07 sept 2017

Au beau milieu, la fin

Boucher, Denise

Au beau milieu, la fin Boucher

De sa plume imagée et alerte, Denise Boucher sait parler du vieillissement avec lucidité sans jamais se laisser abattre. J’ai eu grand plaisir à lire son roman.

Adèle envoie des courriels à son amie Brigitte partie pour une destination inconnue et pour un temps indéfini. Chaque courriel constitue un chapitre et un monologue puisque jamais Brigitte ne répond.

Adèle raconte son voyage à Rome, son retour dans son appartement dévasté, ses amours trahis, ses amitiés, ses gestes de bonté envers ses voisins, son corps vieillissant, avec un humour caustique, un langage cru mais pas vulgaire, un regard lucide où pointe une révolte contenue et un brin de dérision… mais la sagesse et la soif de vivre l’emportent.

« L’amertume est un poison terrible. Il révèle notre impuissance et nous peinture dans un coin noir. La lumière s’en va et emporte avec elle toute la douceur et toute la joie que nous avons à vivre. » (p. 20)

« J’aime la calme inquiétude de mon voisin aveugle. Cet homme est un adoucisseur qui défroisse mes rancunes. J’entends bien les voir crever avant moi. » (p. 52)

Membre : Outremont

Boucher, Denise. Au beau milieu, la fin, Éditions Leméac, 2011, 155 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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