29 mar 2018

Blaze

Bachman, Richard

Blaze King

Personne (ou presque) ne connaît Richard Bachman. Mais si je vous dis que c’est l’un des pseudonymes de Stephen King qu’il utilisa dans les années 70…

Un roman de fond de tiroir comme il l’écrit lui-même dans la préface. Mais quel roman ! Aussi captivant que tous ses autres livres.

Bien sûr, ce n’est pas de la grande littérature à la Paul Auster. Mais il a le don de nous inquiéter et de nous faire voir en même temps les bons côtés de ceux que l’on considère comme faisant partie de la lie du genre humain.

À preuve ce Blaze qui mesure presque deux mètres et pèse plus de cent kilos dès l’âge de 14 ans. Mais il a une sensibilité de jeune vierge… ou presque.

Blaze (« to blaze up » signifie « exploser de colère ») est un délinquant de haut vol. Il projette d’enlever un bébé pour obtenir une rançon d’un million de dollars. Pourquoi un bébé ? « Un bébé peut pas t’identifier, tu peux donc le rendre vivant. Il ne peut pas te baiser en essayant de s’évader ou en faisant passer un mot ou une connerie comme ça. Tout ce qu’un bébé peut faire, c’est de rester là où on le pose. Il ne sait même pas qu’il a été enlevé. » Sauf qu’il faut penser aux couches, aux biberons, aux petits pots : « À moins que tu crois qu’il n’y a qu’à lui refiler un hamburger et une bière pour ses foutus repas ? »

Dans tous ses romans, Stephen King défend la thèse de Jean-Paul Sartre à savoir que « l’enfer, c’est les autres ».

Titre original : Blaze

Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu

Bachman, Richard. Blaze, Éditions Albin Michel, 2007, 2008, 327 pages.



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