17 mai 2018

Aaron

Thériault, Yves

Aaron

Moishe Cashin, un juif orthodoxe d’origine russe, après avoir vécu quelques années en Californie, vient s’établir à Montréal. Rapidement, il se retrouve seul avec son petit-fils, Aaron. Il est pour lui un père et une mère. Il veille à faire son éducation religieuse dans la pure tradition juive orthodoxe.

Son grand-père a déjà décidé de l’avenir d’Aaron. Tout va bien, il est un très bon disciple… Mais, à l’adolescence, Aaron remet tout en question. Moishe est alors dépassé par l’émancipation de son petit-fils. C’est un conflit de générations transposé dans la réalité d’une famille immigrante.

J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cette culture juive. Un récit qui m’a beaucoup touchée. Comment deux êtres qui ont toujours vécu dans une grande intimité, qui sont seuls au monde, peuvent-ils arriver à s’éloigner aussi dramatiquement l’un de l’autre ?

Un très beau roman urbain, écrit dans les années cinquante, qui traite de plusieurs thèmes actuels (conflit de générations, intégration des immigrants, etc.). Une belle découverte dans l’oeuvre de cet auteur rendu célèbre par Agaguk (1958).

Membre : Ste-Dorothée

Thériault, Yves. Aaron, Éditions Le Dernier havre, 1954, 2003, 490 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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