Bien qu’on ne fasse pas mention, malheureusement, de Colette dans ce film, il s’agit quand même des années durant lesquelles elle a commencé à écrire (bien que ce soit sous la signature de Willy) et nous pouvons voir dans ce film l’atmosphère extraordinaire qui régnait à cette époque sur le plan culturel.
« C’était l’endroit où il fallait être », résume l’écrivaine Gertrude Stein. « De 1905 à 1930, la capitale française devient le rendez-vous des artistes du monde entier. Peintres, poètes, écrivains et danseurs élisent domicile à Montmartre puis à Montparnasse, quartiers qui ressemblent encore à des villages. Qu’ils soient français (Braque, Apollinaire), qu’ils viennent des États-Unis (Scott Fitzgerald, Hemingway), de la Russie (Chagall, Nijinski), de l’Espagne (Picasso, Miró) ou de l’Italie (Modigliani), ils sont attirés par des loyers modestes et la franche camaraderie qui règne entre artistes. Ils s’inspirent les uns les autres dans une saine émulation. Comment Paris est-il parvenu en l’espace de 25 ans à remettre radicalement en question des traditions séculaires dans tous les domaines artistiques ? Mêlant œuvres, interviews d’historiens de l’art, textes et archives rares, le film nous replonge dans l’atmosphère de ces années fastes où Paris fut le théâtre d’une véritable révolution, celle de l’art moderne. »
Ce film a été présenté dans le cadre du FIFA (Festival international des films sur l’art).
Catégorie : Films/Musique/Télé
Paris the Luminous Years : Toward the Making of the Modern
1981 – Le film
La famille d’un ado, Ricardo Trogi, vient de déménager et Ricardo entre dans une nouvelle école. À coup de vantardises, il veut se faire accepter par des gars de sa classe. Il rêve d’attirer l’amour de la belle et brillante Anne, il voudrait que son père soit instruit et que sa famille soit riche. Mais il se trouve comme l’arroseur arrosé quand il découvre que d’autres aussi ont utilisé la vantardise pour se faire aimer. Sur un fond résolument réaliste, c’est joyeux et divertissant. Une belle soirée de cinéma-maison.
2 fois une femme
Il s’agit d’un film qui pose la question que toute femme se pose lorsqu’elle fait face à la violence conjugale et qu’en plus, il y a un enfant dans l’équation : je pars ou je reste ? Ce film a plusieurs lacunes cinématographiques (un film qui aurait eu intérêt à être fait avec plus de moyens), mais on reste cloué à notre siège. À cause du propos assurément, mais surtout à cause d’Évelyne Rompré qui tient le film à bout de bras, mais avec une sobriété absolue. Et quel plaisir d’entendre et de revoir (même en silhouette) Michelle Rossignol. Enfin, j’espère que ce genre d’aide pour les femmes qui affrontent ce drame existe vraiment. Sinon, il faut le créer. Je lui ai donné 7/10.
Avec Évelyne Rompré, Étienne Laforge, Marc Béland, David Boutin, Michelle Rossignol, Catherine De Léan et Marie Brassard.
8 fois debout
« Elsa vit de petits boulots et essaie de décrocher un véritable emploi, afin de pouvoir assumer la garde de son fils. Mathieu; son voisin de palier, enchaîne, lui aussi, les entretiens d’embauche avec un art consommé du ratage. Bien qu’étant dans une situation de plus en plus précaire, tous deux cherchent à rebondir dans un monde qui ne semble pas fait pour eux. « Sept fois à terre, huit fois debout ? »
Un bon petit film qui nous fait réfléchir tout doucement, qui nous fait apprécier des acteurs sobres mais significatifs (Julie Gayet et Denis Podalydès). Juste ça, mais tout ça. On sort du cinéma et on se dit qu’on n’a pas raté sa journée. C’est quand même pas mal, non ? (7/10)
À l’ombre de Shawshank
Au réseau TVA, (ce n’est pas la meilleure place à cause des pubs), on nous proposait ce film qui est inspiré de la nouvelle Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank de Stephen King. Je n’ai pas pu résister à revoir ce film pour la dixième fois peut-être. Rita Hayworth, Marilyn Monroe, Raquel Welch : des affiches qui aident le prisonnier à rêver, à ne pas compter le temps qui passe, l’espoir à l’état pur. Surtout pour ce qu’il y a derrière.
À l’origine
À vrai dire, c’est François Cluzet qui m’a d’abord attirée. Ce comédien joue toujours des rôles complexes avec une telle justesse qu’on se laisse prendre et émouvoir par les histoires qu’il porte. Cette fois, on le retrouve dans la peau d’un escroc qui fait le tour de la France pour voler des outils spécialisés qu’il loue soi-disant pour le compte de différents entrepreneurs en construction. Il les refile ensuite à un receleur et empoche la somme remise. Jusqu’à ce qu’il se retrouve dans un village où la construction d’une autoroute a été laissée en plan. Et à partir de là, l’on assiste à la transformation de cet homme qui se laisse conquérir par les villageois… et qui s’empêtre dans ses mensonges avec toute l’angoisse et l’espoir d’une vie meilleure que cela suscite. Encore chapeau à François Cluzet ! À mon avis, le visionnement de ce film vaut le déplacement. Malgré les plus de deux heures que dure le film, on ne voit pas le temps passer…
Film avec, entre autres, François Cluzet, Emmanuelle Devos, Gérard Depardieu.
Amreeka
Un film comme je les aime. Drame, humour, illustration des difficultés des Palestiniens en particulier et des immigrants en général de se refaire une vie à l’étranger… le tout dosé de manière subtile. Seul bémol : la caméra est trop souvent en plan rapproché comme si le réalisateur avait peur qu’on ne voit pas assez bien les poils des sourcils des acteurs. Si vous avez aimé « La graine et le mulet » ou « The Band’s Visit », vous allez vous régaler avec « Amreeka ». (8/10)
Apocalypse
La série de TV5, « Apocalypse », qui raconte la Seconde Guerre mondiale à travers le regard de ceux qui l’ont vécue (soldats sur les champs de bataille ou civils en fuite ainsi que les chefs impliqués) sera rediffusée du 28 au 30 décembre à 21 heures. Ne manquez pas ce documentaire exceptionnel constitué exclusivement d’images d’archives. Bouleversant.
Réalisation : Isabelle Clarke
« Le Complot contre l’Amérique/The Plot Against America » roman d’uchronie de Philip Roth (Gallimard, 2004, 2006) et « Suite française » d’Irène Némirovsky (Denoël, 2004, Prix Renaudot 2004) contribuent comme « Apocalypse » au devoir de mémoire et de réflexions à transmettre à nos enfants.
Bancs publics (Versailles rive droite)
J’ai eu la chance de gagner une paire de billets pour aller voir ce film qui sort sur nos écrans aujourd’hui même. En plus d’aimer les films du réalisateur, quand j’ai vu la panoplie de comédien(ne)s – Denis Podalydès, Hippolyte Girardot, Josiane Balasko, Olivier Gourmet, Pierre Arditi, Catherine Deneuve, Michel Aumont, Claude Rich, Nicole Garcia, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni, Julie Depardieu, Thierry Lhermitte et j’en passe -, je me suis dit : succès assuré. Erreur ! Quelle déception…
Au début du film on rit avec plaisir. Il y a quelques belles trouvailles. Puis, l’action s’étire (presque deux heures). Sincèrement : enlevons les noms célèbres de certains comédiens, et il n’y aurait pas grand monde attiré par cette histoire. Cette comédie sera aussi vite oubliée que consommée. Dommage !
Bazar
Dans le cadre du Festival Cinémania, je suis allée voir ce film qui met en vedette Bernadette Lafont en sexagénaire non-conformiste, passionnée et aux idées larges, qui fait la rencontre d’un Portugais de 25 ans avec qui elle a une aventure sans lendemain. Ce n’est pas tout à fait l’avis de sa fille qui trouve cette histoire d’amour intergénérationnelle improbable à ses yeux. Un personnage enthousiaste, plein de chaleur et de vitalité.
Bienvenue chez les Ch’tis
Film avec, entre autres, Kad Merad, Dany Boon, Line Renaud et Michel Galabru.
L’histoire est très simple mais bien pensée. Elle s’appuie sur les difficultés rencontrées dans un couple, sur les préjugés que des gens entretiennent par rapport à d’autres, sur les problèmes au travail, mais aussi sur la capacité d’accueil et de joie de vivre des uns et la résilience des autres. C’est là une belle leçon d’humanité. Le film nous montre comment ne pas se prendre trop au sérieux et entretenir une bonne dose de rire peuvent constituer un remède à bien des maux.
À voir et à revoir pour la santé de tous et spécialement par les personnes dépressives et par celles portées à juger rapidement les autres.
Un film rafraichissant ! L’humour nous fait penser à notre Grande Séduction, film de Jean-François Pouliot (2003).
Café de flore
L’histoire d’une coiffeuse parisienne qui élève seule son fils trisomique en 1969 est étrangement liée à celle d’un célèbre DJ montréalais en 2010, qui a quitté son amie d’adolescence, et mère de ses deux filles, pour vivre un grand amour. »
Film métaphysique qui m’a laissée songeuse. Histoire tordue. Kevin Parent crève l’écran.
Carmen
Un grand coup de coeur pour la diffusion en direct des matinées du Metropolitan de New York. Spécialement l’opéra Carmen marquant les débuts de Yannick Nézet-Séguin qui a dirigé avec brio orchestre, chœur et chanteurs. Spectaculaire mise en scène, costumes, décors, etc.
Il y aura reprise de Carmen le 13 mars prochain. Pour la liste des cinémas participants et pour se procurer des billets, visiter cineplex.com/evenement.
Carnage
Quel plaisir que de savourer ce huis clos réalisé par un génie du cinéma et interprété par des acteurs de très haut calibre. J’en aurais facilement pris une heure de plus. Les dialogues sont cinglants et plus effilés que tous les couteaux imaginables. Et que dire des gestes et des attitudes des acteurs, ceux de Jodie Foster, en particulier. Et cette façon qu’a Polanski de déplacer continuellement le conflit d’une idée à l’autre, d’un personnage à l’autre, toutes ces alliances nouées et rompues ; de la magie blanche ! Un délice ! Un conseil : à voir en anglais avec sous-titres français. J’oubliais : au générique, il est fait mention de quatre acteurs principaux ; mais il y en a un cinquième très important : le téléphone cellulaire ! 9/10
Avec : Kate Winslet, Jodie Foster, Christoph Waltz et John C. Reilly.
Ce qu’il faut pour vivre
L’histoire montre combien la rencontre de cultures et de civilisations différentes n’est pas toujours simple, que la barrière des langues peut être amenuisée par la délicatesse des sentiments et l’attention aux personnes.
Il faut vraiment féliciter Benoît Pilon et Bernard Émond qui ont su raconter cette histoire avec beaucoup de justesse et également diriger des comédiens, notamment Natar Ungalaaq et Paul-André Brasseur, dans des rôles pas toujours faciles.
Une belle leçon d’humanité et d’amitié entre un adulte et un jeune.
Un film à voir !
Chansons pour les mois d’hiver
« Ces chansons viennent accompagner les mois d’hiver. Que ce soit celui du dehors, majestueux comme nos joies d’enfant, qui célèbre notre nature et nous rend si résistants; ou celui du dedans, roulé en boule à l’intérieur de nous, comme une saison que le cœur traverse.
Ces chansons, je les aime toutes, chacune à leur manière, depuis toujours et pour toujours… Elles ressemblent un peu à des berceuses pour les grandes personnes, car elles aussi ont besoin de présence, de bienveillance, de rêve et de réconfort.
Je viens vous les chanter comme on dépose un châle sur des épaules lorsqu’elles ont froid, qu’elles sont lasses ou fatiguées. J’espère qu’elles sauront vous réchauffer », Isabelle.
Isabelle a tout dit… elle nous envoûte et on se laisse aisément bercer. Bonne écoute!
Coco Chanel & Igor Stravinsky
Un coup de cœur cinématographique lors du Festival Cinemania, « Coco Chanel & Igor Stravinsky » avec Anna Mouglalis, Mads Mikkelsen, Elena Morozova.
Deux monstres sacrés ont une liaison tumultueuse et des idées révolutionnaires : celles d’une designer qui souhaite transformer la mode féminine et d’un compositeur qui veut redéfinir la musique. La trame sonore imprégnée de Stravinsky est enlevante.
Copacabana
Ce film met en scène, entre autres, Isabelle Huppert, Lolita Chammah (la fille d’Isabelle Huppert dans le film et dans la vie) et… Jurgen Delnaet que j’avais beaucoup aimé dans Moscow, Belgium.
Résumé : « Une mère souhaite regagner l’estime de sa fille, qui a honte de son absence d’ambition. Insouciante et joviale, Babou (la mère) ne s’est jamais inquiétée de réussite sociale. Elle décide pourtant de changer quand elle découvre que sa fille a trop honte d’elle pour l’inviter à son mariage. Piquée au vif dans son amour maternel, Babou se résout à vendre des appartements en multipropriété à Ostende, en plein hiver. »
Bien que le film soit inégal, c’est en fin de compte un bon moment de cinéma, surtout à regarder jouer Isabelle Huppert qui semble ne faire aucun effort pour être crédible dans ce rôle qui ne lui est pas familier. Quel métier ! Cote : 7/10.
Copie conforme
Le vrai et le faux. La réalité et la fiction. Sujet très intrigant et très bien traité ici avec une Binoche toujours à la hauteur. Mais il faut être patient, attentif (surtout ne vous laissez pas distraire par votre pop corn), car c’est un film déroutant, cérébral et, bien sûr, il faut accepter de jouer le jeu avec les personnages et avec l’auteur. Une fois ces conditions réunies, laissez-vous aller comme dans un rêve.
Avec, entre autres, Juliette Binoche et William Shimell.
Curling
Oui, ce film de 95 minutes est magnifique. Pour la poésie de tout le langage cinématographique.
Pour la beauté des images, notamment des paysages d’hiver qui traduisent la solitude du père, Jean-François, et de sa fille, Julyvonne.
Pour l’interprétation juste et toute en nuances d’Emmanuel Bilodeau et de sa propre fille, Philomène.
Pour le scénario qui, lentement et sans déroger de son propos, fait découvrir le refus par le père de toutes institutions sociales, de l’école aux services de santé et policiers, l’acceptation tacite de ce refus par sa fille (sauf sa demande insistante de voir sa mère à la prison) et finalement par tous les villageois. En dépit de leur proximité dans la vie quotidienne, père et fille vivent une incapacité à communiquer réciproquement leurs émotions, même lors des événements les plus bouleversants de leur vie personnelle. Les silences et les regards parlent. Les dernières images du film laissent soupçonner que père et fille parviendront à une communication plus intime. En dépit de tant de retenue, ce film dégage beaucoup d’émotions et est difficilement oubliable.
3 déc 2010
Un père élève sa fille seule. Il la protège d’une manière excessive. De temps en temps, Julyvonne visite sa mère en prison. Un événement viendra bouleverser la vie de ces deux êtres. Un film pour cinéphile. Emmanuel Bilodeau et sa fille Philomène crèvent l’écran. On trouve, dans ce film, une sensibilité de Denis Côté, une très grande place à la beauté et à la poésie. À voir !
Dans ses yeux
J’ai beaucoup aimé ce film argentin qui a gagné un Oscar. Pour l’histoire, pour l’atmosphère et les coutumes de ce pays que j’ai déjà visité et surtout pour les dialogues.
Par exemple, cet échange peu banal entre un « chanteur de pommes » et sa collègue qui entre habillée d’un costume noir, plutôt chic :
Lui : « Est-ce qu’il y a un Saint qui est mort aujourd’hui ? »
Elle, en se méfiant un peu : « Pourquoi donc ? »
Lui : « Parce que je vois un ange qui est en deuil. »
Attention, pourtant, âmes trop sensibles : il s’agit d’une histoire de meurtre.
Titre original : El Secreto de Sus Ojos
Démineurs
J’ai visionné en DVD, le film oscarisé de Kathryn Bigelow, Démineurs (États-Unis, 2009), version française de The Hurt Locker.
Pendant la guerre en Irak, des soldats américains n’ont plus que quelques semaines à passer à Bagdad avant d’être relevés, quand leur démineur saute sur une bombe. Il est remplacé par le sergent William James, un fou des explosifs, virtuose du déminage. Certaines séquences coupent littéralement le souffle et donnent une idée du stress que peuvent vivre les soldats quand ils ne peuvent savoir si les gens devant eux sont des amis ou des ennemis.
Ce film ne se contente pas d’étourdir les cinéphiles avec des effets spéciaux et une chorégraphie de soldats en armes. Il fait réfléchir et illustre parfaitement la phrase liminaire qui ouvre le film : « la guerre est une drogue… »
Départs
Tout à fait d’accord avec le membre de Pointe-Claire : ce film est d’une beauté qui fait en effet voir les rituels mortuaires… d’une façon bien différente de ce que l’on connaît ici. Mais tout, tout a une raison d’être dans ce film.
10 juin 2011
Lorsqu’un violoncelliste (Daigo Kobayashi) doit déménager avec sa femme à la campagne suite à l’éclatement de l’orchestre dans lequel il jouait à Tokyo, il répond à une annonce pour un emploi « d’aide aux départs » et s’imagine avoir affaire à une agence de voyages… il s’aperçoit qu’il s’agit en fait d’une entreprise de pompes funèbres. Je m’attendais à un rythme lent, peu de dialogue, des images quelque peu fades et une musique doucerette… j’ai eu droit à 131 minutes de pur enchantement et j’ai vécu des émotions comme jamais au cinéma ! Ce film est un « must-see », car il ébranle tous nos sens par sa douceur, sa dignité et son charme. Je me suis réconciliée, pendant près de deux heures, avec les rituels mortuaires…
7 janvier 2011
À la dissolution de l’orchestre dans lequel il jouait, un violoncelliste trouve un nouvel emploi, mais il hésite à révéler la nature de ce travail à ses proches… Très touchant et drôle par moments.
3 dcembre 2010
Le film décrit des rites funéraires du Japon : respect, douceur, tendresse, beauté, lenteur… en présence des familles endeuillées dont les réactions nous font deviner leur type de relation avec le défunt et avec la mort.
L’histoire du jeune violoncelliste qui se retrouve embaumeur à la suite d’un malentendu est touchante et nous tient en haleine jusqu’à la fin. Il y a de la tristesse, mais aussi des rires et des sourires et aussi de magnifiques pièces de violoncelle.
Les comédiens et comédiennes, particulièrement le jeune couple, sont lumineux. Leur jeu est intense, tout en retenue.
Peu de paroles, mais des images inoubliables et des symboles qui disent tout.
On peut craindre d’être troublé par le sujet, mais au contraire, on ressort de la projection apaisé.
Les mots de Félix Leclerc résument bien ce film : « C’est beau, la mort, y a plein de vie dedans. »
Un des plus beaux films que j’aie vus.
Titre original : Departures
Des Hommes et des Dieux
Je suis aussi allée voir ce film dont a parlé l’abonnée de Guèvremont et qui a eu un énorme succès en France, malgré, ce qui, à première vue, pourrait paraître un sujet peu commercial. J’avoue avoir été un peu déçue – sans doute en attendais-je trop – car j’ai trouvé le film très lent, avec des gros plans trop appuyés. Je suis d’une génération très marquée par la guerre d’Algérie, aussi le sujet m’était proche, mais…
18 mars 2011
Un film à partir d’un fait vécu en Algérie, en 1996.
Malgré les attentats meurtriers perpétrés dans la région par le Groupe islamiste armé et les mises en garde des autorités qui les exhortent à partir, les moines cisterciens de Tibhirine décident, par solidarité avec les habitants, de rester.
Un film qui véhicule Foi, Espérance, Compassion, Engagement. À voir !
Dialogue avec mon jardinier
Le hasard réunit un peintre parisien, blasé et désabusé, et un ami d’enfance, un cheminot retraité dont la passion est le jardinage.
Entre les deux hommes, deux vies, deux cultures, deux mondes si différents mais la même complicité. Est ce l’amour de la contemplation et l’humour qui les réunit ? Qui sera le maître et l’élève ?
Film touchant sur l’amitié masculine sans oublier le joli pied-de-nez au snobisme de certains du milieu artistique. Comment résister à la conversation entre « Du Pinceau » et « Du Con » lors d’un vernissage ?
Très beau film empreint de tendresse et de compassion qu’on ne peut oublier…
Avec Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin.
Edgar et ses fantômes
Excellent spectacle ; je l’ai beaucoup apprécié. C’est un amateur de musique (Edgar Fruitier) qui reçoit chez lui, sans l’avoir demandé, un petit orchestre et des compositeurs disparus : Mozart, Beethoven, Bach et Satie. Dans ce spectacle à la fois théâtral mais aussi musical, l’orchestre était étonnamment excellent, son chef, d’une grande virtuosité au piano (de l’avis d’une profane, bien sûr). La musique, même si elle était souvent très connue, réussissait à nous émouvoir. Les compositeurs s’admirent mais se critiquent aussi ; c’est drôle. Un spectacle qui peut plaire autant aux connaisseurs qu’aux autres et qui nous en apprend un peu plus sur le monde musical.
Petite remarque négative cependant : les billets sont assez chers et on ne nous distribue pas de programme. Donc, si on ne l’achète pas (10 dollars), on ne connaît pas le nom des auteurs comédiens et musiciens…
24 septembre 2010
Il faut aller voir ce spectacle à l’affiche du Monument-National de Montréal jusqu’au 25 septembre 2010 – repris à Québec en janvier 2011.
Dans ce spectacle, Edgar Fruitier fait partager ses deux passions, le théâtre et la musique, dans un texte de Normand Chaurette et une mise en scène de Normand Chouinard. Accompagné sur scène par un orchestre de 25 musiciens, Edgar convoque dans son salon les fantômes de Bach, Mozart, Beethoven et Satie.
Les « fantômes » sont bien campés, la mise en scène est ingénieuse, la musique, omniprésente. Une belle soirée.
Elegy
Film d’amour tout en douceur, aux tons monochromes, soutenu par entre autres, la musique de Satie dans toute sa sensualité.
On a l’impression parfois d’être dans l’univers de Lelouch d’Un homme et une femme.
Histoire classique de l’homme mûr qui a cultivé l’indépendance toute sa vie en allant d’une femme à l’autre et qui s’éprend d’une de ses étudiantes. Ils deviendront amants passionnés et d’une grande tendresse. Elle sera sa muse, son inspiration et son admiratrice et il la séduira par son charme, son érudition et son assurance.
Ceci pourrait-être du déjà vu, mais nous assistons plutôt au désarroi de l’être humain devant la fatalité et le drame.
Comment celui-ci devient affolé à l’idée de perdre ce qui lui glisse entre les doigts.
Cet homme réalise l’importance de l’autre, sa présence, son aura et nous pouvons constater comment la crainte de perdre sa liberté et de se perdre dans l’autre peuvent paralyser certains.
Dans une ambiance très intimiste, nous découvrons une fois de plus l’essentiel que sont l’amour et la vie. Tout comme son titre, Elegy est un poème lyrique dont le ton est plus souvent tendre et triste.
Une très belle histoire d’amour qu’on n’oublie pas et jouée par deux merveilleux et grands acteurs.
À voir absolument !
Avec Penélope Cruz et Ben Kingsley, d’après un roman de Phillip Roth.
Entre les murs
D’après le roman de François Bégaudeau.
L’histoire aurait pu être banale puisqu’il s’agit de la relation d’un professeur de lycée avec ses élèves. Ce qui donne du tonus à l’histoire, c’est qu’elle se passe dans un lycée multiethnique de la banlieue parisienne : on y retrouve des blancs, des noirs, des asiatiques. François (François Bégaudeau) est professeur de français et il aimerait bien communiquer cette passion à ses élèves adolescents, ce qui, à vrai dire, n’est pas évident.
Ce film, peu banal, a mérité la Palme d’or au Festival de Cannes. On comprend que le jury ait été touché par cette histoire. Il nous décrit la vie d’une école secondaire, une sorte de polyvalente d’ici, avec tous ses problèmes de communication entre élèves et professeurs, d’intégration aussi des nouveaux venus, de mixage des races et des couleurs. Il peint un tableau qui nous tient attentifs du début à la fin et qui nous plonge dans l’admiration de ce professeur qui affronte régulièrement des ados pas toujours faciles. Voilà ! Une belle leçon d’humanité et de pédagogie.
28 août 2009
Ce roman cherche à rendre compte au plus près du réel de la vie d’une classe du collège Mozart (19e arrondissement à Paris). Un jeune professeur de lettres fait des efforts pour enseigner à des élèves d’origines multiples un français finalement assez différent du leur.
Il se dégage une énergie très positive entre le prof et ses élèves. C’est là une confrontation, voire un affrontement, à la voix, au corps, à l’intelligence d’une jeunesse vive et métissée. La littérature cherche ici à transcrire l’oralité et célèbre une langue vivante en un récital de répliques.
C’est le 3e roman de l’auteur, l70 000 exemplaires de vendus. Il constitue une excellente matière de scénario du film de Laurent Cantet qui a obtenu la Palme d’or du Festival de Cannes 2008. À lire !
Étreintes brisées
Étreintes brisées film de Pedro Almodóvar (Espagne, 2009) avec, entre autres, Penélope Cruz.
Ce n’est pas Volver (2005) : on ne peut pas taper dans le mille à tous les coups. Mais c’est du très bon Almodovar. Jeux d’acteurs (en passant, la Cruz, ce n’est pas demain la veille qu’elle sera laide !), mise en scène (il nous propose des jeux inédits), couleurs (le rose et l’orange ne vont pas ensemble… alors pourquoi avec ce réalisateur, ça marche ?), scénario (un film dans le film, dans le film)… en somme que du plaisir, que des plaisirs à savourer doucement, bien calé dans votre fauteuil (de préférence au Parallèle qui présente ce film en vostf). Cote: 8/10.
Titre original : Los Abrazos rotos
Festival CINÉMANIA
Pour les fans de films français, ce festival est un incontournable. Jusqu’au 14 novembre. Ne vous en privez pas !
C’est un festival de films francophones pour faire connaître ce cinéma aux anglophones de Montréal. Trente films sont programmés et ne sortiront pas forcément en salle. D’après mon expérience, il est rare de tomber sur un mauvais film.
Vous pouvez voir la programmation et les bandes annonces sur www.cinemaniafilmfestival.com
French Kiss
Ce film est divertissant, agréable, il fait sourire et même rire. Quelques grivoiseries sans dépasser les bornes. Un début qui m’a fait penser au style d’Amélie Poulin, mais là s’arrête la comparaison. Un film comme je les aime. Sans prétention, avec un duo d’acteurs rafraîchissant. Une petite comédie romantique québécoise qui n’a rien à envier à celles du cinéma international. Bravo !
Avec Claude Legault et Céline Bonnier.
Frisson des collines
Film léger, sans prétention, estival, mais intéressant, avec Antoine Olivier Pilon, Guillaume Lemay-Thivierge, Antoine Bertrand, Évelyne Brochu, Anick Lemay et Patrice Robitaille.
Souvenirs de la fin des années ’60 : Woodstock et aussi la musique québécoise ! Plusieurs reconnaîtront les paroles des chansons, les décors, les costumes, l’ambiance… tout y est !
Gainsbourg : Vie héroïque
Avec, entre autres, Éric Elmosnino, Lucy Gordon et Laetitita Casta.
Résumé : La vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu’au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier. Le film explore son itinéraire artistique, du jeune homme épris de peinture à la consécration de sa musique dont l’avant-gardisme a fait une véritable icône de la culture française. Mais aussi la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses.
Un film très intéressant à plus d’un point de vue et très riche en ce sens qu’il utilise une approche et des techniques assez originales sans pour autant nous désarçonner gratuitement. Tout en respectant la chronologie de la vie de Gainsbourg, ce film n’est aucunement linéaire. Et il faut savoir que Gainsbourg a vécu à une époque assez flyée merci, celle de Boris Vian. À ce propos, les acteurs ressemblent beaucoup aux personnages qu’ils interprètent que ce soit Gréco, Vian, Bardot, les Frères Jacques, Birkin. Un excellent moment de cinéma. Je lui accorde 7.5 sur 10.
Gran Torino
Clint Eastwood a un peu vieilli, mais il est excellent dans ce film. La première partie du film est culte pour ses dialogues et pour la présentation jubilatoire du personnage de Walt, solitaire, asocial, mais avec une histoire : son passé de la guerre de Corée. La deuxième partie du film est tout aussi géniale, mais diffère dans le sens que le personnage va commencer à apprécier ceux qu’il insultait gratuitement et se retrouver en eux. Une fin touchante où Clint n’hésite pas à se moquer de lui-même. C’est là que ce monsieur fait fort, c’est qu’il se caricature de lui-même en usant d’autodérision. Ce film est une bonne tranche de rigolade et d’émotion.
C’est du grand Eastwood.
Helmut Lipsky
J’ai assisté au concert de l’ensemble Mélosphère à la maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce.
Helmut Lipsky, un violoniste accompli, formé par de grands maîtres,
l’accordéoniste Tobias Morgenstern, arrangeur, compositeur, Stefan Kling, un des pianistes les plus courus de la scène internationale et Jean-François Martel, contrebassiste, ex- membre de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières qui joue à travers le monde.
« Mélosphère, c’est l’univers des langages musicaux sans frontières. C’est l’espace où le jazz, le classique, le tango, les musiques latines et tzigane se mêlent. » Tellement bon et passionnant à écouter, que de talents ! J’avais l’impression qu’ils jouaient dans mon salon… et c’est gratuit. Allez à vos maisons de la culture et profitez-en…
Hiroshima mon amour
Ce livre représente le scénario (description du décor, de l’atmosphère; suggestions de répliques et de la gestuelle des personnages, etc.) et le dialogue écrits par Marguerite Duras du film d’Alain Resnais « Hiroshima mon amour » (réalisateur : Alain Resnais). L’histoire met en scène une brève aventure amoureuse entre une actrice française et un architecte japonais, tous deux très séduisants. Lui, a une femme qu’il aime et deux enfants; elle, un mari qu’elle dit aimé. Ces deux personnages vivent leur rencontre avec sincérité et fougue. Le scénario est original et m’a donné le goût de voir le film.
Membre d’Outremont
Home
Ce long-métrage va traiter de notre magnifique planète Terre dont les êtres humains ont brisé l’équilibre de façon presque irrémédiable en seulement 50 ans… Selon les scientifiques, il ne resterait qu’à peine 10 ans à l’humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée, des magnifiques richesses de la terre et changer notre mode de consommation.
Allez voir les extraits sur You Tube….
Ce film intitulé « HOME » sera diffusé dans 50 pays en même temps : sur Internet (gratuit), au cinéma (prix réduit), DVD (prix réduit).
Il est possible d’aller en visionner des extraits sur le site suivant :
Luc Besson collabore avec Yann Arthus Bertrand, celui-là même qui crée les « Vues du ciel ». Voici son site.
http://www.yannarthusbertrand.org/v2/yab_us.htm
Il y a longtemps que je t’aime
Un film rempli de beauté et de finesse. Une histoire fraternelle, nous apprendrons à connaître cette femme et les faits qui l’ont condamnée à quinze années de prison. Sa soeur et toute la famille accueillent cette revenante avec beaucoup de respect, de maturité et d’amour. Le rythme du film est magnifique, les deux sœurs sont splendides ; on sent un profond lien qui unit ces deux femmes. On trouve là le silence et de beaux sentiments. Du Claudel, quoi… Bon visionnement !
Incendies
J’ai (enfin…) vu le film de Denis Villeneuve, d’après la pièce de Wajdi Mouawad… Wow ! Un chef d’œuvre ! L’histoire est prenante, bouleversante ! Villeneuve a vraiment réussi un tour de force en présentant ce scénario sans parti pris ! La jeune comédienne mérite un prix d’interprétation.
29 octobre 2010
« Je veux enseigner à l’ennemi ce que la vie m’a appris. » Cette phrase prononcée par la mère lorsqu’elle arrive au Sud m’a secoué. Je ne peux rien dire de plus sans révéler la finale. Sinon que c’est une histoire intense qui se révèle petit à petit avec des acteurs et une direction d’acteurs magnifiques et des images fortes. Quelques longueurs… oui, mais ça nous permet de reprendre souffle et de nous désembrouiller les yeux.
Avec, entre autres, Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulin et Maxim Gaudette.
22 oct 2010
Je suis encore sous le choc, plusieurs heures après avoir visionné ce film, d’après une oeuvre de Wajdi Mouawad.
La secrétaire d’un notaire a choisi ce dernier comme liquidateur de sa succession. Le notaire remet aux jumeaux de la défunte, d’origine arabe, des enveloppes destinées à être remises à leur père et à leur frère. Les jumeaux pensent pourtant que leur père est mort et ignorent l’existence d’un frère. La jumelle part à la recherche de son frère et de son père, dans un pays qui pourrait être le Liban et qui porte encore les cicatrices de la guerre. Le jumeau, quant à lui, souhaite que sa mère soit inhumée et qu’on en finisse. Le notaire va s’impliquer dans la quête des jumeaux, qui vont découvrir la vie secrète de leur mère.
Il faut être très attentif aux détails dès le début, car certains indices n’apparaissent à l’écran que quelques secondes. De plus, il n’est pas facile de s’y reconnaître entre les miliciens des différentes factions. La tension dramatique est soutenue et la conclusion sera comme un coup de tonnerre pour tous les protagonistes. C’est vraiment un grand film qui, par certains aspects, rappelle le fatum des tragédies grecques. C’est à voir !
J’appuie les commentaires du 15 octobre sur ce film, l’un des meilleurs films que j’ai vus cette année. Au scénario captivant s’ajoutent des images percutantes et que dire du jeu extraordinaire des comédiens !
Membre Outremont
Coup de cœur également pour le récent film de Denis Villeneuve.
Un chef-d’œuvre où l’intrigue est bien amenée, bref, une histoire bien ficelée.
Membre Ste-Dorothée
15 oct 2010
C’est bientôt novembre, le mois des morts, de la noirceur, du froid et de la déprime.
Hâtez-vous d’aller voir ce film tout à fait extraordinaire, d’après la pièce de théâtre de Wajdi Mouawad. Non pas que le sujet vous réjouira, mais le visionnement d’une telle oeuvre ranimera votre foi et votre admiration pour nos créateurs et interprètes d’ici.
Deux jumeaux apprennent du testament de leur mère qu’ils ont un père vivant et un frère. La défunte demande à ses jumeaux de les retrouver et de remettre à chacun une lettre confiée au notaire qui a reçu ses dernières volontés.
Le fils résiste aux instructions de sa mère, sa soeur part seule au Moyen-Orient, terre d’origine de sa mère.
Chaque indice du passé de leur mère provoque chez sa fille puis chez son fils, un trouble intérieur qui les bouleverse et nous bouleverse.
Le jeu des comédiens est authentique, celui des caméras inoubliable, tout comme la musique et l’effet saisissant des retours en arrière dans le vécu tragique de la mère. Villeneuve, inspiré par Mouawad, raconte comment se vivent, à l’échelle d’une famille, les atrocités qu’engendrent les conventions sociales, les hostilités politiques et religieuses qui affligent particulièrement le Moyen-Orient.
Un grand, un très grand film.
Si vous avez aimé BABEL, vous succomberez à INCENDIES.
Je l’aimais
C’est rare que l’on fasse un très bon film à partir d’un excellent livre. Encore une fois, ce film en est la preuve. Ce n’est pas mauvais, mais je m’attendais à mieux avec Croze et surtout avec Auteuil. Il y a trop de sirop dans leur salade, on n’y croit pas. Par contre, chapeau à Florence Loiret Caille, celle qui joue le rôle de Chloé, la belle-fille. Elle est à la hauteur du personnage.
30 oct 2009
Afin de consoler Chloé, sa bru, que son mari vient de quitter, Pierre l’amène avec ses deux enfants au chalet familial. Il lui raconte une ancienne liaison.
Pierre veut prouver à Chloé qu’il est préférable de s’abandonner à la passion plutôt que de vivre une union sans amour.
J’ai préféré le livre (d’après le roman d’Anna Gavalda) où il y avait place à mon imagination… Je crois bien que Pierre ne s’aime pas…
La liaison de Pierre se déroule de l’Europe à l’Asie en passant par le Moyen-Orient, cela offre à l’ensemble une mise en scène fluide, un vernis d’exotisme intéressant, élégant et discret. La lumineuse Marie-Croze et Daniel Auteuil se révèlent excellents.
Julie & Julia
Que dire de Julie & Julia, film de Nora Ephron (disponible en DVD), que c’est avant tout mon film fétiche ou plutôt « sucre à la crème » de l’année.
Ce film met en scène, entre autres, Meryl Streep (Julia Child), Amy Adams (Julie Powell) et Stanley Tucci (Paul Child).
En ces temps où parfois règnent le cynisme et le désabusement surtout vis-à-vis la vie des couples qui se font et se défont à une vitesse folle… Ce film est non seulement un hommage à une légende de la fine cuisine, mais à l’amour ! Il nous fait découvrir la vraie raison pour laquelle nous sortons nos casseroles pour ceux qui nous sont chers… Rafraîchissant, drôle, charmant et sensuel, un film qui, avant tout, fait du bien… tout simplement. Mais surtout j’ajouterais qu’il est une ode à la sexualité. Ce film nous démontre que le sexe est comme la bonne cuisine, on doit lui mettre du temps, il doit être fait avec art, avec amour et seulement de là, obtient-on de délicieux résultats…
Bon appétit !
Juno
Très bon film qui est passé à Télé-Québec dernièrement.
L’histoire d’une jeune fille de 16 ans qui tombe enceinte et cherche des parents adoptifs pour son enfant. Pas de drame, mais une jeune fille résolue et qui sait ce qu’elle veut. Bien sûr, dans la vie, tout ne se dénoue pas aussi simplement que dans ce film… À louer à la bibliothèque ou ailleurs.
L’Affaire Rachel Singer
D’abord, Helen Mirren, extraordinaire comme toujours. Puis il y a les acteurs autour qui la soutiennent de façon magistrale. Et bien sûr, quelle histoire, quel thriller ! Seuls bémols : le titre français ne vaut pas cher (The Dept est beaucoup plus significatif) et la couleur de cheveux de Mirren est exécrable. Mais ce sont des peccadilles.
Avec, entre autres, Helen Mirren, Sam Worthington, Tom Wilkinson, Jessica Chastain.
L’enfant prodige
J’ai beaucoup apprécié ce film, une excellente biographie du pianiste André Mathieu.
Un casting extraordinaire dont spécialement le rôle principal attribué à Patrick Drolet, d’une intériorité remarquable. Bravo à Alain Lefèvre qui interprète les musiques dans le film et fait revivre toute l’oeuvre de Mathieu dans la vie de tous les jours.
Une excellente biographie à lire de Georges Nicholson : André Mathieu : biographie (Éditions Québec Amérique, 2010). J’ai aussi lu dans le passé Le portrait d’André Mathieu, d’Hélène de Billy (Éditions La Presse, 2007).
À venir le film Le concert, de Radu Mihaileanu (France, 2009), un autre coup de coeur que j’ai vu au Festival Cinemania l’automne dernier.
L’heure d’été
J’ai été très touchée, cette semaine, par ce film avec Juliette Binoche, Charles Berling et Jérémie Renier.
Ce film porte sur les émotions déclenchées lorsque la « vieille France » s’intègre dans la société contemporaine. Les intérêts des trois héritiers d’une maison de famille et d’une précieuse collection d’oeuvres d’art sont divergents, l’un d’eux habite Paris, l’autre New York et le troisième la Chine. Le fils parisien pleure la disparition de sa mère, mais ses regrets sont surtout fondés sur la coupure avec le passé. Son frère et sa soeur, déjà loin de leurs racines, justifient pourquoi leurs antécédents ont moins de valeur pour eux que les avantages économiques découlant de la vente de la maison et de la collection. L’indifférence cruelle des grosses huiles du Musée d’Orsay et du public en général est frappante. La dernière scène est une véritable leçon de morale lorsque l’une des petites-filles, une adolescente particulièrement indisciplinée, fond en larmes alors que la vente de la maison fait son effet et qu’elle comprend à l’intérieur d’elle-même la coupure avec son enfance. Finalement c’est elle seule, la fille olé olé du XXIe siècle, qui fait preuve de sentiments sincères.
L’Illusionniste
Je suis allé voir le film du réalisateur des Triplettes de Belleville, d’après un scénario original de Jacques Tati.
Des films d’animation de ce calibre, je n’avais pas vu ça depuis un siècle ! Les dessins sont tels, que j’avais envie d’arrêter le film à chaque plan pour pouvoir savourer à mon goût chaque détail qu’il contenait. Un film sans paroles ou presque, sans gadgets, sans violence aucune. Juste une simple histoire de la vie. La vie au quotidien : les rencontres, l’amour, le travail, les échecs, les réussites, les petits bonheurs. La vie… Ce n’est quand même pas rien, la vie. 9/10
La clé 56 (documentaire)
Beaucoup de romanciers s’inspirent de faits réels pour écrire leurs oeuvres. L’on dit pourtant que la réalité dépasse souvent la fiction. Pour sensibiliser la population à ce qu’est la vie dans un hôpital psychiatrique, l’hôpital Louis-H. Lafontaine a mandaté un jeune vidéaste pour filmer des scènes du quotidien dans son établissement.
Trois vidéos sont maintenant en ligne à l’adresse : www.cle56.com. D’autres vidéos seront prochainement ajoutées.
Bon visionnement.
La Conquête
Si vous connaissez un peu la politique internationale, notamment celle de la France, vous apprécierez, comme moi, ces dialogues absolument savoureux remplis de vacheries comme seuls les Français en ont la recette. Et les comédiens qui ressemblent à si méprendre aux originaux, autant dans leur jeu que dans leur attitude, sont un pur délice. Il n’en reste pas moins qu’il se dégage de ce film une leçon, je dirais, à savoir que les politiciens sont quand même, à la base, des humains et ça, il ne faut jamais l’oublier. Durringer nous le montre bien ici.
Avec, entre autres, Denis Podalydès.
La Dame de fer
Je suis allé voir ce film pour Meryl Streep. J’ai encore une fois été ébloui par son jeu. Mais j’ai découvert en même temps Margaret Thatcher. Une femme qui avait des convictions, des idées et une force de caractère peu commune. Certes, elle a commis des erreurs, elle n’a pas suffisamment écouté ses proches conseillers. Mais on ne peut pas lui reprocher d’avoir été un vire-capot, un mot à la mode par les temps qui courent. L’une des plus belles qualités de ce film est de nous montrer une femme qui a atteint la vieillesse, qui vit avec ses deuils, qui se remémore plein de souvenirs, qui en perd des petits bouts sans pour autant devenir sénile. À ce compte, je comprends difficilement son entourage de dénigrer d’une certaine manière ce film. Il n’y a pas de honte à vieillir ni à se tenir debout.
Titre original : The Iron Lady
La donation
Avec Élise Guilbault, Jacques Godin et Éric Hoziel.
Quel film ! Les images nous restent en mémoire, tant les expressions des visages que les paysages austères et magnifiques de l’Abitibi.
Aucune parole inutile, des images qui parlent d’elles-mêmes. Un film sur la Vie dans toute sa vérité, sa complexité, ses questionnements.
On en sort meilleur, plus humain. Élise Guilbault est impressionnante dans le rôle de la femme médecin urgentologue (la même que dans « La neuvaine ») qui répond à une demande de remplacement dans une petite ville de l’Abitibi.
La trilogie de Bernard Émond : « La neuvaine », « Contre toute espérance », « La donation », est du cinéma comme on a peu la chance d’en voir.
20 nov 2009
Suite de « La Neuvaine » et « Contre toute Espérance ».
Un film qui se savoure tout doucement, qui nous donne le loisir de réfléchir en même temps que les personnages. C’est plutôt rare aujourd’hui de voir des personnages réfléchir à leurs actions. Et l’Abitibi s’y prête merveilleusement bien. Les gens y ont le temps et l’espace pour le faire. Normétal n’est pas Montréal. Le rythme de vie est fort différent. Les médecins sont appelés à y pratiquer d’une façon fort différente. Je dirais plus difficile, car ils doivent s’impliquer davantage, mais fort probablement plus satisfaisante. (8/10)
13 nov 2009
Une femme médecin montréalaise tourmentée par son passé se rend à Normétal, village minier de l’Abitibi, afin de remplacer un vieux docteur du coin pour un mois, et plus si possible. Son épreuve de l’exil, fondée sur son désir de servir et de se rapprocher des gens, la renvoie à sa propre impuissance.
L’axe des motivations des personnages, à l’encontre de l’hédonisme contemporain, est le sens du devoir et la prise de responsabilité, assumés par certains (les deux médecins), (le boulanger, la religieuse, etc.), refusés par d’autres (le mari qui abandonne femme et enfants, le riche industriel, les vendeurs de drogue, etc.)
Ce film émouvant nous invite à une profonde réflexion. À voir et à revoir !
« La Donation » film de Bernard Émond, suite de « La Neuvaine » et « Contre toute Espérance ».
Membre : Germaine-Guèvremont
La peau que j’habite
Almodóvar, c’est le plaisir assuré : l’histoire qui vous tient sur le bout de votre banc, le jeu des comédiens, les couleurs, la musique, les petits fous rires malgré le drame. Mais aussi, bien sûr, toutes ces questions d’éthique qui sont dans l’air du temps et qu’il faut aborder froidement sans se cacher la tête dans le sable. Il est toujours plaisant de réfléchir avec ce maître du cinéma.
Avec, entre autres, Antonio Banderas, Elena Anaya et Marisa Paredes.
Titre original : La Piel que habito
La Rafle
Je suis heureuse de votre appréciation du film que nous avions eu la chance de voir en mars 2009 à Nice. Vous soulignez l’importance de ce film et vous avez raison, car ce sont des faits réels, des horreurs que jamais nous ne voudrions voir se répéter. À la télé, en France, nous avions eu droit à deux heures d’émission uniquement sur ce film avec Rose Bosch et quelques survivants. Inoubliable ! La réalisation de ce film fut longue et difficile pour Madame Bosch, car certains documents furent cachés et certains, disparus et pour ceux qui furent les témoins encore vivants, l’émotion est palpable même à l’écran. Un des survivants, plus de 80 ans, aujourd’hui encore, visite des écoles pour raconter cette histoire aux enfants, car les livres d’histoire ne sont pas très bavards sur ce triste épisode de la France.
J’ai été légèrement déçu par ce film. Déçu en ce sens que ce film nous raconte, sans surprise dramatique, que ce que l’on sait déjà. Sauf, comme le mentionnait l’historien André Champagne, le film nous démontre clairement que sans la collaboration des pays envahis, Hitler n’aurait jamais pu aller aussi loin dans sa folie, car les Allemands n’étaient pas assez nombreux pour faire la « job ». Contrairement à La vie est belle, Le Pianiste ou encore Le choix de Sophie, La Rafle ne se démarque pas des autres films ordinaires sur ce thème (à savoir l’extermination des Juifs dans les années 40) bien que ce soit un film très émouvant, très bien fait et très bien joué.
Avec, entre autres, Jean Reno et Mélanie Laurent.
Membre de Montréal
La Tête en friche
Je partage entièrement l’opinion du membre de Montréal sur ce film. Offrez-vous ce moment de bonheur. C’est tout tendre. Je vais maintenant lire le livre qui a inspiré le film : La Tête en friche de Marie-Sabine Roger (Éditions Rouergue, 2008).
Je vais aussi aller voir La Rafle de Rose Bosch (France, 2009, 2010) et Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté (France, 2009, 2010). J’espère que vous avez vu les films suivants : Le Concert de Radu Mihaileanu (France, 2008, 2009) et Départs (Departures) de Yojiro Takita (Japon, 2008, 2009). Résumé succinct de ce dernier film : à la dissolution de l’orchestre dans lequel il jouait, un violoncelliste trouve un nouvel emploi, mais il hésite à révéler la nature de ce travail à ses proches… Très touchant et drôle par moments.
15 octobre 2010
Je viens vous parler d’un film dont on a déjà fait l’éloge et que je qualifierais de petit bijou.
Ce film touche à plein de valeurs humaines. Il traite de l’influence de la découverte de littérature sur une personne. Plus encore, on y trouve une véritable leçon de pédagogie : comment peut-on faire aimer la lecture à une personne, aussi rébarbative y soit-elle ? En fait il s’agit d’une histoire bien ordinaire mais, qui jouée par deux acteurs exceptionnels, devient un véritable chef-d’œuvre.
Avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus
1 oct 2010
Un film magnifique sur le plaisir de lire. Avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus.
Quand Depardieu s’en donne la peine, c’est génial. Peut-être est-ce dû au fait qu’il donne la réplique à une grande dame que je ne connais pas du tout, malheureusement. Je parle de Gisèle Casadesus, bien sûr. Mais au-delà de ce jeu d’acteurs, il y a une direction d’acteurs, un scénariste qui a su bien adapter le roman qui est à l’origine de ce film (roman que je m’empresserai de lire) et un réalisateur qui a su donner une âme à cette histoire, sans aucun gadget. Seulement des émotions. J’ai coté ce film 9/10.
Résumé du livre… et du film
Germain Chazes, 45 ans, 110 kilos de muscles, tête en friche et narrateur de ce roman, se méfie des mots et de ceux qui parlent « tout en guirlande et poils de cul ». Il vit dans une caravane au fond du jardin de sa mère et passe son temps entre le bistrot et le jardin public. Lui-même reconnaît qu’il est assez intelligent pour voir à quel point il est bête. Sur un banc du jardin public, il rencontre Marguerite, une toute petite vieille dame de 86 ans. Elle s’échappe souvent de sa maison de retraite pour observer les pigeons. Cette vieille dame réservée et cultivée l’émeut et le fait rire, ne fait pas la fière et l’appelle « Monsieur ». Il suffit de quelques jours pour qu’ils deviennent « complices », un mot qui n’appartenait pas jusqu’alors au vocabulaire de Germain. Auprès de Marguerite, Germain va découvrir un nouveau monde, celui des mots et des livres. Marguerite aime faire la lecture à voix haute, et voilà Germain, le presque illettré, embarqué au côté d’elle dans La Peste de Camus. De lectures en lectures, c’est le pouvoir des livres qu’il explore, qui ouvrent en lui un monde nouveau. Et sa vie en est bouleversée. Avec Annette, sa copine, maintenant « il ne baise plus », « il fait l’amour ». Et à fréquenter les bibliothèques, même ses conversations de comptoir prennent un tour inattendu et souvent hilarant…
Le Baiser du barbu
Avec ce film, Yves Pelletier qui avait réalisé Les aimants en 2004, revisite le monde des relations de couple d’aujourd’hui. Il le fait à son habitude avec une grande sensibilité, sur un thème simple : que faire quand un des membres du couple change, le changement physique (ici, une barbe) s’accompagnant aussi d’une évolution au plan de la personnalité ? Les critiques n’ont pas manifesté autant d’enthousiasme pour ce film que pour le précédent; moi, j’ai bien aimé, mon conjoint aussi, d’autant que les comédiens sont excellents, notamment Isabelle Blais. Un film rafraîchissant, vu lors d’une journée de canicule !
Le Banquet
L’histoire se passe dans le milieu universitaire. Des questions majeures se posent : qu’est-ce qui importe le plus, le succès d’une carrière professionnelle, l’obtention d’un diplôme ou le bonheur des personnes ? Quel prix faut-il payer pour que le monde de l’enseignement devienne un milieu de croissance pour tous ? Jusqu’où peut aller le conflit, ou le dialogue, entre les générations ?
Sébastien Rose nous donne un film réaliste, vrai et courageux, excessif. C’est là une fresque sociale et des portraits individuels, notamment celles de Bernard, Gilbert et Natacha, joués de façon brillante et qui donnent à réfléchir. Ce film ne laisse personne indifférent.
Le bruit des glaçons
Je n’ai pas détesté ce film qui commence en lion, mais qui s’essouffle. J’ai trouvé que le réalisateur ne savait plus comment terminer son histoire. Savoureux au début, puis ça s’étire longuement. Pour voir Dujardin en torse et en épaules, ça vaut le coup, mesdames. Aussi, quelques conversations amusantes avec Dupontel (le dépeigné).
J’ai beaucoup aimé les films : Un monde meilleur, Biutiful, Les femmes du sixième étage. Je n’ai pas détesté Potiche, mais j’ai été déçue du rôle qu’on y a confié à mon ami Luchini. Je m’attendais à une bonne comédie. J’ai ri un peu. J’ai quand même aimé revoir Catherine Deneuve, Karine Viard et « mon gros » Depardieu.
Le Concert
Un petit bijou de film comme je les aime : bonne histoire, bien jouée par de bons acteurs. Rires et larmes sont au rendez-vous. Soit dit en passant, ce n’est pas un documentaire, alors si vous trouvez que l’histoire est invraisemblable, c’est voulu. Le cinéma, c’est pour nous faire rêver, pour nous donner des émotions, pour nous « hyperlienner » sur des moments de vécus.
Avec Aleksei Guskov, Mélanie Laurent, Dmitri Nazarov, Valeriy Barinov, François Berléand, Miou-Miou.
13 août 2010
Voilà un film exceptionnel !
L’histoire inoubliable du chef d’orchestre Andreï Filipov de l’Orchestre du Bolchoï. Vous n’oublierez jamais le Concerto pour violon de Tchaïkovski.
L’interprétation est très sentie. Le film dure 123 minutes, mais on ne voit pas le temps passer. À ne pas manquer !
Dans le cadre du Festival Cinemania, j’ai vu un film remarquable « Le Concert » (2008) d’un jeune réalisateur roumain, Radu Mihaileanu.
Avec : Mélanie Laurent, Aleksei Guskov, Dimitry Nazarov, Miou-Miou, François Berléand, etc.
Le film raconte l’histoire inoubliable du chef d’orchestre Andrei Filipov de l’Orchestre du Bolchoï, licencié pour avoir refusé de se débarrasser de ses musiciens juifs. Lorsqu’il sortira en salle, précipitez vous !
Le Cygne Noir
Interprété avec brio par Natalie Portman et l’excellent Vincent Cassel.
Toile de fond : Le Lac des cygnes, ballet de Tchaïkovski.
L’héroïne fait partie d’un corps de ballet et aspire à devenir danseuse étoile. Le film souligne, de façon brutale, les années d’efforts, la persévérance, le travail inouï, les privations, la renonciation aux plaisirs de la vie, bref, ce par quoi doit passer tout artiste afin de pouvoir livrer une performance (une œuvre) qui apparaîtra facile.
Le directeur de la troupe (Cassel) juge sa technique parfaite, mais sa prestation sans émotions. Il monte Le Lac des cygnes. Il lui suggère sans grande subtilité d’explorer sa sexualité (à proprement parler non existante) afin de franchir le pas – sans jeu de mots – qui lui permettra d’atteindre son objectif. Il ira jusqu’à lui offrir de « l’aider ». Bigots, s’abstenir. Scènes crues (non pornographiques), explicites, hommes, femmes, voyage initiatique qu’entreprend avec réticence l’héroïne. Elle est prête à tout. Fantasmes ou réalité ? Peu importe, nous y passons toutes et tous. Une étape essentielle à franchir.
Je m’en voudrais de ne pas reconnaître la dualité inhérente à tout être humain. C’est tout le film. Cygne blanc, cygne noir. Et qui ne se laissera pas bercer par cette musique extraordinaire ? Il faut par ailleurs connaître ce ballet pour apprécier.
À voir ! En revanche, pas pour tout le monde. Il faut pouvoir aller au-delà du premier degré.
Titre original : Black Swan
28 janv 2011
Vraiment décevant. Comme les Américains en ont souvent le don, il y avait ici matière à faire un film extraordinaire et tout ce que le réalisateur a pu faire, c’est d’essayer d’en mettre plein la vue avec des scènes de sexe injustifiables et des trucages tellement gros qu’on en rit alors qu’il s’agit d’un drame : une danseuse de ballet doit performer par tous les moyens afin de réussir à décrocher le rôle principal même au mépris de sa santé physique et mentale. À un certain moment, je m’attendais à ce que Dracula arrive les dents en sang. Le réalisateur nous a au moins épargné ça. Cote : 6/10.
Avec, entre autres, Natalie Portman et Vincent Cassel.
Titre original : Black Swan
Le grand départ
Film de Claude Meunier, avec entre autres, Marc Messier, Guylaine Tremblay, Hélène Bourgeois-Leclerc, Rémy Girard, Diane Lavallée.
Tout comme « La Petite vie » du temps des FÊTES, ce DVD signé Meunier est fort décevant. Du déjà vu. Du déjà raconté, du réchauffé, quoi !
Jean-Paul, médecin de 53 ans, quitte femme et enfants pour refaire sa vie avec Nathalie, une jeune femme de 25 ans sa cadette. Lui qui se croit aux portes du bonheur est en fait aux portes de l’enfer. Peut-on vraiment tout balancer et recommencer sa vie après 40 ans de mariage ? C’est la question que pose cette comédie dramatique. Bien sûr, les excellents comédiens resteront toujours des excellents comédiens. Et après ?
Le Liseur
Je ne peux m’empêcher de commenter sur « Le Liseur » de Bernhard Schlink (1996). Contrairement à un membre, je recommande de lire le livre avant de voir le film. Les deux sont excellents, mais le roman est si bien construit que j’aurais trouvé dommage de perdre le « punch » de la troisième partie en ayant vu le film avant.
23 janv 2009
Merci d’avoir attiré mon attention sur le nouveau film de Stephen Daldry, d’après l’œuvre de Bernard Schlink, à mon avis une très bonne adaptation avec une excellente direction d’acteurs.
C’est un des très bons films que je retiendrai cette année. Une réflexion entre autre sur cette richesse qu’est l’alphabétisation que nous oublions souvent, puisque ça va de soi en général et qui nous amène à réfléchir, à conceptualiser, dans le cas contraire nous confine dans la honte, le déshonneur, l’isolement, la dépendance… et il y a d’autres éléments captivants dans cette œuvre.
Ce film a poussé ma curiosité à lire certains passages du livre qui m’a éclairée davantage.
C’est le meilleur film que j’ai vu depuis longtemps. Très bien joué. On conseille de voir le film avant de lire le livre. Je verrai bien, je n’ai pas encore lu le livre.
Un adolescent de l5 ans, malade, trouve sur son chemin Hanna Schmitz qui a deux fois son âge. Une aventure amoureuse de quelques semaines s’en suit.
Le jeune amoureux, c’est qu’Hanna lui demande constamment de lui lire des extraits des œuvres qu’il apprend au collège.
Étudiant en droit, il retrouve Hanna au banc des accusés dans une bien triste histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Il suit le procès, avec un vif intérêt, tout en se remémorant son idylle passée et surtout en se demandant comment il pourrait l’aider.
Deux parties attirent notre attention : les amours de Michel et d’Hanna et le procès. De plus, les beautés et les difficultés d’un dialogue intergénérationnel. Il est à noter les difficultés de comprendre une époque de guerre (nazie) pour un jeune, le destin peut être chargé d’un passé lourd autant que suivi d’un lourd futur également.
La musique de Nico Muhly vient soutenir cette œuvre qui nous touche. Le jeune David Kross est remarquable. Bon visionnement !
Le nom des gens
Un petit film sans prétention, mais intelligent et bien ficelé. L’histoire se base sur le principe « Faites l’amour, non la guerre ». Le réalisateur est très habile pour doser les émotions : on rit beaucoup, mais on réfléchit tout autant. Ceux et celles qui connaissent un peu la politique française, même si ce n’est pas un préalable pour apprécier le film, savoureront cette critique sociale.
Avec Sara Forestier et Jacques Gamblin.
Le Petit Nicolas
Pour apprécier ce film à sa juste valeur, il faut savoir qu’il s’inspire des dessins et des dialogues de Sempé et de Goscinny (remarquez bien le générique de présentation du film, ça vous donne déjà un indice) et qu’il est construit comme une bande dessinée, c’est-à-dire une page pour chaque petite histoire et on recommence tout en maintenant un fil conducteur. Enfin, il faut également tenir compte que les scènes se passent à la fin des années 50. Et là… j’espère que comme moi, les larmes vont vous couler sur les joues et que vous allez continuellement mettre votre main sur la bouche pour ne pas déranger les voisins tellement c’est drôle. C’est pissant !!! Les acteurs (sauf à quelques rares moments) sont irrésistibles.
Merci les Belges, quel plaisir. Ce film vaut bien un 8/10.
Avec, entre autres, Maxime Godart (Nicolas), Valérie Lemercier, Kad Merad, Sandrine Kiberlain…
Le poème
Le film se déroule en Corée du Sud. Il y a deux nivaux d’émotion : la lenteur d’un style asiatique qui nous permet de partager la vie coréenne, mais aussi la dureté de certains aspects de la vie là-bas. Le film dure 2 h 19 minutes, mais on apprécie le rythme lent.
Cela commence par un drame et finit aussi par un drame, du moins par ce que j’en ai perçu. Un adolescent vit avec sa grand-mère. C’est tout à fait le prototype de l’enfant-roi. Je m’explique par un exemple : la grand-maman fait des ménages et donne des soins à des personnes qui ne peuvent s’occuper d’eux-mêmes. Au Québec, on dit : des aidants aux soins. Et voilà que cet ado dit à sa grand-mère : « J’ai faim ; sers-moi ! » Elle ne réagit pas et le sert ! Cette grand-maman vit la situation d’un parent dont l’enfant a commis quelque chose d’inacceptable et elle doit en subir les conséquences. Jusqu’où est-elle prête à aller pour lui permettre d’éviter les conséquences de cet acte inacceptable ? On peut être choqué. Mais, quel rapport avec le titre ? La grand-maman décide de suivre des cours pour apprendre à écrire des poèmes. L’aspect difficile pour elle est de trouver l’inspiration. Réussira-t-elle à en écrire un ? Allez voir ce superbe film !
Titre en anglais : Poetry
Le premier jour du reste de ta vie
J’ai loué cette semaine un très très joli film de Rémi Bezançon, « Le premier jour du reste de ta vie » mettant en vedette le toujours excellent Jacques Gambin, la merveilleuse Zabou Breitman, notre beau Marc-André Grondin et Deborah François dans les rôles qui leur ont fait mériter les César du meilleur espoir.
En rôle titre : la famille.
Film touchant, intelligent, bien scénarisé, bien monté. À voir.
Le Renard et l’Enfant
Cette gamine rousse comme la braise, mignonne comme tout, derrière une constellation picotée. Elle est à l’affut, elle attend. Elle a vu un renard. Elle voudrait bien le revoir, et pourquoi pas, l’apprivoiser. Autour d’elle, l’automne exhibe ses rouges et ses jaunes vifs. Puis, vient l’hiver et son blanc manteau, suivi du printemps, tendre et langoureux. C’est le moment de retourner dehors. Le renard sera-t-il au rendez-vous ? L’été qui suivra sera, pour l’aventureuse fillette, aussi mouvementé qu’exaltant.
Le réalisateur nous gâte de ses photos superbes, chaque plan est soigneusement composé et le plus souvent baigné d’une lumière chaude. Rarement les merveilles ordinaires de la NATURE auront-elles été captées avec une telle minutie. Le regard que pose Jacquet sur la fillette est celui, émerveillé, de l’enfant du titre.
À voir avec les parents, car le film dispense ses sages enseignements sous le couvert de naïveté candide. N’hésitez pas à voir ce magnifique DVD qui, peut-être, incitera les enfants à aller jouer dehors.
Film avec Bertille Noël-Bruneau et Isabelle Carré.
Le Ruban blanc
Par les temps qui courent, c’est un film obligatoire : pour la mémoire, pour l’art du cinéma, pour faire contrepoids à tous ces films gadgets qui nous viennent pour la plupart de nos voisins du Sud et à tout ce « manger mou » qui inonde nos salles de cinéma. Je ne dirai jamais assez merci au Parallèle et au Beaubien. Cote : 9/10.
Avec, entre autres, Susanne Lothar, Ulrich Tukur et Michael Kranz.
Le silence de Lorna
Loana est une jeune femme albanaise qui rêve d’obtenir la nationalité belge pour elle et pour son petit ami. Ils voudraient s’y installer et ouvrir un snack -bar. Pour se faire, via une organisation « mafieuse », elle monnaiera son mariage avec un drogué belge. Une fois la nationalité belge obtenue par la jeune femme, son mari devrait mourir d’une overdose « naturelle » ou provoquée. Un autre mariage avec, cette fois, un Russe qui, lui aussi, veut « acheter » sa nationalité Belge permettra à Loana de rassembler assez d’argent pour faire venir son ami et réaliser leur rêve.
Voilà pour leur scénario mais bien sûr, cela ne va pas se dérouler comme prévu. Et je n’en dirai pas plus.
Scénario proche de la réalité ? Sans doute. L’atmosphère du film est lourde et fait réfléchir sur l’attraction pour ces jeunes des pays de l’Est vers les pays d’Europe de l’Ouest mais à quel prix. Le rôle de Loana est admirablement bien joué par une jeune actrice slave qui aurait appris le français en deux mois. Très vraie.
Très beau film joué à Montréal, au cinéma Ex-Centris. On en profite avant sa reconversion.
27 fév 2009
Loana est une jeune femme albanaise qui rêve d’obtenir la nationalité belge pour elle et pour son petit ami. Ils voudraient s’y installer et ouvrir un snack -bar. Pour se faire, via une organisation « mafieuse », elle monnaiera son mariage avec un drogué belge. Une fois la nationalité belge obtenue par la jeune femme, son mari devrait mourir d’une overdose « naturelle » ou provoquée. Un autre mariage avec, cette fois, un Russe qui, lui aussi, veut « acheter » sa nationalité Belge permettra à Loana de rassembler assez d’argent pour faire venir son ami et réaliser leur rêve.
Voilà pour leur scénario mais bien sûr, cela ne va pas se dérouler comme prévu. Et je n’en dirai pas plus.
Scénario proche de la réalité ? Sans doute. L’atmosphère du film est lourde et fait réfléchir sur l’attraction pour ces jeunes des pays de l’Est vers les pays d’Europe de l’Ouest mais à quel prix. Le rôle de Loana est admirablement bien joué par une jeune actrice slave qui aurait appris le français en deux mois. Très vraie.
Très beau film joué à Montréal, au cinéma Ex-Centris. On en profite avant sa reconversion.
Le vendeur
Ce premier long métrage de Sébastien Pilote apporte un excellent rôle à Gilbert Sicotte qui crève l’écran avec brio.
Vendeur d’auto dans une petite ville en déclin du Québec (Dolbeau), à l’heure où l’usine doit fermer ses portes, il performe, dans tous les sens du mot, par sa sensibilité et ses nombreuses subtilités.
Sur une musique et une caméra lancinantes, de nombreux drames humains se nouent, l’aliénation d’un homme qui vit pour son travail, pour sa fille et pour son petit-fils.
C’est un film remarquable mais… triste. La beauté des paysages d’hiver au Québec ouvre une lumière. Bon visionnement !
Le vrai courage
Si vous voulez vous divertir avec un excellent western, allez vous régaler en allant voir ce film des frères Cohen.
Un western américain dans lequel c’est une femme, ou plutôt une très jeune fille, (Hailee Steinfeld) qui tient le rôle principal, ça ne s’est pas vu très souvent.
Résumé : « Une jeune fille âgée de 14 ans part à la recherche du meurtrier de son père dans le territoire hostile indien, accompagnée d’un maréchal proche de la retraite (Jeff Bridges) et d’un autre homme de loi (Matt Damon)… »
Titre original : True Grit
Les amours imaginaires
Un trio qui se cherche, surtout les deux amis de longue date : une jeune femme qui aime les hommes et un jeune homme qui les aime aussi. On vit le quotidien de ce trio, enfin le quotidien hors du travail. On fréquente plein de restos et bars, mais surtout on vit dans la fumée, difficilement surmontable pour ceux qui l’ont déjà vécu. Le film se déroule lentement et on est en attente, du moins, je suis en attente. Est-ce mon âge (60 ans) ou mes goûts, mais j’y ai trouvé certaines longueurs ? Par contre, la musique est ensorcelante. Je recommande quand même ce film, car quand je revois les bandes-annonces, ça me rappelle des moments très agréables du film et ne me fait rien regretter. Un nouveau genre auquel il me faudra me familiariser.
Avec Monia Chokri, Xavier Dolan, Niels Schneider, Anne Dorval, etc.
Les grandes chaleurs
J’ai vu le film « Les grandes chaleurs » de Sophie Lorain, excellent, drôle, bien joué, etc. Je trouve dommage qu’il n’y a pas plus de « buzz » pour celui-ci.
J’ai également vu « De père en flic » d’Émile Gaudreault et « Les doigts croches » de Ken Scott ce sont également de bons films québécois.
Cependant je trouve que les médias ont mis plus d’emphase sur certains d’entre eux au détriment du film dirigé par une femme Sophie Lorrain et dont le personnage principal est également féminin. Hum ! Hum ! À voir.
Les invités de mon père
Un peu poussée par une amie, je suis allée voir ce film et j’ai été agréablement surprise.
Très humain, axé sur les moments comiques et tragiques de l’existence, et grâce au très bon jeu des acteurs, ce film, qui n’est pas sans profondeur, porte un regard tendre et drôle sur les relations familiales.
J’ai passé un très bon moment et il m’arrive d’y repenser encore de temps à autre.
Avec, entre autres, Fabrice Luchini, Karin Viard et Michel Aumont.
11 mars 2011
Sur les conseils d’un membre du Club des Irrésistibles, je suis allée voir ce film avec Fabrice Luchini.
Exquis ! Une comédie facile à prendre, mais qui fait réfléchir tout de même. Merci de la recommandation !
25 fév 2011
Quel plaisir de regarder jouer d’excellents acteurs comme Fabrice Luchini, Karin Viard et Michel Aumont dans un film tout en finesse, à la fois drôle et dramatique, jamais trop appuyé ni d’un côté ni de l’autre. Et tous les rôles secondaires sont joués par de bons acteurs bien dirigés. Ce que nous dit ce film ? Que les gens, même nos proches, ont toujours une excellente raison de poser tel geste, de prendre telle décision. Et en tout temps, il faut chercher à comprendre les motifs qui en sont à l’origine. Cote : 8/10.
Les Miscellanées de la chanson française
Si vous aimez la chanson française un peu, beaucoup, passionnément, vous serez ravis de parcourir ce livre. Une légèreté rafraîchissante pour temps de canicule. En quatrième de couverture, on peut lire : « Entre des histoires inconnues sur des chansons célèbres et l’aventure incroyable de chanteurs oubliés, des choses extrêmement sérieuses et des détails rigoureusement inutiles (ce sont parfois les mêmes), [...] ce livre constitue une histoire parallèle de la chanson française, savoureuse et érudite. » Un exemple parmi des centaines : le paragraphe est intitulé De la suite dans les idées : « Jaques Brel dit vingt-trois fois : « ne me quitte pas » dans Ne me quitte pas. Johnny Hallyday dit quarante-trois fois « je t’attends » et treize fois « tout le temps » dans Je t’attends. Claude Nougaro dit quarante-trois fois « tu verras » dans Tu verras. »
Un beau livre aussi pour ce qui est de sa facture : papier bleuté, mise en pages agréable, titres des paragraphes avec une typographie originale.
Les Neiges du Kilimandjaro
Un excellent film franco-français, avec des acteurs solides, entre autres, Jean-Pierre Darroussin ; une histoire pas banale aux développements inattendus, beaucoup d’émotion. Ce n’est pas un thriller dans lequel tous les détails sont des indices importants (certains maillons sont faibles), car là n’est pas le propos. Il s’agit plutôt de l’illustration d’un joli cas de conscience moderne.
Avec, entre autres, Jean-Pierre Darroussin, Ariane Ascaride et Gérard Meylan.
Les Petits mouchoirs
Ce film n’est pas un chef-d’œuvre mais ne manque pas d’intérêt.
Un film typiquement français : une bande d’amis partent en vacances à la mer. Un des leurs ne sera pas de l’expédition, car à la suite d’un accident de moto, il sera hospitalisé. Tout ce beau monde vivra des vacances plutôt mouvementées et les retrouvailles seront aussi teintées de tristesse. Je ne m’y suis pas ennuyée.
Les petits ruisseaux
L’histoire d’un veuf qui reprend goût à la vie suite au décès de son meilleur ami. Un petit bijou !
Un film à voir, avec Daniel Prévost.
7 janv 2011
Pour un très agréable divertissement, il faut voir ce film, d’après la bande dessinée de Rabaté.
Le film traite de la recherche de l’amour et de la sexualité chez les personnes âgées. C’est rafraîchissant, optimiste, souvent drôle. Enfin un film qui fout en l’air les préjugés à propos des aînés.
Avec Daniel Prévost, Philippe Nahon, Bulle Ogier, Hélène Vincent.
J’ai bien aimé ce film. « Émile, retraité et veuf, coule des jours paisibles ponctués par des parties de pêche sur les bords de la Loire et les discussions avec les copains au bar du village. Pendant ce temps, son camarade Edmond, lui aussi vieux gars solitaire, n’oublie pas de rester vivant et multiplie les rencontres amoureuses en toute discrétion. Quand ce dernier meurt, Émile se retrouve face à lui même, face à des envies et des désirs qu’il croyait oubliés. »
Un film qui nous dit avec beaucoup de pudeur et d’humour que la vieillesse n’est pas synonyme de vide d’amour et de sexualité. Et surtout que la vie ne se termine pas avec la fin de la jeunesse.
Membre de Montréal
Les plages d’Agnès
Un documentaire tout simple réalisé par une femme toute simple : Agnès Varda (qui en est aussi la vedette puisqu’elle est devant et derrière la caméra). Des souvenirs, des réflexions, des joies mais des regrets aussi. Un de mes tout premiers films fut justement « Le Bonheur » qui avait fait à l’époque beaucoup jaser. Mais cette femme n’est pas que cinéaste et elle est toujours aussi moderne, aussi pétillante, aussi aventureuse dans ses idées, dans ses actions et dans ses images.
L’Affaire Farewell
Film réalisé et écrit par Christian Carion avec, entre autres, Emir Kusturica, Guillaume Canet et Alexandra Maria Lara.
Film inspiré d’un roman de Serguei Kostine, Bonjour Farewell : la vérité sur la taupe française du KGB (Robert Laffont, 1997).
Un espion du KGB décide de fournir une liste des espions soviétiques au gouvernement français. Bonne histoire, bons acteurs, surtout Kusturica, celui qui joue le rôle de l’agent double (quelle gueule !). Un bon moment à passer. Mais en revenant chez moi, je suis allé sur Wikipédia pour en savoir plus sur cette affaire et je me suis demandé pourquoi le réalisateur ne s’était pas tenu plus près de la réalité. Peut-être parce qu’un documentaire sur cette affaire avait déjà été réalisé avant ? Je lui ai donné 7/10.
L’annulaire
Tiré du récit de Yoko Ogawa avec la très belle Olga Kurylenko, dans le rôle d’Iris, et Marc Barbé, dans le rôle du directeur d’un laboratoire de taxidermie de souvenirs.
Iris, qui a perdu un bout de son annulaire dans une usine d’embouteillage de boissons gazeuses, déambule dans le port à la recherche d’un emploi et se retrouve devant un ancien foyer pour jeunes filles transformé en laboratoire. Elle y est embauchée pour accueillir les rares clients qui désirent des « spécimens » de leurs souvenirs. Se côtoieront d’étranges personnages : deux femmes habitant encore la maison, un enfant qui l’observe constamment, le marin qui partage sa chambre d’hôtel mais qu’elle ne rencontrera jamais, les clients aux souvenirs particuliers et surtout le directeur du laboratoire, un brin fétichiste, qui la séduira. L’histoire est fascinante et envoutante malgré le personnage d’Iris qui, pour moi, est trop soumis, oppressé et victime. L’annulaire est quand même un film superbe et déroutant.
L’Artiste
Sans être un chef-d’oeuvre, c’est un bon moment de cinéma. D’abord parce qu’il faut avoir du culot pour faire un film muet en noir et blanc et le réussir. Aussi parce qu’il est intéressant de voir ce portrait de la fin des années 20 et du début des années 30, particulièrement dans le domaine du cinéma, qui passe du muet au parlant, alors que la crise (krach de 1929) sévit. Pour ce qui est des acteurs, Bérénice Bejo est excellente tout au long du film, tandis que Jean Dujardin s’améliore au fur et à mesure que le film progresse. Au début, il joue faux, c’est le moins que l’on puisse dire.
Un conseil : n’arrivez pas en retard, car il y a un court-métrage qui précède ce film, Trotteur, qui lui est un chef-d’oeuvre.
Avec, entre autres, Bérénice Bejo et Jean Dujardin.
L’école des films
L’auteur raconte la vie de son fils de 16 ans à qui il va donner l’autorisation de ne plus aller à l’école tant le jeune semble y souffrir.
Une condition : regarder ensemble trois films par semaine. Lui, critique de films, va faire une sélection très pointue de films à visionner. Il lui fera une petite introduction avant chaque visionnement, puis il y aura un échange à la fin.
Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce livre : le choix du père sur la vie de son enfant, la découverte de l’amour à l’adolescence, les relations père/fils…
À la fin du livre, je me suis demandé à qui s’adressait ce livre ? Pourquoi l’avoir écrit ? Je ne suis pas une grande cinéphile (la majorité des films cités me sont inconnus) mais je suis une femme et une mère d’ados. Et ce livre m’a fait découvrir le point de vue masculin des relations humaines entre père/fils, ex-conjoint/maman de l’enfant, amours passés… Et l’écriture est agréable.
Titre original : Film Club
6 mai 2011
Récit autobiographique. Après avoir constaté les échecs scolaires de son fils adolescent, David Gilmour lui permet de rester à la maison. Seulement, il devra regarder des films choisis par son père, ancien critique de cinéma. Ce sera sa seule éducation.
Non seulement les films ont-ils permis d’aborder des sujets de la vie, les premières amours, l’amitié, la drogue, etc., mais l’entreprise constitue aussi une belle preuve d’amour à son fils.
Très agréable à lire. Un hommage au 7e art.
11 mars 2011
Un livre tendre et magnifique sur la relation privilégiée qu’un père entretient avec son fils. L’éducation et l’apprentissage de la vie du fils se fait à travers les oeuvres marquantes du cinéma. Le père, tout comme le fils, partagent des moments de doute, de désespoir et d’espoir.
Ce livre est en compétition pour Le Combat des livres 2011 de Radio-Canada.
L’Exercice de l’État
Quel titre ! Pour qui s’intéresse à la politique et aux coulisses du pouvoir, c’est un excellent film. Il y est question d’honnêteté dans un monde où la tricherie est monnaie courante. Olivier Gourmet (Congorama) et Michel Blanc sont à la hauteur, tout comme les autres acteurs qui sont fort bien dirigés. La trame musicale est particulièrement intéressante, même si parfois on aurait envie de baisser le son. Un film qui intègre bien les nouvelles technologies : ça se passe en 2011 et les téléphones intelligents sont utilisés intelligemment. Je dirais que ce film est un complément à La Conquête de Xavier Durringer (France, 2011) qui racontait la montée de Nicolas Sarkozy.
Avec, entre autres, Olivier Gourmet et Michel Blanc.
Mademoiselle Chambon
Pour qui aime les belles histoires d’amour, les films d’atmosphère où le non-verbal en dit plus que les mots, où la lenteur n’a rien à voir avec les longueurs, Mademoiselle Chambon (au cinéma Parallèle) est à voir.
Le jeu tout intérieur des comédiens et leur présence qui remplit l’écran donnent toute sa force au film. L’émotion s’installe lentement, mais profondément. Si, en apparence, il ne se passe pas grand-chose au début, cela nous permet de découvrir tranquillement les personnages. La musique est belle et occupe la place qui lui revient dans le scénario, ni plus ni moins.
En douce, ce film amène une réflexion sur l’amour, la fidélité, le bonheur.
Un très beau film coup de coeur.
Maman est chez le coiffeur
Nous sommes à l’été 1955, en Montérégie (Rivière Richelieu), en face du Mont St-Hilaire. La vie est très belle jusqu’au moment où Élise, qui voit tout, surprend son père médecin dans une amitié spéciale avec son partenaire de golf. Elle communique le tout à sa mère, journaliste qui, sous le choc, décide de s’exiler à Londres comme correspondante. La famille se retrouve sans mère : c’est Élise qui devient, du mieux qu’elle peut, la remplaçante.
Le film est beau, touchant et triste à la fois. Les images des enfants sont magnifiques.
Le jeu admirable de Céline Bonnier est agréable à regarder. Ce film est à voir : c’est une oeuvre d’art en même temps qu’une réflexion profonde sur la vie.
Bon visionnement !
Mange, prie, aime : changer de vie, on en a tous rêvé, elle a osé !
L’auteure nous permet de repenser à notre vie, aux vraies valeurs. Après un divorce et une autre peine d’amour, elle décide d’aller en Italie pour manger, boire, voir la vie avec plaisir. Elle suit des cours d’italien, se promène beaucoup, se fait des amis (mange). Elle part ensuite en Inde pour devenir zen, pratique le yoga, la méditation avec un guru et elle essaie d’évacuer ses bibittes (prie) et part pour l’Indonésie. Elle se mêle aux gens, habite aussi avec eux, suit leur religion et fait de la méditation, rencontre un sorcier guérisseur qui l’initie et elle simplifie sa vie et finalement retourne à New York transformée. Excellent !
Titre original : Eat, Pray, Love
17 sept 2010
Après un divorce pénible, une auteure décide de prendre une année pour voyager en Italie, en Inde et en Indonésie. Magnifiquement filmé et porté par une trame sonore racée, le film réussit à rendre l’essence du livre d’Elizabeth Gilbert (Éditions Calmann-Lévy, 2008).
Julia Roberts campe une Liz Gilbert touchante, intelligente, en quête de vérité, qui prend les rênes de sa vie et se lance avec lucidité dans un voyage qui est surtout une quête intérieure. Le personnage n’est pas une touriste démunie, mais bien une voyageuse adulte, consciente de son charme et mûre, maîtresse de sa vie personnelle. Tout comme dans le livre, son voyage n’est pas une fuite, mais une démarche avant tout spirituelle, pour retrouver l’équilibre. Voilà une aventure vécue de l’intérieur de l’âme qui donne le sentiment d’une longue conversation intime avec une amie proche. « Partir pour rentrer chez SOI ». Bon visionnement !
Titre original : Eat, Pray, Love
Mao’s Last Dancer
C’est l’histoire vraie d’un garçon de 11 ans, arraché à sa famille pour servir la Révolution culturelle en étudiant la dance. Repéré en Amérique, plus précisément aux États-Unis, il découvre l’abondance, l’amour et la liberté.
Version originale anglaise sous-titrée en français, présentement sur DVD.
Marc Labrèche
Guy Berthiaume anime des entretiens avec des personnalités dévoilant les livres et les auteurs. Retrouver le goût de lire en leur compagnie. Marc Labrèche a été son invité. On peut revoir cette émission au Canal Savoir.
http://www.canal.qc.ca/emission.php?id=10130
« Acteur et animateur, Marc Labrèche fait preuve d’un dynamisme hors du commun depuis plus de 30 ans. Tête d’affiche des comédies musicales Gala et Pied-de-poule, vedette des séries cultes La petite vie et Le coeur a ses raisons, et animateur de La fin du monde est à 7 heures, du Grand blond avec un show sournois et de 3600 secondes d’extase, il a également tenu le rôle principal dans L’âge des ténèbres de Denys Arcand. Il prépare actuellement un premier scénario de long métrage intitulé Comment je suis devenu stupide. »
7 juin à 19h, mercredi 8 juin à 12h, vendredi 10 juin à 14h et dimanche 12 juin à 20h30.
Marécages
J’ai dû bien réfléchir pour comprendre le titre du film qui porte sur plusieurs aspects. Réfléchissez, vous aussi. Les journaux en ont bien parlé, mais vous ne les lisez peut-être pas ! Cela se passe sur une ferme qui appartient aux parents du réalisateur, plutôt original. Ceux-ci ont beaucoup aidé les acteurs à remplir leur rôle. Un couple et leur fils adolescent vivent sur une ferme bovine ; on sent une tension entre les parents et le fils. J’ai été très marquée par la vie que mènent ces agriculteurs ; cela, malheureusement ne nous attire pas pour exercer ce métier. Ce jeune garçon (excellent acteur) a des relations difficiles avec ses parents et semble ne communiquer avec personne d’autre ; c’est un côté très triste du film. Survient un drame qui va exacerber les tensions qui existent déjà. Un inconnu s’introduit et on se pose des questions sur ses motivations. Ce que j’ai aimé : la vie à la ferme et la qualité des comédiens. Quand vous verrez Pascale Bussières mettre un veau au monde avec l’aide de son mari et de son fils, vous comprendrez. Ce que j’ai trouvé difficile, c’est la vie de cet ado qui se fait accuser par des proches d’actes dont il n’est pas responsable. Mais j’ai beaucoup aimé et je vous le recommande.
Marécages
J’ai vu ce film comme le membre d’Outremont qui le résumait fort bien dans l’envoi du 21 octobre dernier.
Ma seule réserve est son jugement sur l’adolescent. Pour moi, il s’agit d’une personnalité ambiguë qu’on ne peut taxer de « pas responsable des malheurs de la famille ». Pour ma part, je préfère rester dans le flou, m’abstenir de conclure à son sujet à cause des contradictions qu’il présente : tendresse et brusquerie, silence et colère, intérêt pour les hommes, solitude, etc.
Mes amis, mes amours
Avec, entre autres, Vincent Lindon, Pascal Elbé et Virginie Ledoyen.
Mathias et Antoine, pères divorcés ayant la garde leur enfant, décident de faire toit commun dans le quartier français de Londres. Lorsque les amitiés féminines arrivent, la vie ne change guère pour le mieux. En essayant maladroitement de protéger sa vie de couple avec Antoine, Mathias ne comprend pas que de ne pas faire de choix, c’est prendre le risque de tout perdre. L’amitié de l’un, et l’amour de l’autre. Ce film est une comédie sans prétention.
Le roman avait attiré davantage mon attention.
Millenium 2
Un peu de cinéma inspiré d’un très bon roman dans son genre.
Film avec, entre autres, Noomi Rapace et Michael Nyqvist.
J’ai adoré ce second volet, autant sinon plus que le premier, alors que pour les romans, le second m’avait un peu déçu. Ce sont des histoires qui se prêtent plus au cinéma qu’à l’écriture. Il faut dire que ceux qui ont accouché de ces films ont beaucoup de talent, à commencer par l’interprète de Lisbeth (Noomi Rapace). Quelle tête et quel jeu elle possède cette fille ! J’ai bien hâte au troisième et, qui sait, au quatrième. Cote : 8/10.
Titre original : Flickan som lekte med elden
Minuit à Paris
Bien d’accord avec la membre de Westmount. Voilà un petit bijou ! En sortant du cinéma, le sourire aux lèvres et rongée par l’envie de retrouver tout de suite l’air parisien, je m’imaginais Woody Allen flânant à une terrasse, boulevard St-Michel, avec un bon ami et concoctant le scénario de ce film où la frontière entre les délices du moment présent et ceux, imaginaires, d’un retour à la belle époque, est si facile à franchir.
Woody Allen nous fait aussi réaliser que la nostalgie n’est pas le propre de l’homme contemporain ; c’est un élan que l’être humain porte en soi, peu importe la génération à laquelle il appartient.
24 juin 2011
Quel beau film, le plus beau de tous ! On a envie de prendre le premier avion qui atterrit à Charles de Gaulle. La voix du héros est naturellement celle de Woody, romantique, sentimentale, francophile, anti-bourgeois américains qu’il représente comme étant matérialistes et sans imagination.
Le retour dans le temps, alors que la vie intellectuelle de Paris était à son summum, nous fait rêver des artistes qui se précipitaient à Paris pour apprendre, grandir et profiter de la vie. Toutes les belles époques… L’histoire est peu importante, le jeu des comédiens est excellent, les vues de Paris sont frappantes, sous la pluie et par beau temps.
À la sortie, les spectateurs ont tous le sourire, y a-t-il un compliment plus chaleureux ?
Molière
J’espère que dimanche dernier vous avez pu voir ou, comme moi, revoir à Télé-Québec ce fameux Molière, film avec Romain Duris, Fabrice Luchini et Laura Morante.
« − Cela n’existe pas, Madame. − Mais inventez-le, Monsieur. » Tout le génie de Molière est résumé dans cette réplique. Et la scène dans laquelle Duris fait le cheval ! Un numéro d’acteur extraordinaire. On dirait que même Luchini est ébloui par cette performance. Quel film !
Mon coffret Radio-Canada 1996-1999
Si comme moi vous aimez la musique classique et le piano, vous aimerez le coffret de 4 CD d’Alain Lefèvre intitulé Mon coffret Radio-Canada 1996-1999 .
1er CD : Fandango (Soler, Rameau Scarlatti) ; 2e CD : Ballades (Brahms, Chopin) ; 3e CD : Confidences poétiques (Alain Payette) et 4e CD : Cadenza (Debussy, Chopin, Beethoven…) Quel talent ! Voici ce qu’on dit de lui : « pianiste spectaculaire, interprète foudroyant, un héros. » Tellement agréable à écouter. Fantastique… Eh non, il n’y a pas d’André Mathieu !
Monsieur Lazhar
On est souvent déçu quand les critiques encensent trop un film. Pour moi, ce fut le cas cette fois-ci. Non pas que ce soit un mauvais film. Loin de là. Les thèmes du suicide et de la mort en général y sont abordés avec beaucoup de retenue, de délicatesse et de respect. Falardeau n’insiste pas. Il propose et c’est à nous de réfléchir, de se souvenir. Il nous donne le temps de le faire. Il n’y a pas de bavardage. Le peu qui est dit est essentiel. Mais sur le plan cinématographique, je m’attendais à retrouver la force d’Entre les murs de Laurent Cantet (France, 2008). Dans ce film, la direction d’acteurs, je parle surtout de celle des enfants, était de loin supérieure.
Avec, entre autres, Mohamed Fellag, Sophie Nélisse, Émilien Néron, Brigitte Poupart et Danielle Proulx.
Nocturne indien
D’après le roman d’Antonio Tabucchi (Éditions Christian Bourgois, 1984), avec, dans le rôle titre, Jean-Hugues Anglade.
Un homme jeune arrive un jour à Bombay. Il part à la recherche d’un ami qui a vécu quelques temps dans cette ville pour disparaître sans laisser de traces. Au cours de son enquête, il va rencontrer d’étranges personnages et pénétrer un pays qui le fascine.
Sensible aux choses qui ne sont pas à leur place, Tabucchi est un auteur pour qui l’existence elle-même est un malentendu.
Voici le récit d’un voyage en Inde, avec son lot de rencontres insolites, ses coïncidences si étranges que l’on en vient à douter de leur caractère fortuit.
« Nocturne indien » est un scénario d’ambiance. La trame de l’histoire, tout comme le roman, importe peu, seul compte le voyage intérieur et physique du personnage, d’hôtel borgne en hôtel de luxe, à la recherche d’un fantôme. L’ensemble donne une impression agréable de dérive métaphysique. L’auteur semble nous indiquer que c’est dans l’errance que l’on découvre son mystère personnel. À chacun son interprétation !
Nuit # 1
Un film sans fioritures avec un dialogue en béton, des plans de caméra très longs et souvent fixes qui favorisent l’écoute, des acteurs très solides. Toute une performance. Un huis-clos qui nous permet de réaliser que la solitude et le mal-être peuvent exister en chacun de nous sans pour autant nous empêcher de vivre. L’important, c’est d’en être conscient.
Avec Catherine de Léan et Dimitri Storoge.
Origine
Film écrit et réalisé par Christopher Nolan avec, entre autres, Leonardo DiCaprio, Ken Watanabe, Joseph Gordon-Levitt et Marion Cotillard.
C’est un très bon film américain : une histoire originale, des acteurs qui s’en tirent fort bien, des effets spéciaux et des images à couper le souffle… mais. Mais. En sortant, je pensais au film Nikita de Luc Besson qui, une fois repris par les Américains, est passé de chef-d’oeuvre à ordinaire et je me disais si les Européens reprenaient Origine, ils en feraient probablement un chef-d’oeuvre. Que manque-t-il à ce film ? Une âme, tout simplement.
Titre original : Inception
Oscar et la Dame Rose
Le livre est un recueil des lettres écrites à Dieu par un petit garçon de 10 ans, Oscar, atteint de leucémie en phase terminale. C’est Mamie Rose (une bénévole de l’hôpital qui aime beaucoup Oscar) qui lui suggérera d’écrire tous les soirs à un ami dont il n’a jamais entendu parler, en l’occurrence, Dieu. C’est elle qui lui proposera également un jeu : pendant 12 jours, vivre sa vie par tranche de 10 ans, lui permettant ainsi de vivre jusqu’à 120 ans.
C’est un livre émouvant, qui traite à la fois de la vie et de son caractère imprévisible, de la mort, de la foi et de religion avec malgré tout beaucoup d’humour, d’amour et d’espoir.
Mais, surtout, ce sont les réflexions d’un enfant sur le sens de la vie et de la mort qui le rendent à nos yeux parfois plus mature que certains adultes.
C’est aussi le désarroi de l’enfant devant le comportement de ses parents qui lui semblent avoir peur de lui, alors qu’en réalité, ils ont peur de la maladie.
C’est aussi la réalisation d’un secret : Regarder chaque jour le monde comme si c’était la première fois.
25 juin 2010
Un coup de coeur pour ce film qui nous raconte l’histoire d’un enfant de dix ans condamné à mourir à brève échéance d’une maladie incurable. Ce petit garçon rencontre une « dame rose », sortie de nulle part, qui va l’aider à vivre pleinement ses derniers jours. Ce film plein de fantaisie, de poésie, mais aussi d’émotions, nous parle avec simplicité de la mort, mais aussi de la vie.
5 mars 2010
Jouons cartes sur tables : je n’aime pas Schmitt. Ni lui, ni ce qu’il dit ou écrit. C’est son droit de s’accrocher aux bondieuseries. C’est le mien de chercher ailleurs. Mais il écrit bien. Ce petit livre de moins de 100 pages en gros caractères m’a fait passer trois belles heures, car il suffisait pour moi de remplacer le mot Dieu par ami. La maladie et la mort chez les enfants sont des choses très difficiles à accepter. Elles ébranlent nos convictions et nous font passer à côté de l’essentiel, à cause de la douleur qu’elles suscitent, à savoir ce que pensent et ressentent vraiment les enfants qui sont dans cette situation et qui souhaiteraient un dialogue intelligent avec ceux qui les entourent avant de franchir le pas.
Pierre Falardeau
Ce documentaire m’a comblé au-delà de toutes attentes. La dernière fois qu’un film m’a autant bouleversé, c’est lors du visionnement de Dédé, à travers les brumes.
Un critique de Radio-Canada disait que l’on n’apprendrait rien que l’on ne sut déjà sur ce cinéaste « engagé par personne ». À la sortie du film, je me suis rendu compte que je n’en savais pas autant que ça sur cet homme que j’admirais beaucoup. Ce que je savais, c’était qu’il était profondément humain, qu’il ne reculait pas devant ses peurs et qu’il était d’une patience infinie. Ce que j’ignorais, c’était qu’il avait tourné autant de films malgré toutes les embûches, toujours avec la même foi, la même humilité ; ses premiers films ; son amitié avec Julien Poulin qui débuta vers l’âge de 12-13 ans ; sa conjointe et ses enfants que je ne connaissais pas… bref, un film très émouvant, nécessaire et qui nous fait réaliser qu’il nous manque des hommes comme lui pour nous expliquer pourquoi nous devons devenir un peuple libre. Un documentaire? Je dirais plutôt un manifeste.
Pina
Un film magnifique à tous points de vue. L’image (en 3D, fascinant !), la musique, les danseurs, les chorégraphies, les commentaires… sans oublier Pina, bien sûr, l’âme de Pina, l’intelligence de Pina… son amour pour la danse et pour ses danseurs. Une femme hors du commun. « Dansez, dansez, disait-elle, sinon nous sommes perdus. »
Résumé : « Pina est un film pour Pina Bausch. Ce long métrage de danse, tourné en 3D avec la troupe du Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, montre l’art exaltant et singulier de la grande chorégraphe décédée à l’été 2009. Il invite les spectateurs à un voyage sensuel et visuel stupéfiant dans une nouvelle dimension : au beau milieu de la scène de la troupe légendaire et au-delà du théâtre, avec les danseurs, dans la ville et les environs de Wuppertal – l’endroit qui fut pendant plus de 35 ans pour Pina Bausch un foyer et le centre de sa vie créative. »
Poetry
Le film à voir absolument et rapidement – au Cinéma Parallèle, les programmes se renouvèlent à la vitesse grand V – c’est Le poème/Poetry, avec la merveilleuse comédienne Yoon Jung-hee. Un film qui nous reste en tête ; un hommage à la beauté cachée dans les événements de la vie, si douloureux soient-ils.
Potiche
J’ai lu la critique d’un membre de l’Île-des-Sœurs au sujet de ce film et j’ai une opinion tout à fait contraire. J’ai beaucoup aimé, c’est léger, amusant et j’ai trouvé le jeu des acteurs très correct. Ce n’est pas un grand film, mais c’est un excellent divertissement, genre « feel good movie ». Pour une fois, on sort du cinéma le sourire aux lèvres et on se sent bien. C’est agréable, à l’occasion, de voir ce genre de film simple et drôle.
10 juin 2011
Je suis allée voir ce film, dont le titre ne m’inspirait pas tellement, interprété, entre autres, par Fabrice Luchini, Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, croyant pouvoir me régaler des performances de ces trois monstres sacrés du cinéma et par conséquent, du film lui-même. J’ai vite déchanté et si j’ai tenu jusqu’au bout, c’est que je n’en croyais pas mes yeux et mes oreilles et je voulais savoir où tout ça menait : nulle part !
Arriver à rendre le génial Luchini presque insignifiant, arriver à nous montrer le prolifique Depardieu ennuyeux, arriver à faire jouer la toujours belle Deneuve de façon superficielle, il faut le faire. Ces trois comédiens auraient bien voulu se voir ailleurs. Ils n’en sont quand même pas à faire des films « alimentaires » ! Je ne comprends pas leur participation à ce navet de taille. Faible direction des acteurs, montage raté, contenu inexistant, dialogues pénibles.
Comme tout le monde, je me suis reportée aux années cinquante. J’ai vécu au cours des années soixante le rôle de mère au foyer et de femme au travail. La nunuche de Potiche n’a rien à voir avec ce que nous, les femmes, vivions à cette époque.
Est-ce la prestation de Deneuve à la toute fin du film qui a touché quelques personnes ? La malheureuse interprète « C’est beau la vie » (elle chante faux), les bras en croix, de blanc vêtue (tailleur griffé), devant les ouvriers d’une usine sortie d’un film d’animation tant les couleurs et l’architecture sont invraisemblables, particulièrement à cette époque. En 2050, peut-être.
En un mot, pitoyable.
27 mai 2011
Je suis d’accord avec le membre du Club des Irrésistibles : à voir ! Comique… mais éducatif aussi pour les plus jeunes : voir le chemin accompli par les femmes depuis 35 ans !
Avec Catherine Deneuve dans le rôle principal.
27 mai 2011
Un film qui nous fait oublier la mauvaise température. Pour ceux et celles qui sont trop jeunes pour avoir connu les années post-soixante-huitardes, croyez-moi, ce film a le ton juste. Il n’y a aucune exagération dans les décors, les costumes ou les propos tenus par les personnages.
Résumé : « En 1977, Suzanne est l’épouse soumise du riche industriel Robert Pujol, qui dirige son usine de parapluies d’une main de fer et s’avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu’avec sa maîtresse, ses enfants et sa femme qu’il prend pour une potiche. À la suite d’une grève et d’une séquestration de Robert, Suzanne se retrouve à la direction de l’usine, à la place de son époux, désavoué par le personnel. »
Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Karin Viard.
Pour l’Amour de Dieu
J’ai vu ce film et, au contraire de la personne de Guèvremont, alors que je m’attendais à ce que Micheline Lanctôt ne soit pas forcément tendre avec les ordres religieux, elle nous montre, en somme, des personnages faits de sang et de chair. J’ai trouvé aussi que leur côté mystique est caricaturé souvent avec un humour charmant.
Enfin, j’ai admiré le jeu de Geneviève Bujold.
23 sept 2011
« À la fin des années 50, une adolescente découvre qu’une religieuse et un jeune prêtre sont épris l’un de l’autre. Également amoureuse de ce dernier, la jeune fille se venge en le dénonçant en confession. »
Micheline Lanctôt, dans ses nombreuses entrevues, affirme que ce film a été fait afin de rendre hommage aux communautés religieuses. Il me semble qu’elle prouve tout à fait le contraire : on ne peut généraliser à partir d’un cas et mettre en doute le célibat et la vie consacrée. J’aimerais bien lire les impressions d’autres membres qui auront vu ce film.
Bon visionnement !
Pour un instant la liberté
Film écrit et réalisé par Arash T. Riahi avec, entre autres, Navid Akhavan, Pourya Mahyari et Kamran Rad.
Un film qui démontre fort bien toutes les difficultés que doivent affronter les gens qui quittent leur pays pour trouver la liberté. Et ce n’est pas parce qu’ils ont enfin les papiers et l’argent nécessaires pour aller ailleurs que leur calvaire est terminé. Et quels acteurs !
Au Beaubien avec sous-titres français. Cote : 7/10.
Titre original : Ein Augenblick Freiheit
Quatre Minutes
L’histoire de madame Traude Krüder, professeure de piano. Madame Krüder aurait existé car on indique à la fin du film qu’elle est décédée en 2004. Elle aurait enseigné le piano à des détenues pendant 60 ans. L’histoire aussi d’une jeune détenue incarcérée pour meurtre chez qui la professeure décèle très vite un talent de musicienne exceptionnel.
Il s’agit d’un film sur la survie (la vie), l’amour, la fidélité, la ténacité, la tolérance, la réussite au-delà des obstacles rencontrés. La jeune pianiste tentera par tous les moyens d’échapper à la rigueur et à la discipline imposées par cette vieille dame qui a décidé de faire de son élève autre chose qu’une condamnée à perpétuité. De la violence dans ce film, mais rien de gratuit ou de racoleur. La vie carcérale n’est pas une sinécure et enseigner dans de telles conditions relève du défi.
Émouvant aussi de découvrir qui était vraiment madame Krüder à l’aube de sa vie.
Dans un autre ordre d’idées, à lire : « Proust was a Neuroscientist » de Jonah Lehrer (2007), pour qui connaît la langue anglaise. Il est également question dans ce livre de Virginia Woolf et Gertrude Stein, entre autres. Très intéressant.
Titre original : Vier Minuten
Quichotte et Les Invincibles
J’ai eu le privilège d’assister à ce spectacle qui mettait en scène Erri De Luca et ses amis musiciens : Gianmaria Testa et Gabriele Mirabassi dans le cadre du Festival de littérature en 2006 à la Cinquième Salle de la Place des Arts.
J’ai eu le coup de foudre ! Un spectacle intimiste, engagé, une grande présence.
Voici le lien pour en savoir davantage :
http://www.festivalfil.qc.ca/2008/pdf/Fil2008_Programme.pdf
Reste avec moi
Cinq histoires parallèles où les liens d’amour et d’amitié sont mis à l’épreuve. Un scénario d’une grande intelligence qui, mine de rien, par petites touches, évoque avec retenue et tendresse des réalités sociales trop souvent ignorées : solitude, maladie, désir d’enfant, monoparentalité, alcoolisme, conditions de vie misérables de l’immigrant exploité. Le passage d’une histoire à l’autre se fait habilement, sans coupure, et on découvre vers la fin ce qui relie tous ces personnages attachants.
Rien à déclarer
Le 1er janvier 1993, suite au traité de Maastricht, tous les petits postes frontaliers vont devoir fermer. Ruben Vandervoorde, douanier belge, et Mathias Ducatel, douanier français, ennemis jurés, vont ainsi perdre leur travail sauf s’ils acceptent de faire équipe pour une douane volante. Mathias, amoureux de la soeur de Ruben, accepte pourtant l’offre, espérant « séduire » le frère.
Blagues belgo-françaises, situations cocasses, excellents acteurs… Un très bon moment d’hilarité.
Film du réalisateur de Bienvenue chez les Ch’tis avec Benoît Poelvoorde et Dany Boon.
Séraphine
En 1912, Séraphine a 48 ans. Domestique chez madame Duphot, une logeuse, elle aime les choses simples, s’asseoir au pied des arbres, aller à l’église, chanter des cantiques. Mais, Séraphine a aussi un grand talent brut de peintre. Sous l’inspiration de son ange gardien, elle peint dans sa chambre de bonne.
Ce film a gagné le prix du meilleur scénario de Cineuropa et il le méritait bien. L’oeuvre est mise en scène avec une grande élégance, profitant sans cesse des décors naturels et des intérieurs aux couleurs chaudes. Un DVD à voir.
19 juin 2009
Émouvant, intérieur sans être sombre, comédienne exceptionnelle.
Silence
« Ces chansons qu’on chuchote », « L’Art de se faire plaisir », « Poésie pour les soirs d’hivers », « Je me dépose et je m’intériorise », à votre guise.
Un CD… du baume pour l’âme. L’intimité tranquille de Pellerin, des chansons très tranquilles qui lui servent de pause entre deux exubérances verbales dans ses spectacles. C’est la loi du pendule… du calme après avoir perdu son père âgé de 57 ans… il refait son énergie dans ce CD. À écouter religieusement!
Still Walking
Je suis allée voir le film japonais « Still Walking » qui joue au Cinéma Parallèle.
Un petit bijou. Il s’agit d’une réunion de famille pour commémorer la mort du fils aîné survenue 15 ans auparavant dans un accident tragique. En l’espace de cette tranche de vie de 24 heures, tout se révèle subtilement et moins subtilement chez les Yokoyama : les joies, les peines, les ressentiments de chacun, la relation dysfonctionnelle entre les enfants et les parents, de même qu’entre les parents. Les personnages sont bien campés et la photographie est superbe.
Tête de Turc
Synopsis : « Un geste, et tout bascule. Un adolescent de 14 ans, un médecin urgentiste, un flic en quête de vengeance, une mère qui se bat pour les siens, un homme anéanti par la mort de sa femme voient leurs destins désormais liés. Alors que le médecin passe plusieurs jours entre la vie et la mort, les événements s’enchaînent et tous seront entraînés par l’onde de choc. »
Les points forts : la mère interprétée par Ronit Elkabetz; le scénario qui illustre bien les difficultés des immigrants à s’intégrer, que ce soit en France ou ailleurs; le rythme du film; et, ce qui n’est pas négligeable, le fait de découvrir des acteurs excellents qui nous sont parfaitement inconnus. Ça nous change des stars françaises mais surtout américaines.
Les points faibles : l’histoire est un peu touffue, parfois on ne sait pas trop où nous en sommes; une intrigue secondaire qui aurait pu être enlevée et qui influence inutilement la fin; enfin, les acteurs masculins tout particulièrement ont un accent difficile à comprendre.
J’ai donné 7/10 à ce film.
Avec : Ronit Elkabetz, Roschdy Zem, Samir Makhlouf, Pascal Elbé, etc.
The Desert of Forbidden Art
« Il s’agit d’un documentaire (Ouzbekistan, Russie, États-Unis, 2010) sur un homme et son oeuvre, mais aussi sur une terre fabuleuse et inconnue, sur des destins exceptionnels qui s’entrecroisent, quelque part entre la petite et la grande histoire. Igor Savitsky est un aristocrate envoyé au Karapakalstan (Ouzbekistan). À son étonnement, il découvre que certains des plus grands artistes y ont trouvé refuge, traqués par Staline. Savitsky entreprend alors une quête passionnelle et obsessive, celle d’exhumer ces vies et leurs chefs-d’oeuvre disparus et de créer un musée qui comprend plus de 40 000 oeuvres. »
J’ai été énormément touchée par le courage de ces gens et de leur oeuvre, qui se poursuit encore aujourd’hui.
Membre : Westmount
05 août 2011
À ne pas manquer ce documentaire sur l’histoire de l’art moderne en Russie, présenté au Cinéma du Parc jusqu’au dimanche 7 août 2011. Histoire incroyable. Magnifique et instructif.
Il y avait un court article dans la Presse de samedi sur ce sujet sous la plume de Mario Cloutier qui commençait ainsi : « […] au fin fond de l’Ouzbékistan existe un musée qui renferme des toiles exceptionnelles d’artistes d’avant-garde, mises au ban par les bolchéviques et la Révolution soviétique. »
Bon cinéma !
The Ghost Writer
Coup de coeur tout à fait inattendu.
Ce thriller politique est axé sur les événements ténébreux auxquels doit faire face l’écrivain fantôme recruté pour vitaliser les mémoires de l’ancien Premier ministre britannique, Adam Lang. Installé dans une île éloignée du monde, où règnent une atmosphère menaçante et des tempêtes quasi constantes, l’écrivain navigue dans le brouillard le plus obscur, tout comme les spectateurs.
Le mystère est orchestré brillamment par Polanski (il faut reconnaître son talent, même à contrecœur). La musique plane redoutablement sur l’intrigue, qui s’adapte curieusement bien aux événements récents.
Amateurs de polars : un film à ne pas manquer.
Titre du film en français : L’écrivain fantôme
The Help
Je viens de voir au cinéma le film de Tate Taylor tiré du roman La couleur des sentiments de Kathryn Stockett que j’avais beaucoup aimé. Le roman est bien adapté et le film ne m’a pas déçue.
Thelma & Louise
Télé-Québec proposait dernièrement ce film, qui a reçu l’Oscar du meilleur scénario.
Avec Geena Davis (Thelma) et Susan Sarandon (Louise) dans les rôles principaux.
Ce film raconte l’histoire de deux femmes dont l’excursion d’un week-end se transforme en cavale à travers les États-Unis. Si vous n’avez jamais vu ce film, essayez de vous le procurer dans une Boîte Noire près de chez vous. C’est un film nettement féministe et qui comprend de multiples facettes : amitié particulière entre femmes, révolte des femmes contre certains hommes assez bornés merci… et que dire de cette finale aussi spectaculaire qu’inattendue ? Un road movie sans aucun temps mort comme seuls les Américains peuvent en faire.
Tous les soleils
Pour entrer doucement dans l’automne, je vous suggère ce film de Claudel. Film magnifique et avec beaucoup d’humour et de légèreté, ce qui ne diminue en rien sa profondeur. La bande sonore est très belle avec ses tarentelles et ses choeurs que l’on peut d’ailleurs écouter sur le web.
7 oct 2011
J’ai passé par toute la gamme des émotions en visionnant ce film et, en sortant du cinéma, j’ai ouvert mon parapluie en souriant. Je venais de passer un excellent moment de cinéma. Ce film ne nous laisse pas en rade une seule seconde. Et pourtant, il n’y a ni vulgarité, ni gadgets ou trucages époustouflants, ni blagues idiotes, ni pleurnichages insignifiants. Que des dialogues ciselés, un jeu d’acteurs solide (revoir Anouk Aimée vaut le prix du billet) et que dire de la musique baroque (non pas rock !)… Un film tout simple, mais sans défaut. Donc un tour de force.
Avec, entre autres, Stefano Accorsi, Neri Marcorè, Clotilde Courau, Lisa Cipriani et Anouk Aimée.
2 sept 2011
Des réflexions importantes sur la Vie, L’Amour et la Mort. Un film à voir et à revoir. C’est juste de dire que CLAUDEL est un HOMME important. À ne pas manquer ! Bon visionnement !
26 août 2011
J’aurais voulu aimer, voire adorer ce film. Mais ce n’est pas le cas. J’ai trouvé le comédien principal très mauvais. Il jouait faux. Donc, je ne le recommande pas. En revanche, je propose Midnight in Paris de Woody Allen (États-Unis, 2011) et Le sens de l’humour d’Émile Gaudreault (Québec, 2011).
19 août 2011
« Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. »
Quel beau film ! Romantique, poétique, même humoristique, des acteurs remarquables…
Une bouffée d’air frais, un régal.
Un film à voir absolument. Je craignais tellement la déception que j’hésitais à aller voir le film écrit et réalisé par Claudel. Le film m’habite encore et j’ai dans la tête les belles images de Strasbourg et une musique que je veux absolument retrouver.
De belles réflexions aussi sur l’amour, la vie et la mort.
Claudel sait raconter des histoires, les mettre en images et aussi il sait choisir ses comédiens que je ne connaissais pas ou presque. Une réussite !
Membre d’Outremont
Toute la beauté du monde
Avec Marc Lavoine et Zoé Félix.
Beauté ! Beauté ! Un voyage au coeur de BALI avec des acteurs et des paysages superbes.
Il l’aime, mais elle ne peut l’aimer : l’homme de sa vie vient de mourir, elle est en dépression.
Lors de voyage en Asie où Tina tente de reprendre goût à la vie, Frank s’impose en douceur comme un guide, un compagnon exceptionnel de voyage et bientôt un ami. Un film de détente !
Bon visionnement !
Un balcon sur la mer
Marc a tout pour être heureux : marié, père de famille et agent immobilier dans le sud de la France. Mais un jour, sa vie bascule suite à la rencontre d’une jeune femme envoûtante dont le visage lui semble familier. Cette rencontre devient une obsession. Elle le replonge dans son enfance en Algérie, en pleine guerre d’indépendance. Il repense à son amour d’enfance qu’il a dû quitter brutalement à cause de la guerre. Mais qui est cette jeune femme ?
Le premier tiers du film est captivant. La rencontre, l’obsession, l’Algérie… et puis il y une cassure dans le scénario. Plus rien à voir avec le début. Dommage ! Les acteurs sont superbes.
Avec, entre autres, Jean Dujardin et Marie-Josée Croze.
Un Monde Meilleur
Je partage l’opinion du membre de Westmount, qui, dernièrement, parlait de ce magnifique film. Rencontre de deux jeunes garçons : l’un vient de perdre sa maman, est en grande souffrance et en colère, peu soulagées par un père impuissant et l’autre jeune est victime de harcèlement à l’école, ses parents sont au bord du divorce et son père, médecin dans un camp de réfugiés en Afrique, souvent parti.
L’image est superbe, la musique très belle, le récit poignant. Un très grand film.
Et je vous recommande aussi de la même Suzanne Bier, sorti en 2006, Après le mariage, remarquable !
20 mai 2011
Ce film dano-suédois, Haevnen, s’est mérité l’Oscar pour le meilleur film étranger. Réalisé par Susanne Bier, il raconte la vie d’un médecin, de son ex-femme et de leurs deux garçons dont l’un, Elias, est victime d’intimidation à l’école. À l’arrivée d’un autre jeune garçon, Christian, récemment orphelin de mère, qui ne s’en laisse pas imposer par les « durs » de l’école, Elias découvre l’amitié. Mais jusqu’où les entraînera cette amitié ?
C’est un très beau film qui traite entre autres de solitude, de violence gratuite, de familles brisées et de deuil. Les acteurs sont excellents et les paysages magnifiques. C’est à voir !
Titre en anglais : In a Better World
Une autre année
Deux films font la une ces temps-ci : Incendies de Denis Villeneuve (Québec, 2010), grand drame québécois et Une autre année/Another Year, émouvant film britannique de Mike Leigh (2010). Le premier, qui porte sur l’impitoyable guerre civile au Liban, diffère totalement du second, qui est dépourvu de tout mélodrame puisqu’il s’agit du quotidien quasi monotone d’une famille londonienne.
Néanmoins, les deux histoires sont animées par un même esprit – Incendies opte pour la douleur que l’être humain impose à l’autre, Une autre année opte pour la souffrance que l’être humain s’impose à lui-même. Ces psychologies superficiellement opposées sont toutes deux fondées sur la haine, qu’elle soit extériorisée ou intériorisée.
Ces films bouleversants nous poussent à douter de notre essence humaine. Ils mettent en vedette des acteurs tellement réels que les récits nous précipitent dans les deux milieux tels des tourbillons qui nous tirent au fond du gouffre.
Deux grands films qui doivent être vus, mais veillez à être bien accompagnés… il y a tellement à dire.
Wallender : enquêtes criminelles
Cette télé-série suédoise est présentée à Télé-Québec, le jeudi à 21 h.
Le premier épisode (2 juin), signé Charlotte Brandström, de cette nouvelle série inspirée des romans d’Henning Mankell, bien que fort intéressant et très bien réalisé, m’a un peu déçu. Ce n’est plus tout à fait le même Wallender. Il a de nouveaux comportements qui m’agacent : dès les premières images, on le voit fin saoul, mais heureux quand même avec ses amis, pendre la crémaillère ; il mâche de la gomme ; sa fille n’est plus dans le portrait ; il est beaucoup plus agressif et ce, sans raison valable… Mais je ne bouderai pas mon plaisir à voir ce personnage évoluer jusqu’à l’automne sous l’inspiration de Mankell.
Welcome
Voici mon dernier coup de coeur.
Film avec, entre autres, Vincent Lindon et Firat Ayverdi.
Cette histoire, dont le contexte est bien réel, aurait pu être traitée comme un documentaire. Non, elle l’a été comme une fiction qui vient chercher notre affectif, nos émotions, les miennes en tout cas.
Un maître-nageur français, ancien champion olympique, est appelé à montrer à nager à un jeune Kurde qui rêve d’aller rejoindre sa fiancée en Angleterre. Autrement dit, il veut traverser la Manche à la nage.
Le maître accepte avec l’intention de reconquérir ainsi le coeur de son ex-femme, mais sa relation avec le jeune homme se transforme en une magnifique amitié; remplacerait-il le fils qu’il n’a jamais eu?
Pour voir le film, il faut faire vite; la présentation au cinéma Beaubien devrait tirer à sa fin. Un DVD est cependant déjà annoncé en France.
27 nov 2009
Le réalisateur nous présente quelques Kurdes, sans-papiers, à Calais, en attente de passer illégalement la Manche pour trouver du travail en Angleterre. Philippe Lioret suit surtout l’un d’eux, Bilal, un jeune de 18 ans qui désire par tous les moyens rejoindre Mina, sa bien-aimée qui habite, précisément, avec sa famille, de l’autre côté de la Manche. Bilal et Simon, maître-nageur à Calais, feront connaissance, puis… Là, c’est à vous d’aller voir ce film qui, malheureusement, démontre une réalité que vivent beaucoup trop d’immigrants.
Winter’s Bone
Ce film est un des meilleurs que j’aie vu depuis longtemps. Il raconte l’histoire d’une jeune fille de dix-sept ans qui s’occupe de sa mère malade, de son frère et de sa sœur plus jeunes qu’elle. Elle doit aussi se battre pour conserver la maison dans laquelle ils vivent. Rien de misérabiliste, mais un combat pour la survie à tout prix dans un milieu fermé et hostile. L’actrice principale est extraordinaire.












Ce film met en scène un électronicien canadien d’une quarantaine d’années. Jean-Marc Phaneuf, personnifié par Robert Morin, est coopérant en Afrique auprès d’une ONG qui donne du soutien technique aux radios locales. Pendant son séjour, il se confie à sa caméra et capte des images des personnes qu’il fréquente et des événements qui surviennent.