12/10

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Brigitte Haentjens a de multiples talents : directrice artistique du théâtre français du Centre national des arts à Ottawa, fondatrice de la compagnie de théâtre Sibyllines, metteure en scène et écrivaine, cette femme orchestre nous propose le très sensuel et poétique Un jour je te dirai tout publié aux éditions du Boréal.

Comment vous parler de ce roman d’à peine 106 pages, sans trahir toute la beauté et l’érotisme qui s’en dégage ? Tout respire le désir amoureux, l’urgence entre une jeune Parisienne qui a la bougeotte et un Montréalais d’origine hongroise.

Le lieu n’est jamais nommé, mais l’auteure y parle, entre autres, de Brennivín et de Reyka, la vodka locale de l’Islande. J’en ai donc déduit, peut-être à tort, que l’histoire se déroulait sur cette « terre de glace ». Mais au final, la rencontre d’Élisa et d’Olav Gunzwiller, de dix ans son aîné, aurait pu survenir n’importe où.

Élisa se remémore l’été de ses 20 ans, un moment marquant dans sa vie de femme où fulgurance rime avec béance. Orpheline de mère, elle vit alors à Paris chez son père, un homme violent qu’elle ne porte pas dans son cœur. Élisa, qui fait partie d’un groupe rock alternatif, aime voyager, découvrir de nouveaux horizons.

Dès le lendemain de son arrivée sur l’île, elle est attirée par Olav qui lui confesse tout de go : « Je suis fou. J’ai toujours su que ma tête était fêlée. Tout jeune déjà. C’est dans la famille. » Cet aveu n’empêche en rien Élisa de partir sur les routes avec cet homme qui l’attire comme un aimant.

Mais, après dix jours à parcourir à bord d’une voiture italienne cette terre sauvage, à faire l’amour jusqu’à plus soif, partout, tout le temps, que va-t-il leur arriver ? Quelle sera la suite des choses ? Séparation ou continuité ? Douleur abyssale du manque ou joie de prolonger cette rencontre inattendue ?

Le texte est également parsemé de noms de femmes : Virginia Woolf, Carson McCullers, Sylvia Plath, Ingeborg Bachmann, Marguerite Duras, Inge Müller, Sarah Kane, Nelly Arcan qui ont certains points en commun, surtout celui d’être de grandes écrivaines et de faire partie, d’une manière ou d’une autre, de l’univers de Brigitte Haentjens.

Un jour je te dirai tout m’a séduite, touchée, chamboulée.


Grand moment théâtral au Rideau Vert qui présente La Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller jusqu’au 11 novembre.

Aucun retour sur scène n’était autant attendu que celui de Marc Messier sauf, peut-être, celui de Micheline Lanctôt en mai dernier. Revenir au théâtre avec ce chef-d’œuvre d’Arthur Miller écrit en 1949 était un pari risqué, mais ô combien réussi.

On a tous entendu parler de l’histoire de ce commis voyageur de soixante ans, Willy Loman (touchant Marc Messier), qui vend, entre autres, des bas de soie à travers les États-Unis. Cet homme usé jusqu’à la corde vit dans le déni, fabule et soliloque de plus en plus. Il voudrait, après 36 années de service au sein de la même entreprise, que son patron lui accorde la permission de continuer d’exercer son métier en ville, sans déplacements à l’extérieur.

Willy est entouré de sa femme Linda (bouleversante Louise Turcot) qui lui pardonne tout et tente de répondre à ses besoins, de ses fils Biff (Éric Bruneau) et Happy (Mikhaïl Ahooja) qui pataugent dans cette famille de condition modeste où les mensonges s’accumulent.

Willy Loman se questionne de plus en plus : a-t-il fait les bons choix dans la vie ? N’aurait-il pas dû, à une certaine époque, accepter la proposition de son frère Ben (Robert Lalonde) ? Il réalise que Biff, son fils préféré, en qui il fondait de grands espoirs, n’est pas à la hauteur de ses rêves…

Serge Denoncourt a mené de main de maître cette pièce campée dans l’American Dream et les décors minimalistes de Guillaume Lord permettent de donner toute la place au jeu des comédiens et au texte d’une grande richesse d'Arthur Miller.

Si La Mort d’un commis voyageur, qui part en tournée dans plusieurs villes du Québec du 10 janvier au 3 février 2018, passe près de chez vous, ne ratez pas l’occasion !


Le lundi 16 octobre, à Radio VM (91,3 FM), de 17h45 à 18h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec la comédienne Louise Turcot, qui nous parlera de la pièce La Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, présentée au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 11 novembre 2017 et, en tournée, dans plusieurs villes du Québec du 10 janvier au 3 février 2018.

Les Irrésistibles de Marie-Anne ont maintenant leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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Berthe Morisot. Le Secret de la femme en noir

Bona, Dominique

Berthe Morisot Bona Cette femme en noir, peinte par Manet dans les années 1870, c'est Berthe Morisot au bouquet de violettes. Jeune fille de province, fille de préfet, demeurant à Paris, elle se passionne pour la peinture dès son tout jeune âge et se révèle seule femme dans ce groupe d'hommes artistes que sont les Impressionnistes ou encore les « Réprouvés ». C'est un portrait fait avec beaucoup de sensibilité d'une femme trop peu connue, ardente et passionnée, à forte personnalité, grande artiste sur qui plane le mystère d'une histoire secrète entre une femme et un homme, certainement Édouard Manet dont elle épousa le frère Eugène. C'est un livre qui nous en apprend beaucoup sur cette époque, sur la vie de ces grands artistes et ces quartiers de Paris qui leur étaient chers. Membre : Outremont Bona, Dominique. Berthe Morisot. Le Secret de la femme en noir, Éditions Grasset, 2000, 355 pages.

Étincelle

Plomer, Michèle

Etincell Plomer

Écoutez le coup de cœur d’un membre du Club des Irrésistibles lu par Marie-Anne Poggi.

Irrésistibles 20171012

Plomer, Michèle. Étincelle, Éditions Marchand de feuilles, 2016, 306 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Guide des égarés

Ormesson, Jean d'

Guide des egares

« Les égarés », ce sont les humains, nous tous donc, qui ne savons « ni pourquoi nous sommes nés ni ce que nous devenons après la mort ».

Dans ce livre de petit format, le prolifique auteur reprend plusieurs des thèmes qui lui sont chers dans une trentaine de courts chapitres touchant autant de sujets qui s’enchaînent les uns aux autres : le temps, la pensée, le mal, la vie, la mort, etc. Croyant, Jean d’Ormesson termine avec quelques pages sur une transcendance que « nous avons le droit et l’habitude d’appeler Dieu, qui donne un sens à l’univers et à notre vie et qui demeure un mystère. » Ceux qui ont déjà fréquenté l’œuvre de Jean d’Ormesson y retrouveront des concepts évoqués ailleurs, toujours présentés avec l’élégance caractéristique du style de l’auteur. Une courte lecture qui, malgré plusieurs redites, ouvre néanmoins quelques perspectives, comme par exemple sur le malheur, présenté comme la norme, entrecoupé de brefs intervalles qu’on appelle le bonheur. Membre : Pierre, abonné de Guèvremont Ormesson, Jean d'. Guide des égarés, Éditions Gallimard, collection Blanche, 2016, 128 pages.

L'Art de perdre

Zeniter, Alice

L'art de perdre Alice Zeniter débute sa saga familiale dans l’Algérie des années 30. Par un mode descriptif et narratif, elle raconte trois générations, commençant par le grand-père Ali qui, en Kabylie, cultive les oliviers et produit de l’huile. Son activité florissante va être interrompue par les « événements ». Devenu harki par la force des choses, il va devoir quitter précipitamment sa terre pour rejoindre la France avec sa famille. Il va organiser la survie des siens dans un camp à Rivesaltes où Hamid le fils se pose de nombreuses questions qui resteront sans réponse. Ali, à jamais blessé, se réfugie de plus en plus dans le silence. Enfin Naïma, la petite-fille d’Ali qui vit à Paris va s’interroger, après les attentats de 2015 au Bataclan, sur le passé de sa famille dont elle ignore tout. C’est un ouvrage bouleversant qui évoque avec une grande délicatesse les destins brisés par l’Histoire. Alice Zeniter évoque de manière subtile les séquelles de la colonisation, la douleur de l’exil, les non-dits et le lourd poids de l’héritage familial. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Zeniter, Alice. L'Art de perdre, Éditions Flammarion, 2017, 512 pages.

La Détresse et l'Enchantement

Roy, Gabrielle

La Detresse et l'Enchantement

J’ai relu ce livre, publié à titre posthume en 1984, avant d’aller voir la pièce au Théâtre du Nouveau Monde qui sera présentée à partir du 27 février 2018 avec Marie-Thérèse Fortin, dans une mise en scène d’Olivier Kemeid.

« En consacrant les dernières années de sa vie à l’écriture de cette autobiographie dont la publication, avait-elle décidé, n’aurait lieu qu’après sa mort, Gabrielle Roy cherchait à la fois à dresser le bilan de sa propre existence et à conférer à celle-ci, pour toujours, le caractère admirable et énigmatique d’une œuvre littéraire. À transformer, en somme, sa vie en roman. »

J’ai aimé la lecture de l’œuvre de cette grande dame. Toujours à la défense de langue française. Quel talent ! À lire…

Abonnée : Germaine-Guèvremont Roy, Gabrielle. La Détresse et l'Enchantement, Éditions du Boréal, 1984, 505 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Le Chant du rossignol

Hannah, Kristin

Le Chant du Rossignol

Deuxième Guerre mondiale. Occupation de la France. Deux sœurs : Isabelle et Vianne, l'aînée. Leur père est revenu de la Première Guerre complètement brisé et, à la mort de leur mère, il a abandonné ses filles anéanties.

Isabelle se sent abandonnée aussi par sa grande soeur. À 18 ans, elle s'engage dans la Résistance et, au risque de sa vie, devient passeure. Elle y découvre l'amour et l'amitié.

Vianne, de son côté, est mariée à Antoine. Ils ont une petite fille, Sophie. Antoine est mobilisé et leur maison est réquisitionnée par les Allemands. Vianne devra vivre en cohabitation avec un officier allemand gentleman, mais qui sera remplacé par un SS brutal. Elle réussira malgré tout à sauver 19 enfants juifs de la déportation et sans doute de la mort, en les cachant dans un couvent.

L'héroïsme, la peur et le courage des Français sont bien décrits de même que les horreurs commises par les nazis, les camps de concentration, la misère des populations pendant que les Allemands s'approprient biens et nourriture.

Les deux soeurs se croisent occasionnellement, chacune ignorant les activités de l'autre, Vianne craignant constamment que l'impulsivité d'Isabelle ne mette la vie de Sophie et la sienne en danger.

Antoine reviendra-t-il de la guerre ? Isabelle retrouvera-t-elle son amoureux et ses amis-es engagés comme elle dans la Résistance ? Les deux soeurs arriveront-elles enfin à se rapprocher et à exprimer leurs véritables sentiments ? Se réconcilieront-elles avec leur père ? Beaucoup de questions qui nous tiennent en haleine et auxquelles nous aurons réponse vers la fin du roman.

1995. Dans le premier chapitre, Vianne, atteinte d'un cancer, vit en Amérique et sous l'oeil attentif et protecteur de son fils Julien, se prépare à déménager. Dans le dernier chapitre, elle se retrouve à Paris pour assister à une fête commémorative en l'honneur des héros de la Résistance. Julien l'accompagne et découvre alors une grande partie de la vie de sa mère dont elle ne lui a jamais parlé auparavant.

Roman haletant, touchant, éprouvant par moments. « Deux portraits de femmes inoubliables » peut-on lire en quatrième de couverture.

Titre original : The Nightingale Membre : Outremont Hannah, Kristin. Le Chant du rossignol, Éditions Michel Lafon, 2015, 2016, 525 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Le Journal de mon père

Taniguchi, Jirô

Le Journal de mon pere BD Le Journal de mon père est l’un des premiers Taniguchi que j’ai lus (après le premier volume de Au temps de Botchan et La Montagne magique). J’ai été tellement impressionné que j’en suis resté bouche bée et ai oublié d’en écrire le commentaire. Je corrige donc ici cette négligence. Le Journal de mon père (父の暦 / Chichi no koyomi) a d’abord été publié au Japon par Shogakukan en 1994. En France, il a été édité par Casterman en trois volumes (vol. 1 : Le Grand incendie, vol. 2 : La Séparation, vol. 3: L’Apaisement) en 1999-2000, puis en un seul volume à couverture souple en 2004 et finalement en une édition cartonnée en 2007. Troisième oeuvre de Taniguchi à être traduite en français après L’Homme qui marche et Le Chien Blanco, Le Journal de mon père fut son premier succès en France et demeure, encore aujourd’hui, l’un de ses mangas les plus connus en Europe. Taniguchi y raconte l’histoire de Yoichi qui, à l’occasion de la mort de son père, retourne dans son village natal pour la première fois en quinze ans. Il avait peu à peu cessé de le voir, jugeant ce dernier responsable du départ de sa mère et éprouvait envers lui beaucoup de ressentiment. Au travers des discussions de la veillée funèbre, Yoichi redécouvre un père qu’il ne connaissait finalement pas beaucoup et en vient à regretter de ne pas l’avoir mieux connu de son vivant. Le Journal de mon père ressemble étrangement à Quartier lointain (écrit quatre ans plus tard, en 1998), mais sans les éléments fantastiques ou surnaturels. Qu’il réussisse à raconter une telle histoire en l’ancrant dans le quotidien démontre bien le talent extraordinaire de Taniguchi. On y retrouve toutes ses thématiques fétiches, particulièrement celles de la réminiscence, de la nostalgie et de la vie quotidienne. Il y a aussi le thème de la famille, car son sujet quasi-œdipien nous rappelle que l’on doit chérir ses proches pendant qu’il en est encore temps. On retrouve également le thème de la nature (dans les scènes bucoliques de la campagne japonaise) ainsi que l’aspect animalier (dans l’affection du personnage principal pour son chien). Le plus surprenant, c’est sans doute de découvrir – sous une forme inusitée, je l’admets – la thématique déambulatoire qui lui est si chère. Toutefois, dans ce cas-ci, Taniguchi nous offre une promenade à travers les souvenirs de Yoichi. Ce sera un voyage qui aura un effet transformateur profond sur le personnage – et peut-être aussi sur le lecteur. C’est une oeuvre introspective très émouvante qui est bien mise en lumière par une excellente narration et par le style clair et précis de Taniguchi. C’est un superbe exemple de son talent d’artiste qui est particulièrement mis en valeur par l’édition cartonnée (qui en profite également pour corriger quelques erreurs de disposition de cases présentes dans les éditions précédentes). Le Journal de mon père, est sans conteste, l’un des plus grands chefs-d’œuvre de Taniguchi. Titre original : 父の暦 / Chichi no koyomi Membre : Claude J, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension Taniguchi, Jirô. Le Journal de mon père, Éditions Casterman, collection Écritures, 2007, 274 pages.

Le Plongeur

Larue, Stéphane

Le Plongeur Larue

Ce premier roman s’est mérité le prix des libraires du Québec en 2017.

L’auteur nous fait découvrir une cuisine vue de l’intérieur. Je ne connaissais pas l’envers des restaurants. C’est bruyant, le rythme est effréné, c’est un métier qui use. Chaque personnage a son histoire : propriétaire, chefs, sous-chefs, etc. En plus, le plongeur qui est le narrateur a un problème de jeu.

Un monde dur, un roman noir. On veut tellement qu’il s’en sorte. À lire absolument ! Membre : Germaine-Guèvremont Larue, Stéphane. Le Plongeur, Éditions Le Quartanier, 2016, 569 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Le Temple des immortels

Leloup, Roger

Le Temple des Immortels BD

Une autre aventure plutôt invraisemblable de l’électronicienne nippone Yoko Tsuno.

Roger Leloup développe ici des éléments de récits qu’il avait laissés en plan dans des albums précédents (#12 : La Proie et l’ombre, #25 : La Servante de Lucifer, #27 : Le Secret de Khâny).

Comme c’est souvent le cas dans ses oeuvres plus récentes, la narration semble un peu précipitée alors qu’il essaie de raconter son histoire dans le cadre étroit du format traditionnel de quarante-deux pages. On a l’impression de vivre le récit en accéléré…

Le problème avec des albums qui font sans cesse référence à des volumes précédents est qu’on ne se rappelle pas toujours des détails qui s’y étaient déroulés, ce qui laisse des lacunes dans la bonne compréhension (et l’appréciation) du récit. Toutefois l’idée de moines médiévaux avec des Vinéens et des tribus celtiques vivant au creux de la terre, dans un gouffre profond, a quand même du charme. C’est une lecture nostalgique, mais tout de même un peu décevante, donc d’un intérêt moyen… Cela donne le goût de relire de vieux albums (car étrangement je suis resté sur ma faim – c’est presque toujours le cas avec ces très courts albums à l’européenne). Comment un artiste peut-il vivre en publiant juste de tels albums aux deux ans ? C’est un dur contraste avec les mangakas nippons qui produisent en moyenne une quantité de pages similaires (en noir et blanc toutefois) chaque semaine (!) pour la prépublication en périodique… Membre : Claude J, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension Leloup, Roger. Le Temple des immortels, Éditions Dupuis, collection Yoko Tsuno, électronicienne #28, 2017, 48 pages.

Les Rois mongols

Picard, Luc

Les rois mongols

« En pleine Crise d’octobre 1970, une adolescente, dont le père se meurt du cancer, fomente un plan inspiré de l’actualité politique afin de ne pas être placée dans une famille d’accueil. »

Cette histoire est remplie d’émotions et le talent des jeunes comédiens est remarquable.

Ce film, tiré du roman de Nicole Bélanger, est à voir. Bon visionnement !

Avec, entre autres, Milya Corbeil-Gauvreau, Henri Richer-Picard et Anthony Bouchard. Abonnée : Germaine-Guèvremont Picard, Luc. Les Rois mongols, Film québécois, 2017.

Palestine

Chomsky, Noam et Ilan Pappé

Palestine

Ce livre est pour l’essentiel un recueil d’entrevues, suivies de quelques courts articles des auteurs. Bien que Juifs eux-mêmes, ils sont très critiques à l’égard du sionisme qui, à leurs yeux, est une entreprise coloniale typique.

Ils considèrent que les deux options évoquées pour mettre fin au conflit qui enflamme la région depuis des décennies, dites « solution à un État et solution à deux États », ne sont plus possibles, car l’objectif ultime réel de la politique israélienne est l’expulsion des Arabes de la Palestine. Aucune solution ne sera trouvée tant que les États-Unis offriront un soutien sans restriction à Israël. Chomsky, linguiste étatsunien, est très connu pour ses prises de position critiques à l’égard de la politique étrangère des États-Unis. Ilan Pappé est un historien né en Israël, enseignant maintenant en Grande-Bretagne. Titre original : On Palestine Membre : Pierre, abonné de Guèvremont Chomsky, Noam et Ilan Pappé. Palestine, Éditions Écosociété, 2016, 184 pages.

Prendre les loups pour des chiens

Le Corre, Hervé

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Franck, sort de prison où il vient de purger une peine de cinq ans pour un braquage qu’il a commis avec son frère Fabien. C’est Jessica, la compagne de son frère, qui vient le chercher. Elle l’héberge dans la maison de ses parents dans un coin paumé du sud de la Gironde.

Elle a une fille Rachel, qui ne parle pas. Son silence intrigue et son attitude réveille chez Franck un instinct protecteur. Franck est mal à l’aise, il n’a rien à faire, à part se laisser séduire par Jessica… Tout est en place pour la tragédie. L’auteur plante un décor étouffant, poisseux, sous un soleil de plomb et une chaleur écrasante. On est enserré dans cette intrigue menée de main de maître par Hervé Le Corre. Sombre, très sombre, ce roman est magnifique. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Le Corre, Hervé. Prendre les loups pour des chiens, Éditions Rivages, 2016, 318 pages.
pas touche!!!