04/02

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Queue cerise, pièce d’Amélie Dallaire, dans une mise en scène ingénieuse d’Olivier Morin, nous amène, à travers le rire et les situations loufoques, à nous questionner sur notre rapport à l’autre, sur nos intérêts dans la vie, sur le vide de nos existences, sur le travail qui ne comble pas toujours nos attentes, sur le besoin d’être aimé, etc.
L’histoire est, en apparence, fort simple : Michelle vient de commencer un nouveau travail, mais n’a reçu aucune directive. Elle ne sait donc pas quoi faire, elle ne sait pas vers qui se tourner. De plus, elle se perd constamment dans les couloirs de l’établissement et finira au sous-sol du bureau qui cache de bien étranges choses.
Dés le départ, j’ai été intriguée par le titre : Queue cerise. Je me demandais à quoi il référait. Après avoir vu la pièce, je pense que ce titre n’a aucun lien avec le sujet !
Performance efficace des cinq comédiens, en commençant par Amélie Dallaire, Ève Duranceau et Karine Gonthier-Hyndman, bien secondées par Julien Storini et Olivier Morin. Défi relevé avec brio, car la partition n’était pas évidente.
Ne cherchons pas à vouloir tout comprendre ; laissons-nous plutôt bercer par ces atmosphères kafkaïennes, ces situations énigmatiques, ces rencontres inusitées.
À part une finale en queue de poisson, il y a là un beau travail qui mérite le détour. Vous avez donc jusqu’au 13 février pour aller du côté de la salle Jean-Claude Germain du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui voir cette proposition théâtrale qui m’a ravie.

Les éditions XYZ organisent un concours « Les amours de Claude Jasmin ».
C'est bientôt la St-Valentin ! Qui de mieux que Claude Jasmin pour souligner cette fête, lui qui vient d'achever sa trilogie sur ses amours de jeunesse ?
Remplissez ce formulaire et courez la chance de gagner l’un des prix suivants :
- les livres de la trilogie amoureuse (Anita, Élise, Angela) - l’une des 10 aquarelles uniques créées et signées par Claude Jasmin.
http://goo.gl/forms/djyI3Lcevb
Bonne chance !

Les participations sont acceptées du 1er au 12 février 2016 jusqu’à 16 h.
Page Facebook XYZ - https://www.facebook.com/EditionsXYZ/
Le Club des Irrésistibles - http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Informations sur Angela - http://bit.ly/JasminAngela

Le lundi 8 février, à Radio VM (91,3 FM), entre 17h40 et 18h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Frédéric Blanchette, metteur en scène de la pièce Glengarry Glen Ross de David Mamet, présentée au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 27 février 2016.

Lundi dernier, je recevais Denis Bernard, metteur en scène de la pièce Les Événements de David Greig, présentée à La Licorne jusqu’au 20 février 2016.

Culture à la carte - 20160201 - M.-A. Poggi - Denis Bernard

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,
Marie-Anne


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Algiers

Algiers

algi musique Algiers, c'est le mariage entre la soul, le gospel et le rock-punk enragé. Pour ce premier album éponyme, le trio venu d'Atlanta nous offre dix titres spectaculaires. On y retrouve l'âme des musiques noires traditionnelles sud-américaines alliées à l'énergie des guitares, d'une musique rock-punk révoltée, comme sur Blood. Les paroles aussi sont révoltées, cinglantes envers la société et ses dérives (But She Was Not Flying). La magnifique voix du chanteur, quasi hypnotique sert redoutablement les textes. Ils voient leur musique comme un moyen de se battre contre toute sorte de ségrégation. Même musicale. Et à l'écoute de ce fameux mélange, pas de doutes : ces deux genres complètement différents s'accordent ici parfaitement. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Algiers. Algiers, CD, 2015.

Au pays du p'tit

Fargues, Nicolas

au pays du fargues Romain, jeune sociologue français, professeur d’université et, à ses heures, un Casanova insatiable, est à Moscou pour un congrès. Il nous raconte sa vie et nous offre un portrait très intéressant de la France. J’ai aimé ce livre malgré quelques passages crus ; pour public averti. Membre : Germaine-Guèvremont Fargues, Nicolas. Au pays du p'tit, Éditions P.O.L., 2015, 232 pages.

Ceux qui restent

Laberge, Marie

ceux qui laberge Déception ! La parution d’un nouveau roman de Marie Laberge est généralement pour moi un moment réjouissant, avec parfois des attentes trop grandes, mais j’apprécie cette auteure et son œuvre. La quatrième de couverture annonçait un « roman d’action empreint d’émotion, […] roman d’une profonde humanité, [...] des personnages puissants et attachants... » Dès le premier chapitre, le niveau de langue utilisé me surprend, mais je me dis que c’est pour nous situer dans le contexte. Je continue... mais à la surprise succède le malaise. Pourquoi utiliser ce « registre populaire » emprunté à la langue orale « québécoise » pour aborder ce sujet difficile, dont on parle peu, il est vrai. La lecture devenue de plus en plus ardue m’a vite lassée. L’auteure a-t-elle voulu s’adapter à de nouveaux lecteurs ? Était-ce nécessaire ? Malheureusement, pas pour moi ! Un survol des chapitres consacrés à chacun des personnages ne m’a pas permis de trouver en quoi ils sont « puissants et attachants ». Ils me semblent plutôt perdus et résignés. Il y a bien une recherche du « pourquoi du geste » chez Vincent, le père, mais il s’agit surtout de réflexions sur sa propre vie. Enfin, tous essaient de survivre, tant bien que mal... On est loin du Goût du bonheur (2000) ! Membre : Île-des-Sœurs Laberge, Marie. Ceux qui restent, Éditions Québec Amérique, 2015, 502 pages.

Chercher Sam

Bienvenu, Sophie

chercher bienvenu Mathieu vit dans la rue avec sa chienne, Sam. Un jour, il entre chez un dépanneur de la rue Masson. Il a accroché la laisse à un banc ; quand il sort, il constate que sa chienne a disparu. Une quête pour retrouver Sam débute, mais aussi pour ouvrir les portes de son passé. Selon le moment de la vie de Mathieu, le niveau de langage est différent. Une occasion de découvrir cette auteure. Membre : Germaine-Guèvremont Bienvenu, Sophie. Chercher Sam, Éditions Le Cheval d’août, 2014, 172 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Petite fille de Monsieur Linh

Claudel, Philippe

la petite fille claudel Un vieil homme doit quitter son pays dévasté par la guerre emmenant avec lui sa petite fille, seule survivante de cette guerre. Cette enfant est sa seule raison de vivre, plutôt de survivre ! Il se retrouve en terre étrangère dans un pays où il n’y a pas d’odeurs, pas de points de repère ! Même s’il ne comprend pas la langue, monsieur Linh devient un auditeur patient de Bark, un veuf qui a besoin de se confier. Entre eux deux se développe une belle amitié. Philippe Claudel nous fait vivre, à travers monsieur Linh, les difficultés des immigrants surtout les plus âgés, perdus dans un monde nouveau, et la tendresse que peuvent éprouver deux êtres vulnérables en présence l’un de l’autre, même s’ils ne peuvent communiquer par les mots. Un beau roman particulièrement bouleversant. Membre : Westmount Claudel, Philippe. La Petite fille de Monsieur Linh, Éditions Stock, 2005, 159 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Route

McCarthy, Cormac

La Route cormac

Écoutez le coup de cœur d’un membre du Club des Irrésistibles lu par Marie-Anne Poggi.

Irrésistibles 20160128

McCarthy, Cormac. La Route, Éditions de l’Olivier, 2006, 2008, 244 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables

Barrows, Annie

le secret de la manufac Cette auteure ne nous est pas étrangère puisqu’elle a écrit en 2008 avec sa tante, Mary Anne Shaffer, Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Cette fois, elle nous entraîne à Macédonia, petite ville de Virginie-Occidentale, où Layla est envoyée pour rédiger un ouvrage sur l’histoire de cette bourgade. Elle loge dans la famille Romeyn. J’ai adoré ce livre dont l’ambiance est moins triste que son premier ouvrage, grâce à la présence d’une petite fille de douze ans, Willa Romeyn, qui, en fine observatrice, nous accompagne au fil de notre lecture. Titre original : The Truth According to Us Membre : Germaine-Guèvremont Barrows, Annie. Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables, Éditions NiL, 2015, 621 pages.

Les Sentiers de l'exil

Bourdon, Françoise

les sentiers bourdon Françoise Bourdon écrit des romans dits « du terroir » et moi j’aime bien. Presque tous lus. Aussi j’attendais avec impatience celui-ci, mais très réservé par les lecteurs dans les médiathèques, j’ai été surprise de l'avoir aussi vite. Je ne pensais le recevoir qu’en juillet. Aussi je me demande si les lecteurs sont comme moi et pour une fois n’ont pas accroché. L’histoire se passe à la fin du XVIIe siècle dans les Cévennes. Une région chère à l’auteure, puisqu’elle y vit. Elle retrace à travers cette saga familiale la vie des Bragant, des paysans qui vivent sur leurs terres depuis des générations. Ils sont protestants et avec la révocation de l’édit de Nantes, ces huguenots vont être persécutés, traqués et violentés par les Dragons du roi. La famille sera alors dispersée, obligée de fuir et de se cacher. J’ai eu beaucoup de mal à suivre tous ces personnages. Et avec toutes les exactions qu’ils ont subies, les descriptions sont assez violentes. Mais je reconnais qu’il y a un très gros travail de recherches documentaires sur cette période de l’histoire de France. Une période que je ne connaissais pas trop et c’est peut-être pour cela que je n’ai pas été séduite par ce roman. Alors j’attends le prochain qui ne saurait tarder je pense, car c’est une auteure très prolifique. Je l’ai rencontrée en 2010 et j’ai eu l’occasion de parler, longtemps avec elle, de son œuvre. Membre : Romans sur Isère Bourdon, Françoise. Les Sentiers de l'exil, Éditions Calmann-Lévy, 2015, 400 pages.

Rue de la Sardine

Steinbeck, John

rue de la s steinb Le roman décrit la vie quotidienne des habitants d'une petite rue d'un petit bled déshérité. À Monterey, en Californie, rue de la Sardine, c'est du vacarme, de la puanteur, une vibration particulière et du rêve. Le matin, quand la flotte sardinière rentre au port en ramenant le poisson, les sirènes se mettent à hurler, hommes et femmes sautent dans leurs vêtements et se précipitent vers leur travail dans les conserveries de sardines. La rue devient déserte et les propres à rien viennent s'affaler sur les tuyaux rouillés dans le terrain vague. Les « filles » de chez Dora mettent le nez dehors pour chercher un peu de soleil. Doc sort du laboratoire biologique de l'ouest et entre chez Lee Chong acheter une bière. Henry, le peintre, cherche des bouts de bois et des ferrailles pour son bateau en construction. Tous ces personnages vont se retrouver dans des histoires plus rocambolesques les unes que les autres. Le roman, écrit en 1945, explore les multiples facettes de l'être humain avec humour, bonne humeur et beaucoup de tendresse et d'émotion. Titre original : Cannery Row Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Steinbeck, John. Rue de la Sardine, Éditions Gallimard, collection Folio, 1945, 1947, 212 pages.

True Detective : Music from the HBO Series

Lynn, Lera

true dec musique Les morceaux choisis pour cette saison 2 sont une véritable mise en abyme de la série et de ses personnages principaux : des morceaux sombres, des ballades entêtantes, des musiques folks (Risk)… On découvre également l'interprète principale de cette saison : Lera Lynn, jeune chanteuse talentueuse, qui nous offre des ballades douces, sobres et désespérées (My Least Favorite Life), mais efficaces. Et pour les nostalgiques de la saison 1, on retrouve le génialissime titre du générique : Far From Any Road de The Handsome Family, qui nous renvoie aussitôt à la Louisiane du sud et ses bayous... Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Lynn, Lera. True Detective : Music from the HBO Series, CD, 2015.

Un amour impossible

Angot, Christine

un amour angot Angot. Terrible. Son roman Une semaine de vacances (2012) disait la saloperie, d'emblée, caméra à la main, gros plan sur l'abject, au coeur du mal, de l'anéantissement de l'autre. L'inceste décrit dans tous ses détails. La domination. Un point de vue clinique, froid, distancié, avec un narrateur omniscient nous tenant ferme, prisonnier de l'horreur. C'était un récit du voir. Noir. Dans Un amour impossible, on change de focale. On assiste à un lent dévoilement. Une légère brume fond sur le monde. Ça couve tout le long du récit, ça va nous exploser au visage, on le sait, dans la dernière partie du roman. L'inceste. Une perspective du point de vue de la mère, son amour pour sa fille, pour le père absent depuis toujours, depuis le jour où il lui a dit la beauté de ses mains, depuis le jour où il lui a fait un enfant – qu'il ravira plus tard – avant de fuir. Des amours impossibles. C'est un récit de l'aveuglement, d’une mère qui n’a pas vu, agi. Noir. Il m’aurait fallu aussi trouver une façon de dire ce qu'il y a de social au plus profond de l'intime. Membre : Rosemont Angot, Christine. Un amour impossible, Éditions Flammarion, 2015, 217 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Un an

Echenoz, Jean

un echen Une jeune femme, appelons-la Victoire puisque tel est son nom, se réveille un matin aux côtés du cadavre de son copain Félix. Elle décide de fuir, probablement de peur d'être incriminée dans une histoire de meurtre. Bon départ. Elle vide son compte de banque et trimbale dans sa fuite une rondelette somme en liquide. Un amant de passage l'en déleste. Que fera notre pimpante parisienne en cavale maintenant qu'elle est dépourvue de fric ? Elle va se dégrader et rejoindre les rangs des SDF. Toutefois, un certain Louis-Philippe, dont on ne sait trop quelle relation il a au préalable entretenue avec Victoire, réussit toujours à la retrouver, où quelle soit, et on ne sait trop non plus dans quel but. Ça met du mystère, c'est sûr, mais où diable cela va-t-il nous mener ? Un brin échevelé comme récit, mais on s’en fout, on prend Echenoz une phrase à la fois et on se régale quand même. Membre : JimG de St-Athanase Echenoz, Jean. Un an, Éditions de Minuit, 1997, 112 pages.
pas touche!!!