
Quel beau roman, touchant, inédit, original et d'une belle écriture, simple et discrète, qui vous captive dès les premiers chapitres. Il vous accroche avec ses personnages hors du commun, gauches, surdoués et si maladroits quand il s'agit de sentiments. J'ai vraiment adoré l'histoire et son style d'écriture. Très belle découverte !
9 juillet 2010
J’ai beaucoup aimé ce livre. Les personnages hors de l’ordinaire sont très touchants, on aurait envie de les protéger. À la suite d’événements dramatiques, lui se réfugiera dans les sciences et elle, de son côté, s’infligera des souffrances que lui seul peut (peut-être) comprendre. Comme les nombres premiers, même s’ils s’éloignent parfois l’un de l’autre, ils ne peuvent être divisés… que par eux-mêmes. L’histoire est intrigante, l’écriture fluide : un très beau moment de lecture.
Titre original :
Solitudine dei numeri primi
9 avril 2010
Alice et Mattia ont tous deux vécu des drames dans leur enfance. Lui surtout, en partie responsable de la disparition de sa soeur jumelle, deviendra un marginal, à la limite de l'autisme de haut niveau. Alice aura des difficultés d'image corporelle avec des épisodes d'anorexie et de mutilation. Lorsqu'ils se rencontrent lors d'une fête quelques années plus tard, ils se reconnaissent une parenté et essaient d'établir un rapprochement, mais l'incapacité de Mattia de vraiment entrer en relation avec les autres rend les choses difficiles.
Histoire fascinante et encore plus, si on a un intérêt ou une sensibilité pour tout ce qui concerne la santé mentale. Un roman qui laisse des traces longtemps.
Titre original :
Solitudine dei numeri primi
Ce roman s'est mérité le prix Strega 2008.
25 déc 2009
Tout le monde a encensé ce roman. Il est vrai qu’il est fort bien écrit même dans sa traduction (sauf quand il dit [je cite de mémoire] : « … il était couché à côté d’elle, dans la même position, la cheville du pied gauche appuyée sur son talon droit »… essayez ça pour voir, vous m’en donnerez des nouvelles.) C’est une écriture moderne, vive, qui met en scène de jeunes personnages qui vivent des tourments liés à la solitude qui ne sont pas inintéressants, au contraire. Mais…
Mais quelle froideur de style, d’écriture, de sentiments. Les mathématiques, l’algèbre, les nombres, les théorèmes prennent une place tellement importante dans la tête de Mattia qu’on n’est pas étonné que tout foire autour de lui.
Je me dis alors : aye pépé, nous sommes presque en 2010. Réveille !
18 déc 2009
Ce roman a fait l’objet de plusieurs commentaires positifs dans la chronique du Club des Irrésistibles, ce qui m’a incité à le lire. J’abonde dans le même sens que les commentaires parus. Ce fut un réel plaisir de lire ce roman. Une belle découverte !
Titre original : La solitudine dei numeri primi
Prix Strega 2008
Membre : Outremont
27 nov 2009
Premier roman d’un jeune homme étudiant au niveau doctorat (physique théorique), ce livre vous prend au coeur, à la gorge. Deux personnages solitaires comme les nombres premiers, Mattia, (surdoué, inadapté social) et Alice, (boitillante, anorexique) ont vécu chacun des drames familiaux qui « sortent » de l’ordinaire. Ils éprouvent beaucoup de difficulté à réduire la distance qui les isole des autres et sont à la recherche d’affection. Très belle écriture, sobre, maturité étonnante dans l’analyse des caractères. J’ai dévoré en quelques heures ce livre envoûtant, bouleversant. Pur bonheur ! Candidat incontournable à notre prix littéraire. S.V.P. passez le message…
30 oct 2009
C’est le premier roman de cet auteur né en 1982. Il a gagné le prix Strega en 2008. Comment un auteur si jeune peut-il écrire une histoire avec tant de sensibilité et de connaissance des profondeurs de l’humain ? C’est une vieille âme, c’est certain. Il écrit « Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes; soupçonneux et solitaires, certains possèdent un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. » On suit la vie de Mattia et d’Alice, de l’adolescence à l’âge adulte où leurs existences ne cesseront de se croiser, de s’effleurer et de s’éloigner dans l’effort d’effacer les obstacles qui les séparent. Je suis sous le choc encore et c’est un auteur que je vais suivre.
18 sept 2009
La beauté de ce roman ne réside pas tant dans l’histoire que dans l’écriture.
C’est la première oeuvre d’un auteur italien qui est en train de préparer un doctorat en physique théorique et qui semble obsédé par les chiffres.
Le titre réfère aux nombres premiers qui ne sont divisibles que par 1 ou par eux-mêmes. Ils ne peuvent s’approcher de leur jumeau car ils sont séparés par un nombre pair.
Il décrit la vie de deux amis en souffrance. Lui est rongé par une culpabilité terrible car à cause de son indifférence, sa soeur jumelle est morte en bas âge. Il s’automutile et afin d’apaiser sa douleur, il se jette dans l’univers froid des mathématiques.
Elle, victime d’un grave accident très jeune, reste boiteuse et meurtrie.
Son refuge à elle, c’est l’anorexie. Ces deux êtres se croisent à plusieurs reprises, mais malheureusement, ils ne se rapprochent jamais tels les nombres premiers.
Le style de Giordano est dénudé, froid, sans détail. Il décrit tout avec une troublante précision.
C’est une histoire peu banale qui parle des difficultés de vivre et de communiquer quand on est différent.
Extrait : « Alice vit Mattia se rapetisser devant elle. Il garda le silence et repassa mentalement le mode d’emploi pour respirer. »