25/04

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en me rendant à la Petite Licorne, rue Papineau, qui présente jusqu’au 27 avril Madra de Frances Poet. Je ne connaissais pas la dramaturge ; par contre, ayant déjà vu quelques productions du Théâtre Bistouri, compagnie dont j’aime beaucoup le travail, j’étais en terrain connu.

Présentée en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture, cette pièce nous garde sur le bout de notre siège du début à la fin, avec une montée dramatique qui fait réagir le public à plusieurs occasions.

L’histoire commence par une anecdote que racontent par Madra (Sylvie De Morais-Nogueira) et Alex (Marc-André Thibault) à la mère de ce dernier, Claire (Louise Bombardier). Tout le monde rit de bon cœur, jusqu’au moment où Claire, qui vient de garder pour une nuit son petit-fils Gabriel, relate sa sortie au restaurant avec le jeune garçon de trois ans.

Madra, dite Maddy, et Alex ne sont pas du tout contents. L’attitude de Claire a été irresponsable, impardonnable. Mais qu’a-t-elle donc fait de si répréhensible ? Pourquoi lui en veulent-ils autant ? Cette virée qui s’annonçait sans conséquences va teinter le reste de la pièce, dont je ne vais rien dire, bien évidemment.

Il y a donc un avant et un après cette fin de semaine-là. Point de bascule qui va complètement changer la dynamique de ce couple qui s’aime, mais qui risque de le diviser à tout jamais…

La tension est palpable et à son comble jusqu’à la toute dernière scène. Et là, on ne peut faire autrement que de se demander : et si Maddy, au final, avait eu raison de surprotéger son fils ? De n’être plus capable de faire confiance à personne ? Si cette paranoïa qui a pris des proportions insoupçonnées était justifiée ? En tant que parent, on veut bien sûr le meilleur pour son enfant, mais où se situe la ligne du raisonnable ?

Marie-Hélène Gendreau, assistée de Marilou Huberdeau, signe une mise en scène efficace et redoutable, tandis que la traduction de Marc-André Thibault m’a paru très juste.

Mention spéciale à Frédéric Blanchette qui interprète divers rôles, en père de famille parfois attendrissant et drôle, moins rassurant à d’autres occasions, en collègue de travail d’Alex ou en voisin du couple ; peu importe, il joue toujours de manière convaincante.

Plusieurs supplémentaires sont déjà annoncées. Faites vite !


Ombre Eurydice Parle d’Elfriede Jelinek est une pièce de théâtre déconcertante et énigmatique, ce qui n’est pas un défaut !

Le nom d’Elfriede Jelinek, femme complexe et controversée, vous dit sûrement quelque chose même si vous ne fréquentez pas le théâtre, puisqu’elle a remporté le prix Nobel de littérature en 2004. Cette écrivaine, dramaturge et scénariste autrichienne septuagénaire, a aussi une formation musicale comme on peut le lire dans le programme, ce qui teinte sans nul doute ses écrits.

Ombre Eurydice Parle, partition pour deux comédiennes (Macha Grenon et Stéphanie Cardi, convaincantes) et une danseuse contemporaine (magnifique Louise Bédard), incarnent toutes trois Eurydice à des moments différents de son existence. On le comprend par de petits détails. Par exemple, le personnage interprété par Stéphanie Cardi prend des Polaroïds qui se retrouvent ensuite entre les mains de Macha Grenon.

Mais que veut nous dire Jelinek avec sa pièce écrite en 2013 qui utilise un langage multidisciplinaire à travers la parole, la danse et la musique ? Marié à Eurydice, Orphée (Pierre Kwenders qui a une très jolie voix) lui demande d’être à ses côtés lors de ses concerts, tandis qu’elle peine à écrire son roman. Il a du succès, elle cherche l’inspiration.

Il faut s’abandonner à cette proposition théâtrale d’une heure dix minutes et faire confiance à l’équipe de créateurs : du metteur en scène Louis-Karl Tremblay à la traductrice Sophie Andrée Herr, sans oublier les quatre interprètes.

Vous avez donc jusqu’au 27 avril pour voir cette production du Théâtre Point d’Orgue, présentée en codiffusion avec le Théâtre Prospero.


Dernier émission de la saison de Culture à la carte avant son retour en ondes le 9 septembre prochain. Ainsi, le lundi 29 avril, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, je m’entretiendrai avec Luce Pelletier, metteure en scène de Strindberg, pièce écrite par neuf auteures québécoises, présentée à l’Espace Go jusqu’au 12 mai 2019.

Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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Cet homme-là

Castro, Eve de

Cet homme la De Castro

Je ne suis pas d'accord avec les membres qui ont vanté le style de ce roman. Pour ma part, je ne me retrouve pas dans cette forme de phrases sans sujet, de qualificatifs qui se suivent sans fin, séparés par des points. Le choix des mots vulgaires et surtout les parenthèses multiples m'énervent. Est-ce la littérature moderne ?

« Marie est un écrivain à succès. Couronnée de plusieurs prix prestigieux, elle vit dans un bel appartement parisien, avec son second mari et ses trois enfants. Mais elle n’est pas heureuse. Marie a faim. Elle a faim d’autre chose, elle a faim de passion. Et le jour où elle en a la révélation, elle rencontre l’homme qu’elle croit capable d’apaiser ce manque.

« Il s’appelle Roméo. Il est plus jeune qu’elle. Il déchiffre le coeur des femmes, il a l’aisance et la beauté d’un grand prédateur. Il manque de culture, d’argent. Tout les oppose : leur âge, leur milieu, la couleur de leur peau. Entre eux il y a un monde, qui va des Ulis à Saint-Germain-des-Prés, et qui se révèle plus difficile à traverser qu’un continent. »

Membre : Outremont Castro, Eve de. Cet homme-là, Éditions Robert Laffont, 2010, 325 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

En attendant la neige

Desrousseaux, Christine

En attendant la neige Vera a décidé de s’éloigner, de rester seule quelque temps. Sa mère vient de mourir dans un accident de voiture, c’est Vera qui conduisait. La culpabilité la ronge. Elle trouve refuge dans le chalet d’un ami à Morez dans le Haut-Jura. Elle attend la neige, celle qui doit tout purifier, le paysage comme son âme sans doute. De l’accident, elle a quelques séquelles, dont une amnésie et une jambe qui boîte. Ses traitements sont lourds et provoquent quelques crises d’épilepsie et de la narcolepsie. À Morez, elle choisit de tout arrêter pour mieux repartir. Au cours d’une promenade, elle fait la connaissance d’un homme qui occupe un chalet plus loin dans la montagne. Cet homme, légiste à Genève, est à la recherche de sa sœur. Peut-être qu’inconsciemment lui aussi attend la neige pour recommencer à zéro. Le climat est rude et la population peu causante. Vera a l’impression de gêner, quelqu’un cherche à la faire partir… mais pourquoi ? Et puis un matin, le corps d’une jeune femme est retrouvé. Mais les coupables sont-ils vraiment ceux que l'on croit ! L'intrigue monte peu à peu en puissance et quand on sent avoir deviné la suite, l'histoire prend un autre chemin jusqu'à un dénouement inattendu. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Desrousseaux, Christine. En attendant la neige, Éditions Calmann-Lévy, 2019, 288 pages.

Exile

D'Alberto, Luca

Exile CD

Je suis passée à côté de son premier album, mais heureusement je découvre Luca D'Alberto avec le second. Sa musique est un savant mélange de sonorités électroniques et de musique orchestrale dont la puissance émotionnelle est impressionnante.

Avec Exile, on entre tout doucement dans son univers où les cordes alternent entre rythme crescendo et lent, alors que Consequences nous entraîne dans un rythme entêtant et profondément mélancolique.

Avec Grace, le charme opère toujours et lorsqu’on arrive au dernier morceau (le plus long) on regrette que ce soit déjà la fin… Magnifique !

Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. D'Alberto, Luca. Exile, CD, 2018.

L'Art de perdre

Zeniter, Alice

L'art de perdre

Véritable coup de coeur pour cette fresque historique racontée par Naïma, jeune femme algérienne qui plonge dans le passé de sa famille, de son grand-père, fier et riche montagnard kabyle, harki, contraint avec sa femme et ses enfants d'immigrer en France dans la honte et le silence en 1962. Son père Hamid restera lui aussi muet.

Ce sera à la suite d’une rétrospective sur un artiste algérien que Naïma, qui travaille dans une galerie d'art contemporain, va plonger et nous entraîner dans ces années de guerre en Algérie et dans sa quête identitaire.

La révolte des jeunes de ce pays qui ne veulent plus du président en place et de sa clique est un des sujets d'actualité présentement.

J'ai beaucoup aimé ce livre. J'ai découvert un pan de l'histoire d'Algérie que je ne connaissais que très superficiellement. Malgré le sujet douloureux, le style d'écriture m'a beaucoup plu. À lire !

Prix Goncourt des lycéens 2017. Membre : Isabelle de Lachine Zeniter, Alice. L'Art de perdre, Éditions Flammarion, 2017, 512 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Le Dernier Battement de cœur

Sparaco, Simona

Le Dernier battement de coeur

Merci à Marie-Anne Poggi de nous avoir présenté ce livre. J’en ai profité pour relire sa recension du 25 août 2016.

C’est vraiment un récit captivant. On y trouve, sans doute, des éléments du vécu de l’auteure. On a tout simplement à accompagner ce couple dans leur douleur profonde.

Avoir à décider d’un accouchement thérapeutique est un moment pénible et laisse des séquelles par la suite.

C’est un livre témoignage qui invite au courage et à la résilience. À lire !

Titre original : Nessuno sa di noi Abonnée : bibliothèque Germaine-Guèvremont Sparaco, Simona. Le Dernier Battement de cœur, Éditions Michel Lafon, 2013, 2016, 256 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Le Lambeau

Lançon, Philippe

Le Lambeau

À mon tour d'être tombée sous le charme de la plume de Philippe Lançon. Il raconte le terrible attentat de Charlie Hebdo duquel il échappera, contrairement à ses nombreux collègues et amis journalistes qui y laisseront leur vie. Lui est grièvement blessé à la mâchoire. Son hospitalisation et sa convalescence dureront plus de deux ans et c'est ce qu'il nous raconte dans son livre : ses douleurs physiques et psychiques, ses chirurgies, sa colère, ses deuils, ses espoirs, ses rencontres, son immense résilience... C'est ça qui m'a le plus touchée, moi, la lectrice et l’infirmière.

C'est la première fois que je peux lire « l'expérience » du patient et c'est magnifiquement bien écrit. Merci à Philippe Lançon. C'est un immense cadeau qu'il m'a fait.

Prix Femina et prix spécial du jury Renaudot. Membre : Isabelle de Lachine Lançon, Philippe. Le Lambeau, Éditions Gallimard, 2018, 510 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Le Soleil des Scorta

Gaudé, Laurent

Le Soleil des Scorta

J'adhère entièrement au « feedback » d'une membre du Club des Irrésistibles.

Je ne répéterai pas l'histoire qu'elle a très bien décrite. Cela m'a permis de découvrir ces villages du sud de l'Italie, de la région des Pouilles (que l’auteur me donne envie de visiter).

Laurent Gaudé nous décrit des personnages aux caractères fort intenses et aux valeurs profondes qui nous amènent à réfléchir sur la vraie définition du bonheur.

Belle écriture, d'un grand intérêt !

Membre : Île-des-Sœurs Gaudé, Laurent. Le Soleil des Scorta, Éditions Actes Sud, 2004, 246 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Ouvrir son cœur

Morin, Alexie

Ouvrir son coeur Morin

« Le sujet de ce livre, c’est la honte. » Alexie Morin est peut-être honteuse de son histoire, mais elle nous la livre ici sans gêne ni retenue, elle nous ouvre véritablement son coeur.

J'ai particulièrement apprécié les détours, les parenthèses qui s'ouvrent au fur et à mesure et qui se referment beaucoup plus tard, et les tranches de vie racontées en parallèle. On la suit de sa naissance à aujourd'hui, dans une chronologie déconstruite, mais facile à suivre, à travers expériences et épreuves. On se croirait dans ses pensées, quoique des pensées surréellement organisées et lyriques ! Un récit qui va droit au cœur ! Membre : Élyse de Villeray Morin, Alexie. Ouvrir son cœur, Éditions Le Quartanier, 2018, 365 pages.

Resolve

Ackroyd, Poppy

Resolve CD

La multi-instrumentiste et compositrice, Poppy Ackroyd nous livre un superbe album de dix titres instrumentaux relaxants.

Dès le premier morceau Paper, le charme opère : des notes délicates au piano suivies par des cordes, pour un résultat aérien... Si le piano et le violon sont les principaux instruments, la jeune anglaise fait également appel pour cet album à d’autres accompagnements tels que le violoncelle (Quail), la clarinette (The Calm Before) ou encore la flûte.

Les compositions de l’artiste sont complexes et captivantes, à l’image de Time, duo magnifique au piano et hang.

Chaque titre nous entraîne dans un univers onirique où le temps semble en suspens. Un album sublime !

Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Ackroyd, Poppy. Resolve, CD, 2018.

Sauve-toi, Lola

Francos, Ania

Sauve-toi, Lola

Sur un sujet sensible, délicat à traiter, un livre exceptionnel dans le rendu irrespectueux qui y est fait d’une bien fameuse maladie.

Le personnage central, juive parisienne de 40 ans qui avait échappé à Auschwitz à l’âge de 4-5 ans, est maintenant suivie à l’hôpital pour de sévères traitements relativement à un cancer du sein avancé. Personnage haut en couleur, qui raconte ses relations avec ses « amies » cancéreuses, comme celle qui en complément aux soins reçus se traite au champagne. Vous voyez le genre ! Cette atmosphère du livre, comme lorsque Lola dit qu’elle « essaie de se souvenir de cette chimio, ce jour de la fin juillet où il faisait si lourd à l’hôpital, avec le souk habituel où Cathi avait rapporté de Biarritz des lots de jupes gitanes et d’espadrilles multicolores, où branchées à nos perf’ nous jouions aux mannequins, avec une infirmière se faisant interviewer par la télévision pour une émission culinaire, tandis que le prof Samari, une souris cancéreuse dans une main, se lamentait que les travaux des nouveaux bâtiments n’avançaient pas assez vite ». Ou lorsqu’il est joliment écrit que : « Nous étions chacune dans nos petites pensées. » Avec par ailleurs, tout le long du livre, un ton rabelaisien aux frivolités sexuelles bien présentes. Une aventure-maladie extravagante, qui est aussi le fait d’une équipe médicale sur-sollicitée, autour du génial oncologue, le Dr Samuel Tobman, également réchappé d’Auschwitz. Cette survivance qui n’est pas étrangère à son total dévouement à l’endroit des personnes devant avoir besoin de la chimio de dernier recours. Dévouement qui n’empêche pas les rapports « inorthodoxes » entre médecins et patients, ces derniers étant loin d’avoir la bonne tenue qui serait attendue de la part de patients à la maladie au stade avancé. Livre en somme qui nous conforte comme lecteurs, dans l’idée d’assumer ce qu’il y a d’exceptionnel en nous, même et peut-être surtout dans les grands moments existentiels. Je ne veux pas oublier ces moments où l’auteure sait glisser furtivement des pensées – fruit de son expérience à n’en pas douter – concernant les questions de « rémission » et de combat à mener contre la maladie, même sans assurance du résultat. Et l’avis donné de ne pas retourner l’agressivité contre soi-même. Et si, à l’école de Marie-Anne Poggi, il est de principe de ne pas conter la fin d’un roman – car il s’agit bien d’un roman, ce qui peut nous faire penser qu’Ania Francos l’aurait écrit sans être personnellement concernée par le sujet –, il peut être pertinent d’apprendre que quelques années après l’avoir écrit, elle est elle-même décédée des suites d’un cancer du sein, ce même cancer qui était le lot du personnage principal, et à propos de quoi –référence au titre du livre – il était écrit : « Sauve-toi Lola, cavale, le cancer est derrière toi. » Membre : Jean-Marc S. Francos, Ania. Sauve-toi, Lola, Éditions Bernaud Barrault, 1983, 347 pages.

Sur les chemins noirs

Tesson, Sylvain

Sur les chemins noirs

Un petit livre intéressant où l’on parcourt la campagne, le long de ces vieux sentiers oubliés, « souvenir de la France piétonne, réseau d’un pays anciennement paysan ».

« Chemins noirs », aussi, en souvenir d’un roman écrit en 1988 où il est raconté, sous ce même titre, par un auteur nommé René Fregni, la traque d’un conscrit en cavale dans cette campagne-là, ce qui me semble rejoindre une grande valeur de Sylvain Tesson, la liberté. Je crois également que l’on pourrait parler d’humour noir, car Tesson n’est pas dénué d’humour, souvent grinçant. Nostalgie d’un avant sur la campagne, sur les paysans, sur la civilisation. L’avant, important pour Sylvain Tesson, était aussi un avant son accident qui le limite maintenant, même si cela lui a permis un regard plus mature : en somme, pourquoi courir le monde puisque dans son propre pays, il y a bien des espaces à découvrir ? Une indignation bien compréhensible toutefois sur le décret d’un ministre à propos de « l’hyper-ruralité de la France », confondant ruralité et arriération. Ce petit livre, s’il est un peu noir parfois, reste touchant et il en vaut le détour. Membre : N.L., Île-des-Soeurs Tesson, Sylvain. Sur les chemins noirs, Éditions Gallimard, 2016, 141 pages.
pas touche!!!