02 août 2018

Andromaque

Racine, Jean

Andromaque Racine

Andromaque. Tout un drame. Il y a d’abord Oreste, un peu fêlé et déboussolé – « Tu vis mon désespoir ; et tu m’as vu depuis / Traîner de mers en mers ma chaîne et mes ennuis » – qui aime Hermione, mais cette dernière en pince pour le bon roi Pyrrhus, lequel ne jure que par Andromaque (crétin, il l’a enlevée), laquelle aime fiévreusement son fidèle époux Hector (il est mort – pas pratique au lit) et son fiston Astyanax (elle l’aime beaucoup, c’est en sous-texte, mais ça frôle l’inceste).

Ça va mal tourner. Et ça vire mal en effet. Je résume. Oreste trucide Pyrrhus par maintes mains grecques interposées ; Hermione, dépitée, se suicide sur la dépouille encore chaude du bon roi ; Oreste devient dingue et Andromaque peut enfin régner sans son Hector mort. La vertu régnera. Andromaque quitte son bled, sur son zodiac, avec ses copains (dont Oreste devenu débile), question d’aller venger Pyrrhus qui lui a, bien malgré lui, légué le trône. L’art de se compliquer la vie.

Membre : J. de Rosemont

Racine, Jean. Andromaque, Éditions Gallimard, collection Folio, 1667, 2015, 175 pages.



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