17/08

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Les Jours enfuis (éditions de l’Olivier, 2017) de Jay McInerney clôt de brillante manière le triptyque amorcé en 1992 avec Trente ans et des poussières suivi, 14 ans plus tard, de La Belle vie.

Il est préférable certes de commencer par Trente ans et des poussières, mais l’on peut très bien suivre l’intrigue du dernier volet de cette saga new-yorkaise sans problème. L’histoire débute en 2007, un an avant l’élection de Barak Obama, et se termine en 2009, quelques mois après la crise des subprimes.

On retrouve, à notre plus grand plaisir, Russell Calloway et sa femme Corrine, maintenant quinquagénaires, mariés depuis 25 ans. Parents de jumeaux de onze ans, toute la famille habite le même loft depuis plus de dix ans.

Lecteur compulsif et éditeur respecté, Russell avait repris en 2002 les éditions McCane & Slade. Il avait alors publié le recueil de nouvelles de son grand ami Jeff Pierce, mort du sida en 1988. Son roman posthume, Jeunesse et beauté, devrait être adapté au cinéma par Corrine – qui en avait déjà écrit plusieurs versions.

Russell fonde de grands espoirs sur son nouveau poulain, Jack Carson, écrivain talentueux et grand consommateur de drogues – surtout du cristal meth –, mais l’éditeur n’est pas au bout de ses peines…

Corrine, de son côté, après des études en histoire de l’art, avait exercé divers métiers. Aujourd’hui, la voilà directrice exécutive de Nourrir New York, une association humanitaire. Oui, elle fait moins d’argent que si elle œuvrait dans le privé, mais ce travail la comble de bien des façons.

Autour des Calloway gravitent plusieurs personnages dont la sœur de Corrine, Hilary, cocaïnomane qui, malgré leurs différends, joue un rôle essentiel dans sa vie.

Il y a également Luke McGavock, 57 ans, divorcé puis remarié, père d’une fille de 19 ans et toujours amoureux de Corrine qu’il a rencontrée lors de l’effondrement des tours du World Trade Center. Comme leur relation était impossible en 2001, Luke avait décidé de s’exiler en Afrique du Sud où il a investi dans un domaine viticole.

Lorsque débute le récit, Corrine et lui se revoient pour la première fois depuis trois ans, alors qu’il est revenu à New York pour animer un gala pour sa fondation Good Hope.

Casey, l’amie d’enfance de Corrine, a épousé le banquier Tom Reynes, mais entretient une liaison épisodique avec Washington Lee, le meilleur ami de Russell, marié à Veronica qui travaille chez Lehman Brothers qui connaîtra un sort funeste en 2008.

Certains de ces personnages vont se croiser, se déchirer, se tromper, se réconcilier, perdre beaucoup d’argent, en regagner mais, au fond, peut-être que l’acteur principal des Jours enfuis est New York, ville envoûtante, stimulante, angoissante, bruyante, odorante, capable du meilleur comme du pire, où les protagonistes côtoient autant des nécessiteux que de grandes fortunes, une faune de nuit bigarrée qui ne pense qu’à s’amuser, mais aussi des workaholic prêts à tous les sacrifices pour augmenter leur fortune ou simplement tenter de survivre dans une ville qui coûte très cher.

Jay McInerney a un talent indéniable. Son action est bien campée, c’est comme si on y était, et ses personnages nous font voir deux côtés de l’Amérique. À lire !


Les Irrésistibles de Marie-Anne ont maintenant leur page Facebook. Venez voir !

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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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Arroser l'asphalte

Chagnon, Philippe

Arroser l'asphalte poésie

Poésie. Le quotidien lancinant d’un poète un peu paumé. Extrait :

l’humanité ramasse des points avec sa carte la baie pendant que revenu québec l’attend dans un coin sombre et que sous l’escalier précaire hydro prend son gun et tire sur la plogue

Les mauvaises habitudes du poète. Un autre petit bout :

je m’étais dit que non pas aujourd’hui pas ça mais autre chose se contrôler se battre contre les mauvaises habitudes puis en fin de matinée écrire un poème quand même

Poésie pour dire le dégoût de soi et de la société. Voici :

le jour où la cenne fait déborder le pot à change de l’illusion quitter sa job à la clim vendre son quartier sur ebay pour un vieux deux en papier se jeter dans un profond dégoût de soi s’installer dans une vase brune et épaisse et croire qu’on est bien au chaud premier signe de noyade

Et les voisins. Autre engeance par ici :

ta place est prise le chat dort sur le fauteuil le voisin starte le barbecue quelqu’un dans le bloc joue de la guitare tu n’arrives pas à reconnaître l’air lorsqu’il te frôle le cou le proprio arrose l’asphalte de l’entrée

Et sachez que « le trois fait le mois mais je sais plus lequel »

Que la distraction le guette, qu’il vit dangereusement le poète :

dehors ce matin aucun changement sentiment d’avoir oublié quelque chose laissé un rond du poème allumé

Le lecteur est ravi par la drôlesse de tout ce charivari langagier.

Membre : Rosemont Chagnon, Philippe. Arroser l'asphalte, Éditions Del Busso, 2017, 94 pages.

Bibliothèque du Boisé

Préfontaine, Nathalie

Du Boisé

Cet été, il y a un « Club de marche et lecture » à la Bibliothèque du Boisé à Ville Saint-Laurent. L'animatrice, Nathalie Préfontaine, propose d'abord une randonnée dans le joli parc du Boisé et invite ensuite les gens à échanger sur leurs lectures en lien avec la santé physique et mentale.

Je trouve l’activité assez originale et j'ai l'intention de participer aux rencontres qu'il reste. Elles auront lieu les vendredis 18 et 25 août, de 10 h 30 à midi.

On peut s'inscrire au 514 855-6130, poste 4436.

Membre : Ville Saint-Laurent Préfontaine, Nathalie. Bibliothèque du Boisé, juillet-août 2017.

Confiteor

Cabré, Jaume

Confitéor

Une histoire impossible à résumer. Lors d’une entrevue, l’auteur mentionne que l’écriture de ce livre a pris huit années, alors comment puis-je prendre trois minutes pour en décrire l’histoire ?

La première phrase du roman : « Ce n’est qu’hier soir, alors que je marchais dans les rues trempées de Vallcarca que j’ai compris que naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable… »

Andrià grandit à Barcelone dans les années 50 et nous voilà cinquante ans plus tard. Avant que sa mémoire l’abandonne, il écrit une longue lettre à la femme de sa vie où il raconte son histoire à travers « la funeste histoire européenne », sans oublier celle d’un violon… Je n’en dis pas plus.

Au départ, on est un peu déstabilisé par la narration, l’auteur change d’époque ou de personnage dans un même paragraphe. Un peu déroutant, mais on s’y habitue rapidement. Il faut aussi le lire en continu, il y a trop de personnages et d’histoires, on risque de se perdre si on l’abandonne quelques jours.

Ce livre est un chef-d’œuvre, un roman grandiose qui me restera en mémoire. Un roman inclassable.

Titre original : Jo Confesso Membre : Germaine-Guèvremont Cabré, Jaume. Confiteor, Éditions Actes Sud, 2011, 2013, 779 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

L'Enfant et le Maudit. 1

Nagabe

L'Enfant et le Maudit BD

Ce conte pour adultes est à la fois tendre et cruel. Il parle de différences, de rejet, de la peur générée par la rumeur et de superstitions. Au cœur de cette histoire, une petite fille Sheeva et un professeur, un étrange personnage.

Une fois l'histoire commencée, impossible de ne pas terminer ce premier tome. Il y a du mystère et on a envie de savoir ce que c'est que cette fameuse malédiction. Qui est cet homme que Sheeva ne doit absolument jamais toucher ? Dans ce monde, avec d'un côté les Maudits et de l'autre, les humains, Sheeva est le symbole de l'innocence prise entre deux univers totalement différents. J'ai beaucoup aimé ce premier tome, je trouve le dessin élégant. J'attends la suite avec impatience. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Nagabe. L'Enfant et le Maudit. 1, Éditions Komikku, 2017, 174 pages.

La Guerre n'a pas un visage de femme

Alexievitch, Svetlana

La Guerre n'a pas un visage de f grand format

Écoutez le coup de cœur d’un membre du Club des Irrésistibles lu par Marie-Anne Poggi.

Irrésistibles 20170817

Alexievitch, Svetlana. La Guerre n'a pas un visage de femme, Éditions Presses de la Renaissance, 2004, 398 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Maison des soeurs

Link, Charlotte

La Maison des soeurs Barbara et Ralph sont venus passer les vacances de Noël à Westhill Farm pour tenter de se retrouver. Avocats réputés, ils se sont perdus de vue et tenteront d'évaluer la situation hors du tourbillon de leur carrière. Une violente tempête de neige s'abat sur la région et les confinera dans cette demeure, coupés de tous. Barbara trouvera par hasard le manuscrit de Frances Gray, une des sœurs qui partageaient cette maison il y a fort longtemps. Quels sont les liens avec Laura qui loue la maison actuellement et semble constamment inquiète ? Rebondissements, thriller à sa façon, on s'attache aux personnages. Intéressant ! Titre original : Das Haus der Schwestern Membre : Laval-Vimont Link, Charlotte. La Maison des sœurs, Éditions Presses de la Cité, 2002, 624 pages.

La Peuchère

Dard, Frédéric

La Peuchere Dard Cette nouvelle est le premier texte publié de Frédéric Dard. Il n’avait que 17 ans lorsqu’elle parut en 1941. Quel talent déjà ! J'avoue qu'en lisant ce texte, mon orgueil en a pris un coup. À 17 ans, je savais à peine raconter en une page mon impression sur les feuilles d'automne. C'est dire ! Ici, il n'est pas question de feuilles d'automne qui tombent silencieusement dans la forêt. « Pour se refaire une santé, Pierre, treize ans, est envoyé en pension dans un village de haute montagne. Chez les Serbelin, il apprend la beauté des ciels nocturnes, les plaisirs de la soupe et de la belote. Grâce au père cordonnier et à ses souvenirs de guerre, au fils Henri, apprenti ébéniste rêvant de la ville, et surtout à la Peuchère, le petit citadin vit une parenthèse enchantée. » Un incontournable, comme on dit si bien aujourd'hui, si vous voulez en savoir plus sur cet auteur prolifique. Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu Dard, Frédéric. La Peuchère, Éditions Fayard, 1941, 2002, 139 pages.

Le Plongeur

Larue, Stéphane

Le Plongeur Larue Un jeune étudiant en arts visuels atteint de ludomanie se retrouve sur la paille et doit se résoudre à se trouver un emploi. C’est ainsi qu'il deviendra plongeur dans un resto. Le travail n'est pas de tout repos, car les cuisines sont un véritable champ de bataille et la propension à la fête des cuistots n'aidera pas vraiment notre héros dans sa lutte contre sa compulsion. Il se reprendra toutefois en main et finira auteur de bouquins, fort édifiant pour notre jeunesse. Bon, je tourne les coins un peu ronds, mais dans l’ensemble, c’est l’idée. On pourrait certes faire le tour de son utilisation de l'anglais dans les dialogues, de ses étonnantes références culturelles de jeune (qui nous sont pour la plupart passées au-dessus de la tête), mais comme on n'a pas pris de notes en cours de lecture et que nous avons refermé ce roman il y a plus de six semaines, il nous faudrait, pour ce faire, procéder à une deuxième lecture plus attentive. Récit très bien mené, d’ailleurs les éditeurs ont raison de souligner la parenté avec Le Joueur de Dostoïevski. Membre : JimG de St-Athanase. Larue, Stéphane. Le Plongeur, Éditions Le Quartanier, 2016, 569 pages.

Les Égarés

Lansens, Lori

Les Egares Lori Lansens

Je ne connaissais pas cette auteure et scénariste canadienne née en Ontario. Elle travaille présentement en Californie. Les Égarés est son quatrième roman.

Wolf, jeune homme de 18 ans souhaitait sauter d’une montagne le jour de son anniversaire de mariage. Cependant, une autre raison de vivre l’attendait… Quatre personnes en mal d’aimer vont se perdre en montagne. Elles devront apprendre à survivre et Wolf sera d’un précieux secours. Trois d’entre eux sortiront vivants au terme des cinq jours. Tous cherchent à sauver leur peau et leur âme. Lori Lansens maîtrise parfaitement l’art de mettre en scène des personnages humains et des situations intéressantes. Ouvrage bien agréable qui nous donne le goût de faire le tour de son écriture. Bonne lecture ! Titre original : The Mountain Story Abonnée : Germaine-Guèvremont Lansens, Lori. Les Égarés, Éditions Alto, 2015, 2017, 448 pages.

Les Sœurs ennemies

Kellerman, Jonathan

Les Soeurs ennemies

Déjà, la 29e enquête d’Alex Delaware, psychologue clinicien. Il a l’art de capter notre intérêt dans toutes ses enquêtes. Il est accompagné du policier Mila Sturgis.

Deux sœurs fort différentes : « Constance Sykes a réussi sa carrière de médecin mais sa vie privée est un désert. La cadette, Cheri, un cœur d’or et de l’allure d’une hippie, élève sa petite Rambla du mieux qu’elle peut. Pas assez bien, selon Constance, qui lui intente un procès pour obtenir la garde de l’enfant. Lorsqu’on découvre l’aînée étranglée sur le tapis persan du vestibule de sa maison Tudor, qui soupçonne-t-on en premier ? Cheri, bien sûr. […] Le lieutenant Sturgis est convaincu de sa culpabilité, mais le docteur Delaware maintient que les apparences sont trompeuses. Pour la première fois, les deux complices entrent en conflit. »

Kellerman est lui-même psychologue clinicien spécialisé en pédiatrie et cela paraît dans ses polars fort passionnants. Bonne lecture !

Titre original : Killer Abonnée : Germaine-Guèvremont Kellerman, Jonathan. Les Sœurs ennemies, Éditions du Seuil, 2014, 2017, 345 pages.

Silence

Scorsese, Martin

Silence film Scorcese Le film se déroule à la même époque que la célèbre minisérie télévisée Shogun (le roman best-seller de James Clavell a d’ailleurs été inspiré par la vie fascinante du navigateur anglais William Adams). Bien que Shogun se concentre principalement sur les raisons politiques qui ont amené le shogun Tokugawa Ieyasu à interdire le christianisme et les jésuites, Silence en explore les raisons religieuses. L'esprit japonais (bouddhisme, shintoïsme) était considéré comme incompatible avec les enseignements de l'Église qui étaient souvent déformés par les adeptes locaux. De même, comme dans l'empire romain du IIe siècle, une religion qui favorisait les pauvres et les démunis était perçue comme subversive. Enfin, le shogunat se méfiait des interférences politiques causées par les rivalités religieuses et économiques entre les superpuissances européennes de l'époque (Espagne, Portugal, Angleterre, Pays-Bas). Les Japonais n'avaient aucune patience à l'égard de l'arrogance européenne, même s'ils utilisaient volontiers leur connaissance (médecine, sciences, technologie, etc.) quand ils en avaient besoin et n’avaient aucun scrupule à commercer avec les Hollandais – qui eux n’avaient aucune ambition missionnaire. Avec La Dernière Tentation du Christ (1988) et Kundun (1997), Silence fait partie d'une trilogie de films où Scorsese explore la remise en question de la foi, un sujet qui lui est cher. Basé sur le roman de Shūsaku Endō (qui avait déjà été adapté à l'écran en 1971 par Masahiro Shinoda), l'histoire s'inspire de la vie de Giuseppe Chiara, un jésuite italien qui est allé au Japon pendant la période Kakure kirishitan (chrétien caché) à la recherche d’un collègue prêtre, Cristóvão Ferreira. De bien des façons, Silence est semblable à La Dernière Tentation, car le personnage principal se demande pourquoi la terrible souffrance dont il est témoin ne rencontre que le silence de Dieu. Il est également constamment poussé à renoncer à sa foi par des fonctionnaires japonais, puis obligé par ses bourreaux à avouer qu'il croit toujours ! C'est un film très beau sur un sujet intéressant et profond, mais qui est un peu trop long, cérébral, et qui contient des scènes assez cruelles. Malgré un très bon jeu de la part des acteurs, le film a reçu un accueil assez tiède, pas tant des critiques que du public (les ventes de billets ont été très mauvaises). Cela est cependant compréhensible, car Silence a beau être un film magnifique, il est tout de même un peu difficile à apprécier et il a dû faire face à une forte concurrence (en effet, il est sorti en salles en même temps que Hidden Figures, La La Land et Rogue One : A Star Wars Story !!!). En dépit de tout cela, j'ai beaucoup aimé. Titre original : Silence Scénario de Jay Cocks et de Martin Scorsese. Avec : Andrew Garfield, Adam Driver, Tadanobu Asano, Ciaran Hinds, Issey Ogata, Shinya Tsukamoto, Yoshi Oida, Yosuke Kubozuka, Liam Neeson. Abonné : Claude J., Villeray-St-Michel-Parc-Extension Scorsese, Martin. Silence, Film américain, 2017.

Te laisser partir

Mackintosh, Clare

Te laisser partir Jacob rentre de l’école avec sa mère. Elle lui lâche la main pour faire la course. Un véhicule surgi de nulle part ne peut éviter la collision. Jacob est tué sur le coup et sa mère éprouve un tel choc qu’elle ne retient absolument rien au sujet de la voiture : ni la description du conducteur ni celle du véhicule lui-même. Seul le bruit mat de ce corps sur l’asphalte et la certitude de vies brisées. La police chargée de l’enquête tente de retrouver le conducteur, mais au fil des mois, avec le peu d’indices disponibles, l’enquête piétine… et pendant ce temps, l’histoire continue au Pays de Galles où le souvenir d’un enfant mort hante l’esprit d’une mère qui attend, sans trop y croire, que justice soit faite. J’ai aimé ce thriller à la psychologie très fouillée des personnages, qui prend son temps pour une finale qui se révèle bluffante. Titre original : I Let you Go Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Mackintosh, Clare. Te laisser partir, Éditions Marabout, 2014, 2016, 453 pages.

Une légère blessure

Mauvignier, Laurent

Une legere blessure Mauvignier

Marie-Anne, l’avez-vous lu ? Vous qui avez tout vu au théâtre. L’avez-vous vue, cette pièce de Mauvignier, Une légère blessure ?

Un soliloque. Une femme raconte « la liste de ses incompétences » à une ménagère arabe, qui ne comprend pas un mot de ce qu’elle dit, qui ne dit mot en retour, qui l’aide à dresser la table, à mettre les petits plats dans les grands, à préparer le dîner pour recevoir la famille, dans la perfection, sans un pli.

Un texte. Le dit de ses incompétences, dans la vie, avec ses amies, avec les hommes (quelle engeance !). Le récit d’une marque, une légère et pénible blessure. Le temps passe. Il fait froid. Membre : Rosemont Mauvignier, Laurent. Une légère blessure, Éditions de Minuit, 2016, 44 pages.
pas touche!!!