21 nov 2019

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Si vous allez au Musée d’art contemporain (MAC) avant le 5 janvier 2020, vous pourrez voir, pour le même prix, six expositions dont celle consacrée à Janet Werner.

Je n’ai peut-être pas le vocabulaire ni les compétences nécessaires pour parler de manière appropriée du travail de Janet Werner, mais j’aime les arts visuels et j’avais envie de partager mes impressions avec vous.

Née en 1959 à Winnipeg, au Manitoba, l’artiste canadienne réside et travaille à Montréal depuis deux décennies. Après avoir passé les dix dernières années à enseigner à l’Université Concordia, Janet Werner prendra sa retraite à la fin de 2019.

Quand je suis devant une oeuvre de cette peintre, je vous mentirais si je vous disais que je comprends tout, mais son travail me parle, me questionne, m’amène dans des zones qui me sont moins familières. Je m’interroge sur l’intention de l’artiste derrière chacune de ses toiles. Pourquoi l’une d’elles me fait penser à Picasso avec la déconstruction ou la superposition de visages alors qu’une autre me ramène à Miró ? Lorsqu’elle remplace le visage d’une femme par « des photographies de modes trouvées » ou par un masque, que veut-elle nous dire ? Parfois les personnages regardent de côté, par terre, droit devant, dans une posture désinvolte ou, au contraire, dégagent une force de caractère…

Parmi le corpus de 31 huiles sur toile peintes de 2009 à 2019, quelques œuvres représentent son atelier montréalais. J’imagine alors l’artiste au travail, je m’imprègne de l’atmosphère qu’elle crée, je m’immisce en catimini dans son studio chargé de pinceaux, de tubes de couleur, de magazines de photographies de mode.

Dans les salles, la mise en place est très réussie – précisons que le commissariat de l’exposition a été confié à François LeTourneux, conservateur adjoint au MAC –, ce qui nous permet de déambuler à notre aise pour bien saisir le parcours de l’artiste.

En rafale, quelques lignes sur trois autres expositions que présente le MAC :

Réalisée en 2013 à partir des pages du Shorter Oxford English Dictionary, la vidéo Second-hand Reading (7 minutes) de l’artiste d’Afrique du Sud William Kentridge est animée de dessins sur une très belle musique de Neo Muyanga. Magnifique et envoûtant !

Bleu de bleu du montréalais Alain Paiement propose une installation composée de 32 éléments faits, entre autres, de vidéos et de photographies… Ce projet, réalisé dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, donne un éclairage insoupçonné à l’autoroute 20 sur une longueur de quelques kilomètres, soit de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau jusqu’au centre-ville.

Gisele Amantea, artiste née à Calgary et installée à Montréal, présente, dans la Rotonde du Musée – qui bientôt n’existera plus dans l’état actuel après les travaux de rénovations du MAC –, Faux site (2017), une série de 11 impressions à jet d’encre pigmentées sur papier archive. Il serait intéressant que l’équipe du MAC invite l’artiste à créer une autre œuvre in situ une fois la restauration des lieux terminée.

Comme vous pouvez le constater, il y en a pour tous les goûts. Bonne visite !


Le lundi 25 novembre, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec la metteure en scène Angela Konrad et la jeune comédienne Alice Bouchard (qui joue le rôle de La Petite, en alternance avec Marion Vigneault), qui nous parleront de la pièce Fleuve de Sylvie Drapeau, présentée au TNM jusqu’au 7 décembre 2019.

Lundi dernier, je recevais la metteure en scène Luce Pelletier, venue nous parler de la pièce Les Serpents de Marie NDiaye, présentée à l’Espace Go jusqu’au 7 décembre 2019.



Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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