14/01

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Vous avez été très nombreux-ses à répondre à ma petite « enquête » sur vos coups de coeur littéraires de 2020. Merci de votre participation irrésistible.

Après compilation voici, parmi la centaine de vos suggestions, les livres le plus souvent mentionnés (l’ordre est aléatoire) :

Québec :

Les Villes de papier de Dominique Fortier (Alto, 2018)

Kukum de Michel Jean (Libre Expression, 2019)

Pas même le bruit d'un fleuve d'Hélène Dorion (Alto, 2020)

Ta mort à moi de David Gaudreault (Stanké, 2019)

La Mariée de corail de Roxanne Bouchard (Libre Expression, 2020).

Hors Québec :

Nickel Boys de Colson Whitehead (Albin Michel, 2019, 2020)

La Vie mensongère des adultes d’Elena Ferrante (Gallimard, 2019, 2020)

Chavirer de Lola Lafon (Actes sud, 2020)

Liv Maria de Julia Kerninon (Annika Parance éditeur, 2020)

Betty de Tiffany McDaniel (Gallmeister, 2020).


Est-ce que le prix Goncourt 2020 est un bon cru ? L'Anomalie d’Hervé Le Tellier (Gallimard, 2020) est certes intrigant, rondement mené, mais sa conclusion m’a laissée sur ma faim, pour ne pas dire dubitative.

L’action se déroule sur quelques mois. Le 10 mars 2021, le vol 006 d’Air France qui effectuait la liaison Paris-New York a dû affronter une zone de fortes turbulences, à un point tel que certains des 243 passagers ont cru que leur dernière heure était arrivée. Vous me direz, avec raison, qu’une telle situation n’a rien d’exceptionnel.

Sauf que, ce qui l’est un peu moins et qui est même plutôt original, c’est qu’un deuxième incident similaire a eu lieu 106 jours plus tard, à bord du même avion (un Boeing 787), toujours piloté par le commandant de 48 ans, David Markle, et son adjoint Gid Favereaux, du même vol, pour la même destination, avec les mêmes passagers et personnels de bord. Branle-bas de combat à l’aéroport JFK à New York où tout ce beau monde est attendu par le FBI et l’armée américaine.

Les passagers des deux vols sont interrogés à tour de rôle. Mais qui sont-ils ? Des doubles ? Des dupliqués ? Ont-ils été clonés ? Est-ce que le monde dans lequel nous vivons est réel ou virtuel ? Il est à parier qu’Hervé Le Tellier a lu les travaux de Nick Bostrom. Une fois le roman refermé, allez jetez un œil sur les recherches de ce philosophe suédois.

Regardons de plus près quelques-uns des voyageurs qui avaient tous des raisons différentes de prendre ce vol 006, Paris-New York, et qui seront interrogés par les hautes autorités américaines.

Victor Miesel, écrivain et traducteur né à Lille il y a 43 ans, se suicide le jeudi 22 avril 2021 juste après avoir terminé la rédaction de L'Anomalie, qui tranche avec ses livres précédents.

Lucie Bogaert, cheffe-monteuse de 32 ans, très appréciée des réalisateurs, s’occupe seule de son fils de 12 ans, Louis.

André Vannier, architecte et père de famille de 63 ans, a obtenu le contrat, via sa firme Vannier & Edelman, de construire à Mumbai, en Inde, la Sūryayā Tower, un édifice en verre et en bambou.

Joanna Woods-Wasserman, avocate noire américaine de 34 ans, enceinte de trois mois, a été engagée par Denton & Lovell pour s’occuper d’un client unique : Valdeo, une entreprise pharmaceutique.

Slimboy, de son vrai nom, Femi Ahmed Kaduna, chanteur homosexuel de 25 ans, né à Lagos, au Nigeria, est considéré comme « l’empereur de la pop africaine ».

Hervé Le Tellier a une imagination débordante, cite plusieurs écrivains, films, chanteurs, tout en écorchant au passage des hommes politiques sans, toutefois, les nommer. Le ton est parfois ironique, mais c’est fait sans méchanceté.

Roman de science-fiction ou d’anticipation ? Chacun pourra interpréter et spéculer sur la fin de ce roman comme il le veut, plusieurs pistes sont possibles, comme celle du temps qui, peut-être, s’étire à l’infini ou qui, comme le jour de la marmotte, recommence sans fin.

J’ai traversé une zone de turbulence en lisant L'Anomalie. Décollage réussi, baisse de régime en son centre, avant que l’avion ne reprenne de l’altitude, pour terminer son vol en chute libre.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter

Dieu n'est pas grand : comment la religion empoisonne tout

Hitchens, Christopher

Dieu n'est pas grand

Selon sa notice sur Wikipédia, l'auteur (né en 1949 en Angleterre, décédé en 2011 aux États-Unis) est diplômé en philosophie, sciences politiques et sciences économiques de l'université d'Oxford ; il a été rédacteur et critique littéraire pour plusieurs journaux prestigieux. Se décrivant comme antithéiste et défenseur des idées de Lumières, il a publié en 2007 cet ouvrage qui a été tiré à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.

En résumé, la thèse de Christopher Hitchens est que le sentiment religieux ne trouve son origine que dans notre peur instinctive de la mort, un sentiment que nos lointains ancêtres ont tenté de différentes façons de juguler. Pour ce faire, ils ont développé diverses théories, utilisées ensuite par certains pour dominer les populations ignorantes en imposant des contraintes de toutes sortes et des sanctions allant jusqu'aux sacrifices humains visant à glorifier, à amadouer et à se protéger des dieux.

L'auteur évoque en particulier les religions monothéistes, toutes basées sur d'anciens mythes moyen-orientaux mis par écrit des dizaines d'années après les faits qu'ils sont censés rapporter. Les religions orientales ne sont pas non plus épargnées dans cette analyse.

Le développement des connaissances scientifiques a permis aux humains de s'affranchir en partie de cette dépendance, même si les religions constituées se sont opposées autant qu'elles l'ont pu à tout ce qui ne figurait pas textuellement dans des livres dits sacrés. Hitchens se désole d'assister aujourd'hui au retour en force de notions dont la fausseté est démontrée depuis longtemps, comme le créationnisme, et de constater que les autorités religieuses des principales religions se retrouvent dans le camp de ceux qui s'opposent à la liberté d'expression.

Titre original : God is Not Great : How Religion Poisons Everything Membre : Pierre, abonné de la bibliothèque Germaine-Guèvremont Hitchens, Christopher. Dieu n'est pas grand : comment la religion empoisonne tout, Éditions Belfond, collection L’Esprit d’ouverture, 2007, 2009, 322 pages.

Educated : A Memoir

Westover, Tara

Educated

Famille de sept enfants. Père tout-puissant. Voici le recueil de souvenirs de celle qui s’en est sortie. Dérangeant !

Titre en français : Une éducation (Jean-Claude Lattès, 2018, 2019) Membre : St-Eustache Westover, Tara. Educated : A Memoir, HarperCollins Publishers, 2018, 334 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Erika Sattler

Bel, Hervé

Erika Sattler

Nous sommes en janvier 1945 en Pologne. L’armée allemande, pourchassée par les Russes, est en déroute. Erika est membre de la jeunesse hitlérienne. Elle est aussi l’épouse d’un SS. Elle est convaincue du triomphe du nazisme.

En attendant, elle est obligée de fuir et croise sur le chemin de l’exode une femme et son petit garçon. Lorsque l’enfant se trouve seul, Erika devient sa mère de substitution. Au cours de cette marche interminable dans des conditions inhumaines, elle se remémore son passé.

L’auteur dresse le portrait d’une femme prise dans la tourmente de l’histoire. Par moments, elle peut paraître antipathique, mais elle a un idéal qui la maintient en vie et qui fait sa force.

Le roman est sombre, il m’a rappelé par son réalisme Les Bienveillantes (2006) de Jonathan Littell. Malgré des passages souvent insoutenables qui démontrent à quel point l’être humain peut s’habituer au pire, Hervé Bel parvient à nous donner envie d’aller au bout de cette histoire d’aveuglement.

Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Bel, Hervé. Erika Sattler, Éditions Stock, 2020, 333 pages.

Kukum

Jean, Michel

Kukum

C'est une très belle histoire d'amour : amour de la vie, amour de la forêt et amour avec un grand A, avec de superbes images de la nature.

L'auteur nous raconte la vie de son arrière-grand-mère, une femme forte, déterminée, courageuse et d'une grande tendresse.

Almanda Siméon, jeune orpheline de St-Prime croise, un soir d'été, le regard d'un Indien qui descend la rivière. Ce regard changera sa vie. Par amour, elle acceptera la vie que Thomas lui propose et part vivre en forêt vers leur territoire des Passes-Dangereuses. Elle s'y adapte au point d'aller chasser avec les hommes.

La première partie, la plus belle, raconte les années d'hiver en forêt, leur vie quotidienne, leurs chasses. Ils vivaient en harmonie avec la nature. Un hymne à l'amour de la forêt, à la vie communautaire.

Le récit devient plus triste à la fin lorsque la vie moderne et les Blancs les ont dépouillés en leur enlevant leurs terres, leur vie nomade et même leurs enfants.

Cette lecture nous fait comprendre l'âme des Autochtones, leur courage, leur résilience et les injustices dont ils ont été victimes. Ce récit est un incontournable !

Membre : Lachine Jean, Michel. Kukum, Éditions Libre Expression, 2019, 222 pages.

La Famille Martin

Foenkinos, David

La Famille Martin

Un écrivain se sent à court d’idée, en manque d’inspiration. Il se donne un nouveau défi : trouver la première personne qu’il croisera dans la rue, lui demander des informations sur sa vie et s’en servir pour son prochain roman.

Il rencontre Madeleine, une grand-maman qui accepte la proposition. Il s’entretiendra avec sa famille qui, avec quelques réticences, acquiesce à sa requête.

Un roman qui causera quelques remous dans la famille Martin. Intriguant, captivant, toujours bien écrit mais... je ne suis pas sûre de croire l’auteur !

Membre : Laval-Vimont Foenkinos, David. La Famille Martin, Éditions Gallimard, 2020, 226 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La femme qui ne vieillissait pas

Delacourt, Grégoire

La femme qui ne vieillissait pas

Imaginez qu'à chaque année, un photographe prend une photo de vous toujours dans la même attitude et habillé de la même manière et ce, durant de nombreuses années. Oui, je sais, ça a déjà été fait. Et c'est fascinant de voir le temps passer sur le visage de la personne ainsi photographiée durant dix, vingt, trente ans.

Maintenant, imaginez qu'après la cinquième photo, la personne se rend compte qu'il n'y a aucun changement ni après la dixième ni après la quinzième...

C'est ce que raconte ce roman de Grégoire Delacourt. Très intéressant. Car très vite on se dit : « Et moi, comment réagirais-je dans une pareille situation ? » Et au fur et à mesure que le roman avance, on se demande comment tout ça va finir.

À lire pour chasser toutes nos mauvaises idées par les temps qui courent.

Membre : Michel, Saint-Jean-sur-Richelieu Delacourt, Grégoire. La femme qui ne vieillissait pas, Éditions Jean-Claude Lattès, 2018, 247 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Mon (jeune) amant français

Blanchette, Josée

Mon jeune amant français

Le mari de Jeanne la quitte après 15 ans de mariage et se met en ménage avec une jeune résidente. Jeanne subit un choc post-traumatique, son amie psychiatre lui prescrit « champagne, sexe et sérotonine ». Un cocktail effervescent qui lui fera connaître un jeune homme pétillant, de 25 ans plus jeune.

Des redécouvertes en amour, désir, appétits de toutes sortes. Mais aussi des incertitudes, des remises en question, des attentes et plus encore.

Rempli d’humour, de mots d’esprit, d’humeurs de notre temps, Mon (jeune) amant français se lit avec plaisir !

Membre : Laval-Vimont Blanchette, Josée. Mon (jeune) amant français, Éditions Druide, 2020, 223 pages.

Ohio

Markley, Stephen

Ohio

Un soir d'été 2013, quatre anciens camarades de lycée se retrouvent à New Canaan, petite ville de l’Ohio où ils ont grandi. Bill, Stacey, Dan et Tina vont nous raconter leur jeunesse, leurs vies après les années de lycée… S’interroger aussi sur ce qu’est devenue Lisa Han, qui avait fugué du jour au lendemain à cette époque.

Ce roman est l’histoire d’un lieu, d’une ville, d’une région, d’une époque et d’une jeunesse. C’est aussi le reflet d'une Amérique brisée que ce soit par la récession, la fuite des industries, les ravages de la drogue, la violence sexuelle, la guerre, le bouleversement écologique, etc.

Ohio est une réussite magistrale, un récit choral puissant, c’est un livre qui chamboule, qui se dévore et qui ne s’oublie pas. J’espère que vous aurez l’envie, la curiosité… de lire ce premier roman.

Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Markley, Stephen. Ohio, Éditions Albin Michel, 2020, 540 pages.

Un livre de martyrs américains

Oates, Joyce Carol

Un livre de marytrs americains plus petit format

Lorsqu'on se passionne pour la lecture il est des noms d'écrivains que nous croisons régulièrement du regard en consultant des listes, des palmarès ou des critiques de livres. Plus régulièrement encore quand ces écrivains sont prolifiques et reconnus depuis longtemps par la critique. Et parfois, on se laisse attirer : le hasard, une suggestion, le sujet. Moi, ce fut le sujet ! Le droit à l'avortement aux États-Unis d'Amérique. J'ai donc attaqué ce long bouquin de Joyce Carol Oates intitulé Un livre de martyrs américains. Sa lecture m'a conduit à plusieurs constats et résolutions : 864 pages, ça peut être trop court ; je dois lire d'autres livres de Joyce Carol Oates (on en compte environ 70) ; je dois parler de ce livre ; je dois le faire lire à mes enfants.

Dans une ville moyenne de l'Ohio à la fin des années 90, le destin de deux familles américaines se fracassera sur les convictions et divergences profondes qui opposent les Américains face à l'enjeu de l'avortement. Ces deux familles incarneront les composantes sociales, politiques et sociologiques qui déchirent ce pays qui ne cesse de nous fasciner. Oates choisit de ne pas choisir de camp, mais plutôt d'explorer, de décomposer et de présenter la réalité de ces deux familles et ainsi nous permettre de comprendre les forces historiques et sociales profondes qui expliquent l'existence encore actuelle du fossé qui divise ces deux Amériques.

Elle nous présente une histoire longue et touchante où des êtres humains, très humains, naissent, vivent, souffrent et défendent des idéaux qui sont les leurs pour toute une série de raisons. Des raisons qui ont bien sûr à voir avec le milieu d'où ils sont issus, leur cheminement personnel et les événements qui marqueront leur vie. Mais aussi à voir avec les forces profondes, les intérêts avoués ou non, connus ou non, qui façonnent leur identité, leurs alliances et leur camp. Ces forces prendront le visage de l'histoire, de la religion, du sectarisme social, de la justice, de la moralité, de la violence et des armes à feu, de la médecine, de l'art et de la boxe !

Ce roman est un grand voyage dans cette Amérique religieuse et laïque, ouverte et bornée, pacifique et violente. Un voyage qui nous suggère de prendre du recul avant d'émettre des jugements trop rapides sur les gens et nous invite à comprendre les origines historiques et sociologiques des valeurs qui caractérisent une nation.

Titre original : A Book of American Martyrs Membre : Daniel de Repentigny Oates, Joyce Carol. Un livre de martyrs américains, Éditions Philippe Rey, 2017, 2019, 864 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Yoga

Carrère, Emmanuel

Yoga Carrère

En janvier 2018, l’auteur se rend à une formation de yoga d’une dizaine de jours axée sur la méditation. À part l’envie de mieux maîtriser cette compétence, il désire également écrire un livre sur cette expérience intense.

Il ne pourra terminer sa formation à cause des événements survenus à Charlie Hebdo qui le toucheront personnellement. Ce faisant, il devra faire face à la dépression. Il fera aussi la découverte de sa condition de bipolaire à l’aube de la soixantaine. Il nous relatera son passage sur l’île de Leros, en Grèce, pour aider des migrants.

Un livre dense, authentique, où Emmanuel Carrère s’expose.

Membre : Laval-Vimont Carrère, Emmanuel. Yoga, Éditions P.O.L., 2020, 397 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Yoga

Carrère, Emmanuel

Yoga Carrère

J'ai lu le Billet de Marie-Anne du 22 octobre 2020 et suis assez d'accord avec elle quant à son bilan global d'une belle appréciation, avec certaines réserves.

En fait, j'ai beaucoup aimé les parties sur la méditation, les maux de l'âme et son passage à Vipassana, son internement à l'hôpital Ste-Anne et la fin soulignant le décès de son agent. Mais j'ai été soufflé quand il révèle, vers la fin, que certains de ses personnages sont « aussi fictifs que réels » (Érika à Patmos et sa maîtresse mystère). Je trouve très désarçonnant d'être ainsi manipulé dans une œuvre qui se présente comme autobiographique et s'avère en cours de route en partie inventée.

Les révélations personnelles qu'il fait sur sa santé mentale m'ont aussi amené à me questionner sur ce que je devais retenir de ma lecture de son livre Le Royaume (2014) auquel il associe une période pleine de culpabilité. Quand on lit Emmanuel Carrère, il faut donc se questionner sur l’identité fictive ou réelle de celui qui écrit !

Membre : Daniel de Repentigny Carrère, Emmanuel. Yoga, Éditions P.O.L., 2020, 397 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

pas touche!!!