16 avr 2010

Agaguk

Thériault, Yves

Agaguk

Le roman le plus connu et le plus réputé de l’auteur se passe dans la toundra. Mentalité des INUIT, des « Hommes ». Traditions particulières, loin de celles des Blancs, concernant les lois sociales et la mort, par exemple.
Ce qui m’a frappée comme ressemblances entre ce roman et La fille laide : les thèmes de la beauté et de la laideur (Agaguk mutilé); du meurtre et de ses raisons; de la vie à l’écart de la civilisation/du village; de la femme « forte» différente de la « norme » (et qui parle « trop haut »); le lien très fort dans le couple; l’importance de l’enfant/du fils. – Un Inuk peut refuser de devenir le « Chef » du village pour garder sa liberté personnelle – car avec la tâche et l’honneur de la fonction vient la responsabilité pour toute la collectivité. Ramook, père d’Agaguk et chef du village, est rusé et dur. Son fils est « beau et jeune »…
Les qualités appréciées chez un INUK : la ruse (surtout face aux Blancs, mais également à la chasse); l’intelligence (connaissance de ce qui aide à survivre dans la Nature, par exemple); autorité (le « mâle » est le maître); l’habileté; la jeunesse, la puissance (physique et morale).
Agaguk, « le plus grand chasseur du Nord », évolue – en grande partie à cause de l’amour et la force de caractère d’Iriook, sa femme.-
Des passages particulièrement touchants : la naissance de Tayaout et les rêves du père; la rencontre avec le loup blanc solitaire; la réaction au désir d’Iriook de garder la fille à naître; les réflexions sur la puissance.



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Membre : Ville Mont-Royal

Thériault, Yves. Agaguk, Éditions Le Dernier havre, 1958, 2003, 394 pages.

Catégorie : Romans : québécois

Consulter la disponibilité de ce document dans nos bibliothèques.

Pour laisser un commentaire

*