08/12

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Il vous reste une semaine pour me dire si vous serez membre du jury pour la 9e remise du prix des Irrésistibles, car après la date du 14 décembre, il sera trop tard.
Vous connaîtrez donc jeudi prochain les cinq livres retenus pour l’édition de cette année ; le débat se tiendra le 24 avril 2017 à la bibliothèque Robert-Bourassa à Outremont.
Avez-vous hâte autant que moi ?
Si vous avez mon adresse courrielle, vous m’écrivez un petit mot pour me donner votre nom, sinon, vous le faites via le site web des Irrésistibles, à même l’Infolettre.

Y a-t-il des héritages plus lourds à porter que d’autres ? Le gène du suicide existe-t-il ? On peut se poser sérieusement ces questions et quelques autres à la lecture du dernier roman de Jean-Paul Dubois, La Succession (éditions de l’Olivier, 2016), car Paul Katrakilis, le narrateur toulousain, s’interroge lui aussi…
Dans sa famille, autant du côté de sa mère, Anna Gallieni, que de celui de son père, Adrian Katrakilis, on se suicide. Chez les Katrakilis, ces morts en cascade ont commencé en 1974 avec Spyridon, le grand-père de Paul suivi, treize ans plus tard, de celui de son père. Anna, elle, mit fin à ses jours à l’été 1981, deux mois après le suicide de son frère Jules de qui elle était possiblement trop proche.
Fils unique, Paul a fait des études de médecine comme son père et son grand-père avant lui, mais ce qui l’intéressait vraiment dans la vie, c’était jouer à la pelote basque. Installé à Miami depuis 1983, il vit modestement dans un appartement qu’il loue sur Hialeah Drive, possède un petit bateau, même s’il a le mal de mer, et a repêché un petit chien qu’il a prénommé Watson, sauvé d’une noyade certaine.
Paul a réellement été heureux de la mi-novembre 1983 au 20 décembre 1987. « En Floride, et surtout au Jaï-alaï de Miami, j’ai fait partie de ce petit cercle de professionnels de la pelote basque rétribués à l’année pour danser sur les murs, jouer du grand gant, fendre l’air avec une cesta punta et propulser des balles de buis cousues de peau de chèvre à 300 km/h… » Ce furent quatre années à vivre comme il l’entendait, avant l’annonce du décès de son père le 19 décembre 1987. Étant le seul survivant de la famille, il n’a eu d’autres choix que de retourner à Toulouse pour s’occuper de la succession.
Au final, Paul reprendra-t-il le cabinet de son père, comme plusieurs le souhaiteraient ? Qui était vraiment Adrian Katrakilis ? Paul connaîtra-t-il l’amour auprès d’Ingvild Lunde, cette Norvégienne de 26 ans son aînée qu’il a rencontrée en Floride ? Pourra-t-il retrouver la quiétude ou finira-t-il comme les siens ? Pour le savoir, il vous faudra lire ce roman !

Le lundi 12 décembre, à Radio VM (91,3 FM), de 17h45 à 18h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec les comédiens France Parent et Martin Héroux, qui nous parleront du spectacle 2016 Revue et corrigée, présenté au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 7 janvier 2017.

Lundi dernier, je recevais Hélène Samson, conservatrice des Archives photographiques Notman et commissaire de l’exposition Notman, photographe visionnaire, présentée au Musée McCord jusqu’au 26 mars 2017.

Culture à la carte – 20161205 - M.-A. Poggi – Hélène Samson.

Les Irrésistibles de Marie-Anne ont maintenant leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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Elizabeth Costello : huit leçons

Coetzee, John Maxwell

elizabeth-costello Une écrivaine de renom, Elizabeth Costello, se met à prononcer des conférences vers la fin de sa vie. Le cœur de ses propos concerne le rapport entre l'auteur et son oeuvre. Quelle est la part de responsabilité de l'écrivain par rapport à ce qu'il offre à ses lecteurs ? Ainsi elle aborde entre autres thèmes : le réalisme, le roman en Afrique, nos comportements face aux animaux, le mal que les humains infligent aux autres humains. Curieusement, Coetzee ne semble jamais prendre position. Pour chaque thème, il nous donne le choix en nous offrant toujours les deux côtés de la médaille. Bien que ce soit un livre difficile d'approche (les 50 dernières pages me sont apparues complètement disjonctées), il m'a apporté des heures de réflexion intense sur la place de l'être humain dans la société et sur ses rapports avec tout ce qui l'entoure. Fort intéressant ! Sur Wikipedia, on peut lire au sujet de Coetzee : « Marquée par le thème de l'ambiguïté [...], son œuvre juxtapose réalité politique et allégorie afin d'explorer les phobies et les névroses de l'individu, à la fois victime et complice d'un système corrompu qui anéantit son langage. » Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu Coetzee, John Maxwell. Elizabeth Costello : huit leçons, Éditions du Seuil, 2004, 309 pages.

Just Kids

Smith, Patti

just-kids-smith Livre intéressant à lire au moment où l’exposition Focus : perfection – Robert Mapplethorpe est présentée au Musée des beaux-arts de Montréal. Patti Smith (écrivaine et musicienne rock) fut la très grande amie de Robert à qui ce dernier a demandé, sur son lit de mort, de raconter sa vie. C’est donc dans ce livre, Just Kids, dont la traduction française a conservé le titre original, que l’auteure nous fait partager la vie de bohème du New York du début des années 70 dans lequel elle et Robert vécurent. Ces années de la « Beat Generation », du « Peace and Love », du « Chelsea Hotel » de ce New York mythique où tout est permis et où les arts de toutes sortes sont florissants. On accompagne ainsi les deux protagonistes jusqu’en 1989, date du décès de Robert. Membre : Côte-des-Neiges Smith, Patti. Just Kids, Éditions Denoël, 2010, 336 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

L'Amie prodigieuse. 1, Enfance, adolescence

Ferrante, Elena

lamie-prodig-ferrante Roman captivant qui nous transporte en plein cœur d'un quartier populaire de Naples dans les années 50. Vies du quartier relatées par Elena, une adolescente de seize ans à la fin du tome 1. Noyé dans la misère, le quotidien de ce quartier n'est que querelles et discordes, haines et jalousies, parsemé d'actes violents parfois criminels. Ainsi, même l'amitié entre Elena et Lila est marquée par la compétition et la méchanceté. Avec un style fluide et sans complication, ce roman se lit d'un seul trait. Bonne lecture ! Titre original : L’Amica Geniale Membre : Ville Mont-Royal Ferrante, Elena. L'Amie prodigieuse. 1, Enfance, adolescence, Éditions Gallimard, 2011, 2014, 389 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Guerre culturelle des conservateurs québécois

Sous la direction de Francis Dupuis-Déri et Marc-André Éthier

la-guerre-culturelles-des-conservateurs Cet essai traite du conservatisme en tant qu’idéologie et non au plan politique. Ouvrage collectif, il brosse, en six chapitres, le portrait de cette mouvance intellectuelle dont l’influence, selon les auteurs, est dominante, alors même que ses tenants dénoncent abondamment l’omniprésence des progressistes dans les médias, par exemple. Pas toujours facile à lire à cause des nombreuses notes de bas de page et surtout des termes utilisés, dont le sens peut varier d’un auteur à l’autre. Il intéressera ceux et celles qui veulent connaître les débats d’idées qui agitent notre société, parce que cet essai expose les points de vue des conservateurs en regard de ceux des progressistes. Membre : Pierre, abonné de Guèvremont Sous la direction de Francis Dupuis-Déri et Marc-André Éthier. La Guerre culturelle des conservateurs québécois, M éditeur, 2016, 224 pages.

La Succession

Dubois, Jean-Paul

la-success-dubois Premier livre que je lis de cet auteur français. En réalité, Paul nous fera surtout partager son amour de la « pelote basque », sport pratiqué au pays basque, mais également en Floride où, dans les années 1960, les paris vont bon train. Le Jaï-alaï de Miami est rempli, Paul y excelle et adore jouer. Ce médecin qui ne pratique pas doit se rendre à Toulouse pour régler l'héritage de son père qui s'est suicidé. Un de plus dans la famille. On rencontrera son grand-père, médecin de Staline, son père et son oncle qui vivait collé à Anna, sa mère. Plutôt dysfonctionnelle comme famille. Paul n'y sera pas heureux et, finalement, il ne veut pas être médecin. Que deviendra-t-il ? Il faudra le suivre dans sa vie et dans sa tête pour le savoir. Jean-Paul Dubois nous entraîne dans son monde, somme toute très particulier. À découvrir ! Membre : Vimont-Laval Dubois, Jean-Paul. La Succession, Éditions de l’Olivier, 2016, 234 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Le Dompteur de lions

Läckberg, Camilla

le-dompteur-de-lackberg On retrouve avec plaisir, dans ce volume, l’écrivaine Erica Falck et son mari policier, Patrik Hedström. Erica ne tardera pas à mettre son nez dans cette histoire macabre. Victoria est disparue depuis quelques mois et l’écrivaine reliera cette disparition à une vieille affaire de meurtre impliquant un dompteur de lions. De nombreuses histoires de familles se recoupent. Tout est un véritable cauchemar pour tous. Du début à la fin, ce roman capte notre attention. Un polar intéressant pour les soirs d’hiver. Bonne lecture ! Titre original : Lejontämjaren Abonnée : Germaine-Guèvremont Läckberg, Camilla. Le Dompteur de lions, Éditions Actes Sud, 2014, 2016, 391 pages.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Schmitt, Éric-Emmanuel

monsieur-ibrahim-affiche Pièce de théâtre exceptionnelle, remplie d’amour et de tendresse. Si cette adaptation m’a particulière impressionnée, c’est parce qu’elle fait appel à notre esprit de tolérance envers les nouveaux immigrants qu’on côtoie chaque jour. Cet auteur a le courage de parcourir 24 villes au Québec jusqu’au 17 décembre, afin de nous inviter à cette réflexion ; pour moi, c’est un missionnaire moderne qui livre un message sur la générosité et sur la foi. Résumé : « Paris, années soixante. Momo, un garçon juif de douze ans, devient l’ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue pour échapper à une famille sans amour. Mais les apparences sont trompeuses : Monsieur Ibrahim n’est pas arabe, la rue Bleue n’est pas bleue et la vie ordinaire peut-être pas si ordinaire… L’histoire tendre et drôle d’un gamin au franc-parler et de l’épicier arabe de sa rue. Comment échapper à la solitude, à la malédiction du malheur ? Comment apprendre à sourire ? » Mot de l’auteur : « En préparant mes bagages pour le Québec, une question m’arrête : est-il utile d’aller raconter une histoire de tolérance dans un pays tolérant ? Les Québécois ont-ils besoin de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, d’entente entre juifs, chrétiens et musulmans, eux qui savent faire vivre ensemble des individus si différents dotés de trajets singuliers ? Ne vais-je pas enfoncer une porte ouverte ? Puis je me souviens des heures sombres du Québec, des décennies de raideur catholique, des luttes nombreuses pour toutes sortes d’émancipation, des tensions actuelles face au problème des réfugiés… Non, le combat pour l’harmonie, le respect demeure sans fin, il faudra toujours défendre l’humanité, la bienveillance et la tendresse. » Courez voir la pièce, vous ne serez pas déçus. Bravo à cet homme reconnu à travers le monde ! Abonnée : Germaine-Guèvremont Schmitt, Éric-Emmanuel. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, pièce de théâtre en tournée un peu partout au Québec.

Otages intimes

Benameur, Jeanne

otages-benameur Coup de cœur pour ce livre extrêmement touchant et d'une belle écriture limpide. Un otage revient parmi les siens et doit réapprendre à vivre, car là-bas en captivité, il a dû, selon ses termes, « oublier toute douceur pour survivre ». Cette épreuve affecte aussi les êtres qui lui sont chers. Ils doivent apprivoiser le futur. Une auteure à découvrir ! Membre : Outremont Benameur, Jeanne. Otages intimes, Éditions Actes Sud, 2015, 191 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Petit pays

Faye, Gaël

petit-pay-faye Petit pays, c’est celui d’une enfance heureuse au Burundi niché au cœur de l'Afrique des grands lacs, au sud du Rwanda. Une enfance gaie et joyeuse entre un père français, une mère rwandaise exilée au Burundi depuis l’âge de quatre ans, et une petite sœur Ana. Cette enfance lumineuse et idyllique dans un beau pays en paix, c’est celle de Gabriel, le narrateur, 10 ans. Mais le coup d’État du 21 octobre 1993 va lui faire quitter de façon brutale le monde de l’enfance. C’est le début de la guerre civile et le commencement d’un déchaînement meurtrier, d’une violence inouïe, entre les Tutsis et les Hutus, une haine historique, un massacre qui durera des années. Le pays s’écroule, les amitiés et la famille aussi. Dès les premières pages, Gabriel m’a embarqué dans son histoire, celle de sa famille, de son pays, dans l’insouciance de son enfance… et puis la guerre. Un récit riche d'humanité et de sensibilité, sans fard, sans drame ni larmoiement, juste sincère. Je l’ai lu d’une traite ! Prix Goncourt des lycéens en 2016. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Faye, Gaël. Petit pays, Éditions Grasset, 2016, 224 pages.

Quattrocento

Greenblatt, Stephen

quattrocent-grenblat J'ai été envoûtée par cette histoire racontée par un grand érudit, que j'ai lue d'un trait ou presque comme un roman. L'histoire de cet humaniste Florentin Poggio Bracciolini, dit en français Le Pogge, qui est à la recherche du manuscrit De rerum natura, poème philosophique puissant et sensuel de Lucrèce, poète et philosophe avant Jésus-Christ qui après cette redécouverte au XVe siècle a influencé quelques grands philosophes. Nous découvrons l'histoire du livre, de sa confection, l'histoire des bibliothèques pour ne citer qu'Alexandrie, Rome, Pompéi et Herculanum. On peut lire aussi un résumé du manuscrit de Lucrèce. Une grande réflexion sur le sens de la vie, des religions. Cet auteur, d'une grande culture, fait les liens avec les humanistes, les philosophes, les scientifiques. Nous voyageons à travers les siècles. C'est un livre qui m'a enrichie, qui développe notre curiosité. Titre original : The Swerve : How the World Became Modern Membre : Île-des-Sœurs Greenblatt, Stephen. Quattrocento, Éditions Flammarion, 2011, 2013, 345 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Regards sur l'art d'avant-garde

Hénault, Gilles

regards-sur-lart-henault Surtout connu comme poète, Gilles Hénault s’intéressa aux arts visuels, proposant ses chroniques aux journaux auxquels il collaborera dès 1943, si bien qu’il devint directeur du Musée d’art contemporain en 1966, choisi par les artistes eux-mêmes ! La plus grande partie de cet ouvrage regroupe les textes consacrés à des expositions, ce qui donne un panorama des arts visuels très vivant, enrichi d’une trentaine d’illustrations en couleurs de Bellefleur, Ferron, Vaillancourt, Letendre, Mousseau, etc. Les textes de synthèse sur une période ou sur un médium comme la sculpture sont lumineux. C’est l’historienne Rose-Marie Arbour qui présente l’approche critique de Gilles Hénault, alors que Claude Gosselin résume, quant à lui, le crédo de Gilles Hénault par cette formule « Défendre l’imaginaire pour que vive la Vie » ! La place de l’art dans la société, l’art dans la ville, les grandes tendances et l’évolution des arts visuels, les nouveaux matériaux : toujours accessible, Hénault offre une perspective large, ce qui rend son propos encore actuel. Membre : Ville-Émard Hénault, Gilles. Regards sur l'art d'avant-garde, Éditions Sémaphore, 2016, 570 pages.

Rencontre avec Jacques Godbout - 4e partie

Godbout, Jacques

les-tetes-a-papineau Cette 4e partie (11 min. 59 s.), enregistrée à la bibliothèque Robert-Bourassa à Outremont le 26 octobre dernier, nous livre quelques-uns des sujets abordés dans l’oeuvre de Jacques Godbout. L’écrivain nous parle également du Québec, de la place des femmes dans ses romans et dans la société. Il nous donne son point de vue sur « les critiques littéraires » et l’explication de l’expression « ça prend pas la tête à Papineau ». Bonne écoute ! Un grand merci à Stéphane Richard qui a capté ces moments privilégiés.

https://www.youtube.com/watch?v=FEKv5L3V2O4

Vendredi, ou, Les Limbes du Pacifique

Tournier, Michel

vendredi-ou-les-tournier Histoire des métamorphoses de Robinson Crusoé, Quaker psychorigide, qui a voulu domestiquer la nature (l'île où il a échoué), puis le sauvage Vendredi, pour être finalement transformé lui-même en un être « sauvage » qui vit en harmonie avec la nature et le cosmos et qui refusera de retourner à la civilisation. Roman d'aventures, intrigant et fascinant. En même temps, conte philosophique, rempli de symboles, où Michel Tournier aborde la question d'autrui, de la société, de la religion, avec une grande profondeur d'analyse et une très belle écriture. À mon avis, un des classiques du XXe siècle, qu'on pourrait relire à plusieurs reprises et y découvrir à chaque fois de nouvelles interprétations. Un livre à apporter sur une île déserte ? Lu en version numérique. Membre : Ville Mont-Royal Tournier, Michel. Vendredi, ou, Les Limbes du Pacifique, Éditions Gallimard, collection Blanche, 1967, 212 pages.

Wake Up America. 2, 1960-1963

Powell, Nate

wake-up-ameri-tome-2-bd Dans le premier tome, nous découvrons l’enfance de John Lewis et le début de son combat contre la ségrégation raciale. Dans ce second opus, alors qu'il s’apprête à participer à la cérémonie d'investiture de Barack Obama en 2009, John Lewis se souvient... De 1963 à 1966, il a participé à des protestations non-violentes dans des restaurants de Nashville, a joué un rôle dans les « voyages de la liberté » qui s'opposaient à la ségrégation dans les gares routières du Sud. Il a été arrêté, a subi des violences. Enfin, il a été un des principaux orateurs du défilé historique de Washington en août 1963. Difficile de ne pas être admiratif de ce combat mené sans armes ni violence par ces hommes et femmes alors que se déchaînaient sur eux la violence et la haine des ségrégationnistes… Ce n’est pas seulement une autobiographie passionnante, c’est aussi un formidable témoignage historique qui continue malheureusement à avoir de tristes résonances aujourd’hui… Les faits sont là, bruts, et il n’y a pas grand chose à rajouter. Illustrations de John Lewis et Andrew Aydin. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Powell, Nate. Wake Up America. 2, 1960-1963, Éditions Rues de Sèvres, 2015, 189 pages.
pas touche!!!