeune peintre vient le rencontrer sans savoir tout cela et une relation se développe. Les autres personnages rendent la chose difficile, mais la Belle et la Bête arrivent à s’élever l’un vers l’autre. Une particularité très intéressante de cette pièce est l’utilisation de la technologie. Comme l’a si bien dit mon conjoint : ça magnifie la poésie du verbe. Il n’y a que trois personnages réels, les autres (dont un cheval) sont virtuels de même qu’une partie du décor. On peut maintenant créer des effets extraordinaires avec la technologie et dans cette pièce, c’est particulièrement bien réussi.
La liste
Pièce pour un seul personnage, interprété par Sylvie Drapeau, au Théâtre d’Aujourd’hui jusqu’au 6 février. Des supplémentaires sont maintenant annoncées. Le texte a été publié aux éditions de la Bagnole en 2008.
Il y a le texte, l’interprète et la mise en scène. Sylvie Drapeau nous émerveille une fois de plus par son interprétation, ajustant continuellement sa voix et son langage corporel à ce texte remarquable. Jennifer Tremblay a suffisamment vécu pour savoir de quoi elle parle. Au sortir de la pièce, chacun de nous ne peut faire autrement que de s’interroger sur son quotidien et de se demander s’il ne lui arrive pas souvent de passer à côté de l’essentiel. Une réussite !
La Mélodie du bonheur
Comédie musicale jouée à la salle Pierre-Mercure jusqu’au 31 juillet puis, du 10 au 14 août, au Théâtre Saint-Denis.
Mise en scène : Denise Filiatrault.
Direction musicale : Pierre Benoît.
Musique : Richard Rodgers.
Paroles : Howard Lindsay et Russel Crouse.
Inspirée du livre : The Story Of the Trapp Family Singers.
Quel plaisir ! Que d’émotions ! Les comédiens chanteurs sont fantastiques. Nous retournons des années en arrière quand ce joli film est sorti et nous a enchantés. L’adaptation québécoise est fidèle en tous points à l’histoire originale. Je n’ai pas été déçue. Les décors sont sobres et suffisants. L’humour est dosé juste à point. Les chorégraphies sont appropriées : même ceux qui font les changements de décors dansent en faisant leur travail. Un beau spectacle !
La planète mode de Jean Paul Gaultier. De la rue aux étoiles
Cette exposition, présentée jusqu’au 2 octobre prochain, ravira les amateurs de haute couture, de théâtralité, d’imaginaire débridé. Gaultier s’affranchit de toutes les limites : il gomme les frontières entre les modes masculine et féminine, s’inspire de la religion et du folklore, exhibe les dessous, ressuscite le corset, récupère, habille, camoufle et dénude. En somme, il en fait voir de toutes les couleurs.
Le chasse-galerie
Il y aura une visite guidée de l’exposition Le chasse-galerie, animée par Raymon Giguère pour les 55 ans et plus, à la galerie d’art d’Outremont, le vendredi 14 janvier à 14h. L’artiste, Maurice Trépanier, réalise des paysages avec des morceaux de revues, de journaux, de vieux papiers. Ceux et celles qui sont intéressés peuvent s’inscrire au comptoir du prêt de la bibliothèque Robert-Bourassa en composant le : 514 495-6208.
Le destin tragi-comique de Tubby et Nottubby
C’est une pièce désopilante, poétique, et sérieuse en trois langues : français, anglais et la langue silencieuse du mime, créée par les deux acteurs avec imagination et une connaissance profonde de Shakespeare, du film silencieux et des mythes anciens.
Le plaisir de l’objet
Loto-Québec présente, jusqu’au 11 décembre prochain, dans son Espace Création, cette exposition consacrée au designer industriel Michel Dallaire.
Les créations de Michel Dallaire nous entourent et nous rendent la vie plus facile et plus esthétique. Une bonne partie de l’exposition est consacrée au BIXI. Ça vaut le détour et c’est gratuit.
Le suicidé
Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov (roman commencé en 1926, achevé en 1940, publié en 1966) vous connaissez ? Sinon, vous auriez dû entendre tout ce qui en a été dit de bien, à l’occasion de notre tour de table des coups de cœur de l’été, à notre dynamique, amical et ô combien inspirant groupe de lecture du début septembre. Cette présentation m’a ramené en mémoire le tout contre-logique Le suicidé de Nicolaï Erdman (pièce écrite entre 1928 et 1931). Le suicidé, personnage principal, ayant dit à ses amis, dans un moment d’exagération, qu’il était pour se suicider, voit tout le monde l’encourager, puis faire littéralement pression sur lui pour qu’il passe des paroles aux actes.
Mais allez donc changer d’idée une fois que tout le monde autour de vous se refuse à ce que vous ne mettiez pas à exécution – c’est le cas de le dire – votre petite vanterie. Livre d’apparence absurde, mais qui rendit compte, à sa façon, des très grandes difficultés que l’auteur eut à vivre dans une URSS persécutrice, persécutions qui ne furent sans doute pas étrangères à sa mort d’un cancer à un âge encore jeune. Mais non sans avoir préalablement écrit ce bien beau petit livre.
Lectures partagées
Que diriez-vous d’entrer dans l’univers d’un auteur… les yeux fermés ?
Pendant une heure, Hélène Denis vous fera la lecture à haute voix d’extraits choisis dans la riche collection de livres au programme de l’activité Lectures partagées.
Elle vous fera entendre les mots et les histoires d’écrivains tels Jacques Poulin, Gabrielle Roy, Michael Morpurgo, Dany Laferrière et Michel Tremblay.
Venez lire autrement, venez écouter Hélène Denis, lectrice-animatrice.
Lundi 18 avril, 14h30, à la Galerie d’art d’Outremont, 41 avenue St-Just.
Les émigrés
Je suis allée voir cette pièce au Théâtre Outremont.
Les deux interprètes Peter Batakliev et Vitali Makarov se sont bien mis dans la peau des personnages. Très bonne interprétation. Deux émigrés : un réfugié politique intellectuel et un homme « manuel », qui vient gagner de l’argent pour sa femme et ses enfants, passent le réveillon de Noël, tous les deux, dans un sous-sol.
Les Frères Laforêt
Interprétée par Dany Michaud, Patrice Dubois (également à la direction) et Armand Vaillancourt, cette pièce est un coup de cœur. Monsieur Archambault écrit avec son cœur, sa foi, sa conscience, sa vision innovatrice des choses et du monde, son optimisme et surtout, avec son grand talent. Ses personnages sont vrais et presque plus grands que nature. Bravo et chapeau aux comédiens !
Le texte s’articule autour de la famille et ses problématiques. Qu’arrive-t-il au décès du « patriarche » ? Se révèle alors la différence profonde entre deux frères, lesquels s’affronteront brutalement afin de conserver leur identité propre et l’héritage que chacun croit sien. Le décor sobre d’Olivier Landreville ne laisse aucune place à la « distraction ». Très efficace.
Cette pièce nous a été présentée cette saison à La Licorne. Elle sera présentée à nouveau à la Maison de la culture Mercier (07/11/2009), à la Salle Jean-Grimaldi (15/11/2009), à la Maison de la culture Maisonneuve (17/11/2009), à la Maison de la culture Ahuntsic (01/12/2009) et à la maison de la culture Plateau Mont-Royal (02/12/2009). J’énumère ces endroits et dates afin de vous inciter à vous faire un cadeau de Noël tout de suite. Et d’en faire un aussi à toute la production : la soixantaine de personnes présentes au Théâtre Outremont où j’ai vu « Les Frères Laforêt » s’explique difficilement. Problème au niveau de la publicité ? Je n’ai pas boudé mon plaisir pour autant.
Les lettres recommandées
« Les correspondances de Claude Poissant, Macha Limonchik et… Stephen Harper.
C’est sous le thème des rencontres inespérées que se dérouleront Les Correspondances d’Eastman cette année. Claude Poissant y propose Les lettres recommandées, un spectacle avec Macha Limonchik, basé sur les missives et les suggestions de lecture que l’auteur Yann Martel envoie à Stephen Harper depuis 2007.
Les lettres recommandées seront présentées le vendredi 6 août au Théâtre de la Marjolaine, on pourra aussi y voir Alexandre Goyette, Louise Laprade, Olivier Morin, Étienne Pilon et Catherine Vidal. »
Pour en savoir plus : http://www.radio-canada.ca/emissions/am/2010/chronique.asp?idChronique=115944
L’École des femmes
Oui, cette pièce de théâtre est un classique, mais elle en vaut la peine. Cependant, il faut être très attentif au texte, très beau, exprimé en vers, mais avec beaucoup de mots ou d’expressions qu’on n’utilise pas souvent. J’ai été surprise par la thématique et je me croyais quand même au XXIe siècle, mais dans une autre culture que la mienne. On assiste au choix qu’un homme a fait de sa future épouse. Il nous explique les critères d’une bonne épouse et ce n’est pas du tout flatteur. Bien sûr, il y a de l’humour et le public en rit, mais le fond reste là. J’ai ri aussi à quelques reprises, mais le traitement de la femme m’a quand même choquée quelques fois.
Mise en scène d’Yves Desgagnés.
L’empereur guerrier de Chine et son armée
Quelle exposition ! Quelle idée géniale il a eu, cet empereur, d’amener avec lui toute sa bande dans sa tombe : ses guerriers, ses esclaves, ses acrobates, ses animaux préférés… tout ce monde qu’il a aimé sur cette terre et qu’il voulait continuer à aimer dans l’au-delà. Peut-être est-ce lui qui avait raison. Aujourd’hui, nous mourons seuls et nous restons seuls confinés dans notre petite urne. Autres temps, autres mœurs.
Madame Louis 14
Inspirée par le parcours exceptionnel et les écrits de la marquise de Maintenon, la comédienne conçoit ce spectacle pour la première fois en 1988. J’avais alors été très impressionnée et je n’ai pas été déçue le moins du monde en assistant encore dernièrement à ce même spectacle. Seule en scène pendant une heure et vingt minutes, elle captive et nous vivons intensément chaque minute de cette rencontre avec la marquise, une des femmes les plus influentes du siècle de Louis XIV.
Texte, mise en scène et interprétation de Lorraine Pintal.
Médée
Il ne faut pas manquer cette pièce présentée au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 26 mars prochain.
Dans une mise en scène de Caroline Binet, cette pièce écrite il y a plus de 2500 ans n’a pas pris une ride. Violette Chauveau y incarne une Médée féroce, pleine de rage, mue par un désir de vengeance qui la conduira à tuer ses enfants. Le décor est sobre et sert admirablement bien le jeu des acteurs. Médée nous communique son angoisse, son déchirement intérieur, son implacable décision de se venger de son mari. Malgré la référence aux dieux antiques, Médée a des accents étonnamment modernes.
Michel & Ti-Jean
Imaginez… À l’automne 1969, Michel Tremblay débarque en Floride pour rencontrer Jack Kerouac avec un but en tête, lui faire lire sa toute dernière création Les Belles-Sœurs. Il est jeune, candide, impressionné. Kerouac, quant à lui, est sur le déclin, alcoolique, en panne d’inspiration, blasé. Les deux hommes se rencontrent, s’affrontent, partagent, se rejettent… C’est une pièce fabuleuse où l’émotion et le talent sont au rendez-vous. Au Centaur Theatre jusqu’au 7 mars, dans la langue de Shakespeare
19 févr 2010
J’ai vu la pièce de théâtre : Michel & Ti-Jean de George Rideout, professeur à l’université Bishop de Lennoxville, présentée en anglais au Centaur, jusqu’au 7 mars.
L’auteur a imaginé une rencontre, en 1969, entre Michel Tremblay (27 ans) et Jack Kerouac (47 ans). C’est une fiction très intéressante qui nous présente un Tremblay au tout début de sa carrière, grand admirateur de Kerouac, et ce dernier, dévasté par l’alcoolisme, peu avant sa mort. Les deux acteurs offrent une belle performance d’un jeune Tremblay, sensible et vulnérable et d’un Kerouac, amer, qui peu à peu s’ouvre à l’autre. Il s’agit d’une rencontre hypothétique offrant un parallèle intéressant entre ces deux écrivains.
Münchhausen – Les machineries de l’imaginaire
J’ai eu l’occasion d’assister à la pièce Münchhausen – Les machineries de l’imaginaire d’après l’univers du baron de Münchhausen ; texte et mise en scène d’Hugo Bélanger, au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 10 février 2011.
Cette pièce nous fait connaître l’univers du baron de Münchhausen, un personnage à l’imagination débordante et aux mensonges impressionnants. La mise en scène nous place dans un théâtre vétuste, au bord de la faillite, au bord de la démolition et allie cette situation au monde imaginaire de Münchhausen. Les décors sont intéressants ; selon ma petite nièce, les costumes « hallucinants », et l’imagination de l’auteur et metteur en scène nous fait voyager sur un boulet de canon, dans la lune, auprès du gardien du temps, etc. Un beau moment de théâtre, parfois drôle et actuel à certains égards. Bref, c’est à voir !
Mur à Mur
L’Espace Création de Loto-Québec présente jusqu’au 9 mai 2010, l’exposition Mur à Mur mettant en vedette des créations de Diane Dufresne dans une mise en scène de Richard Langevin. Il faut voir la série Picassiettes, peintures inspirées de Picasso, de même que l’installation À la lueur des totems.
Dans la vidéo Quick Change présentée dans une loge d’artiste, Diane Dufresne nous confie ses réflexions et change de costumes au cours d’un spectacle.
C’est très coloré, inventif, ludique, plein d’énergie. Et ça vaut le détour.
Paradis perdu
Je suis allée voir Paradis perdu de Dominic Champagne et Jean Lemire, que j’ai adoré !
Après avoir entendu toutes sortes de critiques, je me suis décidée à me faire ma propre idée du spectacle Paradis perdu présenté à la salle Maisonneuve de la Place des Arts les 19-20-26 et 27 février 2010.
Quelle poésie !!!… Pendant une heure et demie, je me suis laissé transporter dans ce magnifique éloge à la terre. Un poète offre au dernier soldat survivant de refaire son paradis perdu. La terre, les fleurs, les arbres, l’eau, les oiseaux, les animaux, les hommes, tout est présent. On a l’impression d’assister au mariage du Petit Prince et de L’homme qui plantait des arbres.
Oh surprise : pas de leçons de culpabilité face à la détérioration de la terre, ce que je craignais (de par la participation de Jean Lemire…), mais plutôt un constat : il y avait un paradis, anéanti par l’homme et ses guerres; il y avait un paradis, encore possible à recréer.
Le texte (Dominic Champagne), la scénographie (Michel Crête), la vidéo (Olivier Goulet), la musique (Daniel Bélanger), et les interprètes : le dernier soldat et jardinier (Rodrigue Proteau), le poète (Pierre Lebeau), la danseuse (Esther Gaudette) et le fils (Goos Meeuwsen), tout m’a séduite ! Le duo « soldat-jardinier » (possiblement présent en chacun de nous) s’émerveille devant les beautés de la nature, mais peut aussi tuer… Qu’arrivera-t-il à ce paradis perdu ? Les photographies d’enfants présentées à la fin laissent entrevoir un avenir optimiste…
Premier amour
J’ai eu la grande chance d’assister à la représentation de la pièce Premier amour de Samuel Beckett, à l’Usine C, interprétée magistralement par Sami Frey. Seul en scène durant près d’une heure trente, l’acteur nous captive par son jeu, tout en douceur et en hésitations, et on ne peut qu’admirer sa mémoire phénoménale. Je verrais et reverrais cette pièce, et on en ressort avec l’envie irrésistible de lire ce très beau texte. L’Usine C a eu l’excellente idée de vendre le livre !
Projet Andromaque
Coup de cœur pour cette pièce présentée à l’Espace Go jusqu’au 12 février.
Du grand théâtre qui nous sort du quotidien pour nous plonger dans la tragédie grecque ! Des comédiens sensationnels : leur jeu est convaincant, leur articulation impeccable (on ne perd pas un mot) ! Une mise en scène étonnante et très efficace ! Enfin, une langue d’une richesse et d’une musicalité extraordinaires ! À voir.
4 fév 2011
Il faut vite aller à l’Espace Go voir la pièce Projet Andromaque qui prendra fin le 12 février.
MAGNIFIQUE ! Le texte est évidemment connu (Racine) mais confié au metteur en scène Serge Denoncourt et joué par des comédiens de grand talent (Anne Dorval, Julie McClemens, Jean-François Casabonne et François-Xavier Dufour pour les rôles principaux) il devient contemporain de même que la tragédie elle-même. À ne pas manquer !
Rouge cabaret : le monde effroyable et beau d’Otto Dix
Le Musée des Beaux-Arts de Montréal offre en primeur nord-américaine une exposition sur le peintre allemand Otto Dix (1891-1969).
Le Musée présente jusqu’au 2 janvier 2011, plus de 200 oeuvres de cet artiste peintre, aquarelliste et graveur. Volontaire pendant la Première Guerre mondiale, il tire de son expérience des eaux-fortes d’une force tragique. Certaines de ses oeuvres réalisées pendant l’entre-deux-guerres seront jugées comme « dégénérées » par les nazis. Plusieurs seront détruites et il perdra son poste de professeur. À nouveau happé par la guerre, il sera prisonnier pendant une partie de la Deuxième Guerre mondiale. À la fin de sa vie, il sera cependant honoré à plusieurs reprises par son pays.
Cette exposition reflète la violence du XXe siècle et identifie les soldats et les femmes comme les premières victimes de cette violence.
Signé Sollogoub. Le design dans sa diversité
Ça vaut la peine d’aller voir cette exposition, une rétrospective (1942-2008) des œuvres de l’artiste.
Nicolas Sollogoub, est un artiste russe installé au Québec depuis les années 50. Il utilise différents médiums dans ses œuvres – dessins, architecture et vitraux. Il a restauré le Château Dufresne et quelques-uns de ses vitraux se trouvent au métro McGill et Place d’Armes.
On peut aussi voir un film de cinq minutes qui nous explique son travail.
Il faut prendre le temps de s’arrêter à sa photographie au début de l’exposition, peu importe l’angle d’où l’on regarde la photo, ses yeux nous regardent.
Exposition présentée au jusqu’au 11 septembre 2011.
Slague, l’histoire d’un mineur
J’ai assisté avec un grand plaisir à la représentation de cette pièce, présentée par Le théâtre du Nouvel Ontario à la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier.
Un mineur, devenu alcoolique, a survécu à accident dans une mine du nord de l’Ontario. Il en est resté handicapé, mais son fils y est mort. Il se remémore les circonstances de l’accident. Mais s’agissait-il vraiment d’un accident ? Et comment continuer à vivre ?
Jean-Marc Dalpé est seul en scène et évolue en chaise roulante, autour d’une table de cuisine faiblement éclairée par une ampoule qui pend du plafond. C’est sobre et extrêmement efficace.
Il ne faut pas s’y précipiter, la tournée 2010 s’est terminée le 30 avril. Pour mieux connaître cette troupe, on peut consulter le site : www.leTNO.ca. Leurs prochaines tournées seront à surveiller.
Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges
J’ai beaucoup apprécié cette pièce de théâtre présentée jusqu’au 7 décembre 2010.
L’oeuvre, inspirée du roman de Michel Tremblay, est adaptée et mise en scène par Serge Denoncourt.
La pièce se passe en juin 1942, dans les jours qui vont culminer avec la procession de la Fête-Dieu et l’animation du reposoir par des élèves de sixième année. Dans une succession de courts tableaux, il est question de la religion, de la sexualité, de la pauvreté, de la beauté, de la rage et de l’émancipation. Le rythme est soutenu. C’est fort, parfois drôle, bien joué. Pour moi qui ai connu cette époque, les propos, les décors, les costumes et les coiffures sont une formidable machine à remonter le temps.
Pour couronner le tout, le Théâtre Denise-Pelletier s’est offert une cure de jouvence. C’est à voir !
Tout ça m’assassine
Malheureusement, cette pièce n’est plus à l’affiche, mais elle pourrait revenir. Et je vous la conseille mais honnêtement, personnes très fédéralistes : s’abstenir. C’est une création très originale du Théâtre Il va sans dire composée par trois auteurs : Patrice Desbiens (poèmes), Pierre Lefebvre (confession d’un cassé) et Dominic Champagne (la déroute) qui a aussi fait la mise en scène.
Le thème de cette pièce : le passage du Canada français au Québec et la réflexion n’est pas très positive, mais très originale et intéressante. Dominic Champagne dit dans une entrevue : « Je suis persuadé de l’importance et de l’urgence de retrouver le sens de la communauté » et Pierre Lefebvre : « On veut des choses pour nous, mais on ne veut plus rien pour nous tous. » On ne va pas là pour rire, mais ce n’est pas du tout dramatique, un peu léger même quelques fois. Cependant, on en sort en se posant des questions importantes sur notre avenir collectif.
Petite devinette pour vous : conjuguez le verbe renaître au passé composé et vous saurez de quel personnage québécois on parle souvent, expression utilisée par un des comédiens à plusieurs reprises.
Toxique ou L’incident dans l’autobus
J’ai assisté à cette pièce de théâtre présentée jusqu’au 26 mars.
Des comédiens fantastiques – dont Élise Guilbault et Guy Nadon -, et une histoire prenante. Une famille banlieusarde est transformée à tout jamais par un incident dans un autobus dont la mère est victime. La peur s’infiltre et nous ramène à nos stéréotypes et préjugés. À voir !
Une maison face au nord
J’ai eu le grand bonheur de voir cette pièce qui est à l’affiche chez Duceppe. D’une écriture tout à fait actuelle, la pièce traite du vieillissement, de nationalisme, de départ des enfants, de l’amitié, de la mort, de l’immigration… de façon très touchante. Pauline Martin apporte à ce personnage dramatique une interprétation extraordinaire qui m’a touchée aux larmes. Elle joue avec Michel Dumont tout aussi excellent dans le personnage de l’entrepreneur en construction qui est d’une grande sensibilité derrière une carapace coriace. Il faut également souligner l’interprétation de Marcelo Arroyo dans le rôle d’Henriquez qui est d’une justesse parfaite dans le contexte. Bref, une pièce coup de cœur à voir et à revoir !
Membre d’Outremont
Une musique inquiétante
Je ne peux que recommander cette pièce dans laquelle jouent Jean Marchand et Émile Proulx-Cloutier au Théâtre du Rideau Vert, dans une mise en scène de Martin Faucher, jusqu’au 27 février (hâtez-vous : c’est demain la dernière représentation en français). Par contre, la pièce sera reprise par les mêmes comédiens en version originale anglaise, Old Wicked Songs, du 7 au 21 mars, au Centre Segal des arts de la scène.
C’est un dialogue, surtout sur le conflit raison/passion, entre deux hommes de générations différentes : un professeur de chant avec un lourd passé, et un jeune pianiste au début de sa vie d’adulte. Ce dialogue s’exprime aussi à travers l’apprentissage forcé de la partie vocale de lieder de Schumann par le jeune pianiste. Un texte inspirant et très bien rendu. Une performance d’acteurs qui sont aussi pianistes.










