28 sept 2012

Barbe bleue

Nothomb, Amélie

À Paris, la photo de madame Nothomb (en fait, la page couverture du roman), tapisse, un peu partout les abribus, et d’autres panneaux publicitaires du métro ou des grandes avenues. Difficile de résister à la tentation d’autant de publicité pour un roman et de lire ces 169 pages.
C’est l’histoire de Saturnine, une jeune Belge qui cherche à se loger à Paris. Son nom va dans le sens d’un des thèmes du roman, l’alchimie : l’art de transformer le plomb en or, et le but ultime, se transformer soi-même en or. Elle répond à l’offre de colocation d’un Espagnol de grande classe qui lui offre le luxe et le faste parisien pour une modeste somme. C’est que le grand Espagnol a la réputation d’être un « serial killer » ; huit de ses précédentes colocataires sont disparues. Saturnine le sait, mais mieux vaut cet homme, qu’elle ne peut pas supporter au début du roman, que la banlieue.
Les dialogues entre les deux personnages sont savoureux.
Nibal y Milcar, le grand Espagnol, est très généreux pour Saturnine ; il en tombe amoureux. Il n’a qu’une seule condition, respecter son secret en ne franchissant pas la porte de sa chambre noire.
Les huit précédentes femmes n’ont pas respecté son secret, elles sont donc mortes.
Saturnine respectera ce secret, elle voudra être récompensée pour cela.
C’est une histoire étonnante, comme un conte… plus qu’un roman selon moi.
La lecture en vaut la peine.



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Membre : Outremont

Nothomb, Amélie. Barbe bleue, Éditions Albin Michel, 2012.

Catégorie : Romans... autres genres

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