27 avr 2017

Captive

Atwood, Margaret

Captive Atwood

Le roman s’appuie sur un fait réel qui s’est produit près de Toronto. À l’été 1843, Grace Marks, 16 ans, travaille chez Mr. Kinnear.

James McDermott, un employé de la ferme chez Thomas Kinnear, tue Nancy, la femme de maison, parce qu’il ne s’entend pas bien avec elle. Ensuite il tue Mr. Kinnear d’un coup de fusil. Grace est présente et supposément complice de leur mort. Ils sont capturés aux États-Unis. McDermott est jugé et pendu devant la nouvelle prison de Toronto en novembre 1843.

Mackenzie, l’avocat, réussira à faire passer Grace pour folle ; elle sera condamnée à la détention à vie, sans procès.

Simon Jordan (personnage fictif), jeune nouveau docteur voulant fonder un hôpital pour aliénés, s’intéresse à son cas et commence à lui rendre visite au domicile de la femme du gouverneur de la prison, chez qui Grace travaille en tant que prisonnière. Ça se passe vers 1859.

Grace trouve le docteur Jordan sympathique et elle accepte de lui raconter sa vie. Il a une méthode différente de ses confrères : il lui apporte un fruit ou un légume à chaque séance et lui demande ce qu’elle en pense.

Le récit que Grace fait au docteur Jordan semble tellement réaliste que le lecteur perçoit chez l’amie intime de celle-ci, Mary Whitney, une seconde nature. On dirait que Grace a deux personnalités : une très tranquille et sage et l’autre (Mary Whitney) plutôt ouverte et agressive. À la suite d’un avortement, Mary meurt et c’est comme si elle devenait Grace – d’où le titre en anglais Alias Grace.

Des deux principaux personnages, Grace s’exprime plus souvent et lorsque le docteur Jordan est en scène, c’est plutôt exposé de façon concrète et par lettres.

Le roman semble bien traduit sauf pour quelques petits détails sans importance comme : « À cheval donné on ne regarde pas la bouche » plutôt que « la bride ».

C’est une histoire que l’auteure a su rendre très intéressante. Les personnages principaux sont bien décrits et attachants. Les personnages secondaires reflètent leur époque, certains sont sympathiques, d’autres pas du tout.

Globalement, Captive est un excellent roman, presque un thriller, palpitant et bien écrit. Coup de cœur très bon : 9/10.

Titre original : Alias Grace

Membre : Verdun

Atwood, Margaret. Captive, Éditions Robert Laffont, 1996, 1998, 483 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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