06/12

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

La Tête sous l'eau (Robert Laffont, 2018), dernier titre publié par l’écrivain français Olivier Adam, vaut amplement le détour par son intrigue bien menée et son sujet d’actualité.

Antoine, le narrateur, est un lycéen introverti qui souffre de crises d’asthme. Il réside depuis un peu moins de deux ans en Bretagne avec ses parents et sa sœur aînée Léa. La famille connaît bien la région, car avant de s’y installer à demeure, elle louait pendant les vacances une maison à Saint-Lunaire, près de la plage.

Léa est la seule à penser qu’habiter une station balnéaire durant l’été, c’est une chose, mais qu’y vivre à l’année, c’en est une autre. Avec ce déménagement de Paris à Saint-Lunaire, elle perd ses repères, ses amis et les conflits s’intensifient avec ses parents qui ne répondent pas à ses demandes.

Paul Steiner, journaliste pour l’hebdo local L’Émeraude, père d’Antoine et de Léa, est un être dépressif et un « handicapé émotionnel ». Il boit et fume plus qu’il ne devrait. Tandis que sa femme, qui était professeure en Seine-Saint-Denis à Paris, enseigne maintenant en banlieue de Rennes.

La vie de cette famille va basculer le jour où Léa disparaît. Elle avait enfin eu l’autorisation d’aller à un concert en plein air qui se tenait à Paris, son oncle Jeff ayant accepté de l’accompagner. Mais il l’avait perdue de vue un court instant. Horreur ! Une enquête est alors ouverte, les recherches commencent et on interroge le plus de monde possible autant à Paris qu’à Saint-Lunaire.

Les Steiner sont dévastés, effondrés, inconsolables. Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Où est Léa et avec qui ? Un enlèvement ? Une fugue ? Toutes les hypothèses sont mises de l’avant. Comment affronter la dure réalité ?

Les semaines, puis les mois passent. Aucune trace de Léa. Arrêt de travail pour la mère, le père s’étourdit dans le travail, l’oncle se sent tellement coupable qu’il en fait une dépression. Antoine, lui, se met au surf et pratique ce sport le plus souvent possible après les classes.

Nous n’en sommes qu’à la quarantième page d’un roman qui en compte 218. Ce qui est intéressant avec La Tête sous l'eau, ce sont les réactions des différents membres de la famille. Chacun vit la disparition de Léa à sa façon. Tout y passe : colère, culpabilité, sentiment d’impuissance, incapacité de fonctionner au quotidien, etc. Choc frontal devant une situation intenable. Sommes-nous à l’abri d’une telle épreuve ? Que ferions-nous dans de telles circonstances ?


Le lundi 10 décembre, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec la metteure en scène Natalie Lecompte, qui nous parlera du spectacle 2018 Revue et corrigée, présenté au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 5 janvier 2019.

Lundi dernier, je recevais le metteur en scène Benoît Vermeulen, venu nous parler de la pièce Bilan de Marcel Dubé, présentée au Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 8 décembre 2018.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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Cuba libre

Fleischman, Anne

Cuba libre

Cuba libre d’Anne Fleischman : un cocktail improbable et délicieux !

Les clubs de vacances « tout inclus », je connais un peu. Il y a en effet là matière à roman tant ces univers paraissent parfois disjonctés et si particuliers, avec leurs styles de vie codés auxquels les vacanciers s’adaptent avec plus ou moins de bonheur et de souplesse ! Par contre, j’ai peu réfléchi au regard que peuvent porter les dieux mayas, observant de l’au-delà ces bizarres humains confinés volontairement et à grands frais dans ces simili-villages où seuls les étrangers vivent, tandis que les travailleurs locaux y vont et viennent, patiemment, gentiment, sans jugement apparent de la clientèle. Anne Fleischman, l’auteure de cet irrésistible Cuba libre, a quant à elle levé les yeux au ciel et nous dévoile les coulisses d’un très curieux stage qui a lieu au Panthéon. Le jeune demi-dieu grec en formation professionnelle, Eexos, tente une expérience météorologique improbable aux abords de notre « tout inclus » sous la supervision du sage dieu maya Iztama. N’en dévoilons pas plus… Sachons seulement que cette nouvelle donne amène chacun des personnages humains à dévoiler sa vraie nature dans un microcosme changeant où plusieurs aventures désopilantes ponctueront le récit. En moins de 130 pages, l’auteure présente et anime les protagonistes humains auxquels on s’attache, sans compter ceux d’en haut qui s’en donnent à cœur joie. À lire sur la plage, « tout inclus » ou pas, ou au chalet pour se réchauffer au coin du feu. Membre : Plateau-Mont-Royal Fleischman, Anne. Cuba libre, Éditions La Plume D’or, 2018, 125 pages.

Des hommes sans femmes

Murakami, Haruki

Des hommes sans femmes

Il s'agit d'un recueil de sept nouvelles qui racontent les difficultés que peuvent rencontrer les hommes lorsqu'ils sont en quête d'une femme.

Une écriture qui oscille continuellement entre le réel et le non-réel, entre le rêve et la réalité. Déstabilisant mais intéressant.

Drive my car (2013) Un homme se confie à une jeune femme. Sa femme est morte d'un cancer. Elle avait des liaisons. Il le savait, mais ne le laissait pas voir. Il rencontre un de ses anciens amants, se lie d'amitié avec lui et cherche à savoir ce qui attirait tant sa femme chez cet homme somme toute insignifiant.Le titre de la nouvelle se réfère au fait que l'homme doit se faire conduire, car il ne peut plus le faire lui-même à cause d'un point aveugle qui rendrait sa conduite dangereuse... tout comme son point aveugle mental qui l'empêche de voir les motivations de sa femme. Yesterday (2014) Murakami est un fan des Beatles. Petite nouvelle qui raconte l'amitié et les difficultés amoureuses de deux jeunes hommes, l'un excentrique et l'autre sage. Un organe indépendant – An Independant Organ (2014) Un chirurgien esthétique, qui s'accommode bien d'amours passagers, tombe profondément amoureux d'une femme mariée qui s'avère être une profiteuse. Un jour, elle quitte son mari et son amant le chirurgien pour un troisième homme. Le chirurgien déprime et se laisse mourir. L'organe indépendant, c'est ce bidule inconnu qui se trouve dans la tête de toutes les femmes et qui les font mentir en tout temps sans même qu'elles s'en rendent compte. Schéhérazade – Scheherazade (2014) Une femme rend régulièrement visite à un homme en détention minimale. Après avoir fait l'amour, elle lui raconte des histoires. Un jour, elle entreprend de lui raconter qu'à 17 ans, elle s'introduisait sans qu'on le sache dans la maison d'un garçon qu'elle aimait. Elle finit par cesser ces intrusions et quelques années plus tard, elle revoit ce garçon. Mais la nouvelle se termine sans qu'elle revoit le détenu pour lui révéler la fin de l'histoire ! Le bar de Kino – Kino (2014) Encore une histoire qui finit en eau de boudin. Kino a un bar. Des clients viennent prendre un verre : un homme qui a toujours un livre à la main, deux hommes qui cherchent la bagarre, un couple dont la femme a des brûlures de cigarettes sur le corps et avec qui il finit par coucher... Mais tout le monde disparaît sans que l'on sache pourquoi... même le chat. Samsa amoureux – Samsa in Love (2013) Une espèce d'animal dont on ignore le genre se réveille un bon matin dans un corps d'homme. La bête s'accommode difficilement de cette nouvelle enveloppe, mais finit par s'y habituer. Il tombe amoureux fou d'une femme bossue qui semble être affectée de la même maladie. Le tout dans un décor ressemblant à l'invasion de Prague par les Russes en 1968. Référence à La Métamorphose de Kafka ? Des hommes sans femmes Un homme reçoit un coup de fil du mari d'une femme qu'il a aimée il y a longtemps, qui lui annonce qu'elle vient de se suicider. Il se remémore le temps passé avec elle. Titre original : Onna No Inai Otokatach Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu Murakami, Haruki. Des hommes sans femmes, Éditions Belfond, 2014, 2017, 304 pages.

Dopamine

Dompierre, Jeanne

Dopamine Une jeune femme raconte son séjour en centre de désintoxication. Malgré une enfance dorée, un parcours scolaire exemplaire, elle n'a jamais pu supporter le traumatisme causé par le suicide de son père. Obnubilée par le désir de mourir, elle se drogue à l'insu de tous et finit au centre de désintoxication, déposée là sans chaleur par sa mère, après une dernière tentative de suicide. J'ai aimé la lucidité du personnage qui décrit au « tu » son expérience et s'analyse sans concession ; de plus, j’ai apprécié l'humour grinçant qui sous-tend les passages les plus éprouvants et que l'auteure ne s'appesantisse pas dans le pathos (au contraire). Finalement, la qualité de l'écriture est au rendez-vous. Un petit livre de qualité qui permet de découvrir une jeune auteure pleine de promesses. Membre : Christine, Outremont Dompierre, Jeanne. Dopamine, Éditions Québec Amérique, collection La Shop, 2018, 160 pages.

Fracking

Roux, François

Fracking Roux

« Fracking » désigne la méthode utilisée par les grandes entreprises pétrolières pour exploiter le gaz de schiste, mais cette fracturation n’est pas sans conséquence sur l’environnement et les paysages.

Dans les vastes prairies du Dakota se succèdent les exploitations agricoles, mais surtout celles de gaz de schiste qui s’imposent sur les propriétés sans aucun respect des gens et des bêtes. La famille Wilson est d’ailleurs en lutte contre l’une de ces entreprises qui a acheté les droits du sous-sol de la propriété : plusieurs de leurs bêtes ont été tuées et récemment la famille a découvert que l’eau de leur puits était contaminée à l’arsenic. Si les époux Wilson ont connu dans les années 70 les manifestations pacifistes contre la guerre du Vietnam, la lutte en 2016 est bien différente. Ils laissent la violence à leur fille et préfèrent la presse, mais pour combien de temps ? Faute de moyens financiers, il faut parfois pactiser avec le diable. Dans ce roman, François Roux fait le portrait de cette Amérique qui se prépare à voter Trump, non pas pour ses idées, mais plutôt pour montrer son mécontentement, convaincue qu’il ne passera pas. Un portrait d’hommes et de femmes qui se débattent pour vivre dignement et qui sont écrasés par le roi dollar. J’ai regretté, par contre, que l’auteur reste si superficiellement sur cette problématique. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Roux, François. Fracking, Éditions Albin Michel, 2018, 265 pages.

Khalil

Khadra, Yasmina

Khalil Khadra

Parce que j'aime Yasmina Khadra, j'ai entrepris la lecture de Khalil dont le sujet ne m'attirait pas vraiment.

J'endosse ce que d'autres lecteurs du Club des Irrésistibles ont déjà écrit et j'espère que ce livre se retrouvera parmi les finalistes cette année.

Comme l’écrivait Marie-Anne dans son Billet du 27 septembre 2018 : « Paris, vendredi 13 novembre 2015. Qui ne se souvient pas de cette terrible soirée ? Trois lieux attaqués dans un temps rapproché : attentats-suicides à Saint-Denis près du Stade de France lors d’un match de foot, fusillades dans des cafés et restos des 10e et 11e arrondissements et le Bataclan où se donne un concert qui réunit des milliers de personnes.

Le roman débute précisément ce jour-là. Dès la première phrase, le ton est donné et Yasmina Khadra ne lâchera pas le rythme avant la dernière ligne : « Nous étions quatre kamikazes ; notre mission consistait à transformer la fête au Stade de France en un deuil planétaire. » Celui qui parle ainsi s’appelle Khalil. Arabe, musulman de 28 ans, sa « mission » est de se faire exploser dans le RER au moment où les gens rentrent chez eux après le match, tandis que son ami d’enfance Driss devra agir en amont sur ceux et celles qui sortent du Stade de France. »

Membre : Outremont Khadra, Yasmina. Khalil, Éditions Julliard, 2018, 260 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

L'Ordre du jour

Vuillard, Éric

L'Ordre du jour Vuillard

La Deuxième Guerre mondiale suscite encore l’intérêt et Éric Vuillard nous en présente un aspect moins connu : la rencontre avec le Parti nazi des grands chefs de l’industrie allemande. Si Oskar Schindler a aidé à sauver des Juifs tout en profitant de leur travail, d’autres s’en sont servis comme main-d’œuvre gratuite pour s’enrichir et garnir les coffres du Parti.

Vuillard décrit aussi plus longuement comment s’est organisée, parfois de façon ridicule, l’invasion de l’Autriche en 1938.

Livre court, 150 pages, mais d’une grande richesse tant par le style que par sa façon de présenter ce moment tragique de l’histoire.

Prix Goncourt 2017. Membre : Westmount Vuillard, Éric. L'Ordre du jour, Éditions Actes Sud, 2017, 150 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Tête sous l'eau

Adam, Olivier

La Tete sous l'eau Adam

Une histoire de famille marquée par l’absence : Léa, la sœur d’Antoine, a disparu. A-t-elle fugué ou a-t-elle été kidnappée ? Cette absence est lourde à vivre pour les parents. Antoine est devenu solitaire depuis son départ.

Les nombreux souvenirs hantent tous et chacun, parents et amis. L’histoire a un sens et elle montre bien la difficulté de se reconstruire et pour l’entourage de bien saisir ce qui est arrivé à Léa. L’auteur a une plume touchante, sensible. Olivier Adam nous invite à vivre des émotions intenses. Bonne lecture ! Abonnée : Germaine-Guèvremont Adam, Olivier. La Tête sous l'eau, Éditions Robert Laffont, 2018, 218 pages. Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Mon frère

Pennac, Daniel

Mon frere Pennac

L'écrivain rend hommage à son frère décédé depuis 16 mois dont il nous dit qu'il ne sait rien si ce n'est qu'il l'a aimé. De cinq ans son aîné, ce frère préféré lui a donné le goût de la littérature.

Bouleversé par cette absence et par son incapacité à dire vraiment qui il était, Daniel Pennac entreprend de le retrouver à travers un texte du personnage de Bartleby de Melville, qu'il a mis en scène au théâtre.

Récit intime, touchant, de l'amour d'un frère et de l'amour des livres.

Membre : Verdun Pennac, Daniel. Mon frère, Éditions Gallimard, 2018, 129 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Une douce lueur de malveillance

Chaon, Dan

Une douce lueur de malveillance

Dustin Tillman, psychologue dans la banlieue de Cleveland, apprend le même jour le cancer de sa femme et la libération de son frère adoptif Rusty condamné pour le meurtre de ses parents.

Après 30 ans passés en prison, des tests d’ADN l’ont innocenté, ce qui va semer le trouble dans la famille. Dans le même temps, Dustin accepte d’aider un de ses patients, ancien policier, à enquêter sur d’étranges disparitions. Si Rusty n’est pas le coupable, qui est l’assassin ? Y a-t-il un lien entre ces disparitions et la libération de Rusty ? Difficile de résumer ce livre qui ne raconte pas une histoire de manière chronologique, mais fait de nombreux va-et-vient entre plusieurs époques pour nous éclairer sur ce qui est arrivé. Les intrigues se croisent et ne se ressemblent pas (ou presque), les personnages sont parfaitement brossés et la tension joue avec nos nerfs. Ce roman repose sur le doute, le silence, les secrets, les mensonges, la folie… La fin vous percutera de plein fouet et vous laissera ébahi, estomaqué. Brillant ! Titre original : Ill Will Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Chaon, Dan. Une douce lueur de malveillance, Éditions Albin Michel, collection Terres d’Amérique, 2017, 2018, 528 pages.

Une fille comme elle

Levy, Marc

Une fille comme elle

On assiste à la vie dans un immeuble de la 5e Avenue à New York, le tout entrecoupé du journal de Chloé, à partir de l’événement qui lui a fait perdre ses jambes.

L’histoire se situe particulièrement autour de Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur. La chute dans l’escalier du liftier de nuit bouleversera la vie quotidienne de nombreux résidents. Un petit récit sans prétention, une comédie dramatique simple et légère. Bonne lecture ! Abonnée : Germaine-Guèvremont Levy, Marc. Une fille comme elle, Éditions Robert Laffont/Versilio, 2018, 367 pages.

Vingt-trois secrets bien gardés

Tremblay, Michel

23 secrets bien gardés

Si on enlève les blancs, il reste moins de 90 pages de texte. Mais un pur plaisir. Il ne manque rien et il n'y a rien de trop.

Vingt-trois secrets, vingt-trois chapitres sans titre qui pourraient s'intituler : Les réflexions d'un bébé ; Vu de dos ; Baptême de l'aéroport ; Couvrir ses livres ; Du côté des Anglos ; Pour des gars comme nous autres ; Premiers écrits ; Jack Lang ; Quoi acheter avec une piasse ? Un soir de première… et ainsi de suite. Je vous laisse le loisir de compléter ou de reprendre la liste selon votre inspiration.

La question que je me pose à chaque fois : « Combien me reste-t-il de nouveaux Tremblay à lire ? »

Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu Tremblay, Michel. Vingt-trois secrets bien gardés, Éditions Actes Sud, Leméac, 2018, 107 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Vingt-trois secrets bien gardés

Tremblay, Michel

23 secrets bien gardés

Je vous le dis d’emblée, ce n’est pas mon préféré parmi ses souvenirs éparpillés que l’on retrouve dans notamment Un ange cornu avec des ailes de tôle (1994), Douze coups de théâtre (1992) et Les Vues animées (1990).

N’empêche, je n’ai pas boudé mon plaisir. Je me suis empiffré grâce à cette boîte de bonbons assortis. Il y en a de moins bons, mais on les bouffe tous avec gourmandise et parfois avec un plaisir coupable.

À lire, pour en savoir un peu plus sur comment Michel Tremblay a commencé à écrire, pour ses premières sorties dans des bars « pour des gars comme lui » à Montréal et à New York (l’une d’elles est d’un burlesque réjouissant), pour le soin apporté à ses beaux livres d’école, pour la récitation d’un interminable rosaire dans un salon funéraire.

Vous perdrez peut-être le souffle de joie avec lui en écoutant un opéra de Wagner au Metropolitan Opera de New York.

Vous serez surpris d’apprendre qu’il a rencontré Jack Lang, ministre de la Culture d’alors en France et la honte qui s’en est suivie. Surpris aussi du rôle de l’Église, il n’y a pas si longtemps, dans son habit de censeur et avec la complicité du gouvernement de Bourassa en place.

Allez faire de nouveau la rencontre de quelques-uns de ses personnages truculents qui nous ont rendu Tremblay si sympathique. À lire !

Membre : J. de Rosemont Tremblay, Michel. Vingt-trois secrets bien gardés, Éditions Actes Sud, Leméac, 2018, 107 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

pas touche!!!