27/11

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Si vous n’avez pu vous joindre à nous, le lundi 20 octobre dernier, à la bibliothèque Robert-Bourassa pour entendre Naïm Kattan nous parler de son parcours d’écrivain et d’immigrant, vous pouvez, à partir de maintenant, vous reprendre en vous rendant sur le site web des Irrésistibles à la catégorie « Auteurs : voir et entendre » pour écouter, à votre rythme, les trois parties de la rencontre.
Un grand merci à Stéphane Richard qui a capté ces moments privilégiés.

Vous avez répondu en grand nombre pour vous inscrire comme membres du jury. Youpi ! Cela me fait très plaisir !
N’oubliez pas que les cinq titres que vous aurez à lire sont retenus en fonction du nombre de fois qu’un livre ou un autre aura été mentionné durant l’année. Donc, si vous désirez que l’un de vos coups de cœur se retrouve finaliste, il faut m’écrire quelques lignes avant la fin de l’année.

Le samedi 29 novembre, à Radio VM (91,3 FM), dans le cadre de l’émission Entracte, je reçois la metteure en scène Catherine Vidal qui vient nous parler de la pièce de Thomas Bernhard Avant la retraite, présentée au Théâtre Prospero jusqu’au 13 décembre 2014.

Première diffusion : le samedi de 12h30 à 13h, en reprise le jeudi suivant, de 17h à 17h30.

Je vous rappelle qu’il est aussi possible d’écouter Entracte en direct à partir du site web de Radio VM

Samedi dernier, je recevais le metteur en scène Yves Desgagnés venu nous parler de la pièce d’Oscar Wilde L’Importance d’être Constant, présentée au Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 6 décembre 2014.

ENTRACTE M Poggi - 2014 11 22 Yves Desgagnés

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,
Marie-Anne


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Avant la retraite

Bernhard, Thomas

Avant la retraite Thomas Bernhard. La mauvaise conscience de l’Autriche. Un auteur féroce, à la prose percutante, haletante et ironique au service de sa haine de l’Autriche, du national-socialisme, de la famille, du catholicisme et de l’art. Avant la retraite. Le propos. Un huis clos mettant en scène trois personnages d’une même famille. Rudolf, ex-officier nazi devenu juge, sa sœur Vera qui l’admire et l’adore jusqu’à l’inceste et l’autre, Clara, handicapée, un peu plus revêche, gauchiste, mais un tantinet complaisante dans la triste farce à laquelle elle sera conviée. Ils se rencontrent le 7 octobre de chaque année pour souligner l’anniversaire et la « grandeur » d’Himmler… La belle affaire ! Nous allons assister à ces festivités. Un lieu et un dit de la décadence. Le spectacle de la profonde hypocrisie autrichienne qu’a décriée Bernhard dans l’ensemble de son œuvre. Lire Maîtres anciens (1985) et Goethe se mheurt (sic). La dernière partie de la pièce atteint un sommet dans la mise en scène du kitsch. Rudolf et Vera, complètement ivres, feuillettent et commentent l’album de photos familial, passant du léger (Oh ! la belle robe blanche portée jadis par Véra !) au tragique, mais toujours avec frivolité, sur un ton étal, et ce même dans la description du plus abject : les Juifs gazés, les premiers hommes que Rudolf a assassinés... On étouffe de gêne. La scénographie. Belle mise en scène de la déliquescence de ce Monde : un piano fracassé trônant au centre de la scène, la très mauvaise qualité sonore de la musique de Wagner, Clara clouée dans son fauteuil roulant. Le texte répétitif, obsédant, suffocant... De grands acteurs. Se mettre ce texte en bouche, tout un exploit. À voir, jusqu’au 13 décembre, au Théâtre Prospero. Membre : Rosemont Bernhard, Thomas. Avant la retraite, Théâtre Prospero, 2014.

Citoyen du monde

HK et Les Saltimbanks

Citoyen du monde Voici une musique faite pour voyager, une musique faite pour chanter et danser. À écouter du nord au sud et à reprendre en chœur, notamment la chanson Salam Alaykoum, bienvenue. Une invitation à se rencontrer... Membre : Médiathèques de Romans HK et Les Saltimbanks. Citoyen du monde, CD, 2011.

Confessions post-référendaires : les acteurs politiques de 1995 et le scénario d'un oui

Hébert, Chantal et Lapierre, Jean

Confessions post-référendaires Si vous êtes comme moi passionné par la chose politique, que vous étiez partisan du Oui ou du Non en 1995, vous allez vous régaler en lisant ce livre. Je me suis rendu compte que j'avais encore en mémoire les noms des principaux premiers ministres de l'époque : Ralph Klein (Alberta), Gary Filmon (Manitoba), Frank McKenna (Nouveau-Brunswick), Bob Rae et Mike Harris (Ontario), Roy Romanow (Saskatchewan), Clyde Wells (Terre-Neuve)... À part Philippe Couillard, pouvez-vous me nommer un seul premier ministre provincial actuel ? En ce qui me concerne : aucun ! Résumé : « Les généraux politiques qui ont mené la bataille référendaire de 1995 ont aujourd'hui tous quitté la scène politique. Certains sont plus ou moins oubliés ; d'autres sont entrés de plain-pied dans l'histoire du Canada. Pour plusieurs d'entre eux, il restait encore à raconter comment ils avaient imaginé les lendemains d'un Oui québécois. Dans cet ouvrage surprenant, Chantal Hébert et Jean Lapierre vont au-delà des stratégies convenues et de la campagne au quotidien pour jeter un nouvel éclairage sur un moment révélateur de la vie du Québec et du Canada. Jean Chrétien, Paul Martin, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Mario Dumont, Jean Charest, Sheila Copps, Lucienne Robillard, Preston Manning, Frank McKenna et plusieurs autres se sont prêtés au jeu. Deux décennies plus tard – et plus particulièrement à la suite de la défaite décisive des souverainistes aux élections québécoises de 2014 –, les révélations de Hébert et de Lapierre risquent de vous étonner. En posant une question inattendue, ces observateurs politiques chevronnés ont ingénieusement mis en lumière les fractures, les tensions et les craintes qui, encore aujourd'hui, marquent le Canada. » Titre original : Morning After Membre : Villeray Hébert, Chantal et Lapierre, Jean. Confessions post-référendaires : les acteurs politiques de 1995 et le scénario d'un oui, Éditions de l’Homme, 2014, 288 pages.

Interstellaire

Nolan, Christopher

Interstellaire Résumé : « Alors que nos jours sont comptés sur Terre, une équipe d'explorateurs entreprend la plus importante mission de l'histoire de l'Humanité : voyager au-delà de notre galaxie pour tenter de trouver un refuge qui assurerait la survie de la race humaine quelque part dans les étoiles. » Je donne 8 sur 10 pour les images (en IMAX), le jeu des acteurs, l'histoire (qui me faisait souvent penser à 2001 : L'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick (1968), de loin supérieur en originalité), mais un gros zéro pour le son... Un conseil : apportez des bouche-oreilles... c'est à croire qu'on prend les spectateurs pour des sourds de naissance ! Le son est à ce point élevé qu'on perd facilement des bouts de dialogue, ce qui nuit passablement à la compréhension du film et au plaisir de passer un bon moment au cinéma. Ceci dit, le film dure presque trois heures, mais on a l'impression qu'il n'en dure à peine que la moitié, tellement l'histoire nous rive à notre fauteuil. Avec, entre autres, Matthew McConaughey (Dallas Buyers Club film de Jean-Marc Vallée), Anne Hathaway et Michael Caine. Titre original : Interstellar Membre : Villeray Nolan, Christopher. Interstellaire, film américain, 2014.

Je cuisine poétique

Guelpa, Émilie

Je cuisine poétique Et si la cuisine était un conte, une histoire… En s'inspirant de cinq univers différents, la cuisine se met en scène. Inspiration japonaise, origami et pâte feuilletée s'harmonisent dans des tons de rose. Et si on partageait sa table avec Marie-Antoinette, tout en finesse, délicatesse ; les macarons, mignardises se parent de dorure. Alice et son lapin nous transportent dans un décalage culinaire. Cela m'inspire une petite chanson... Préparez votre Préparez votre pâte Dans une jatte Dans une jatte plate Et sans plus de discours Allumez votre Allumez votre four Etc. Alors vous avez deviné ? La cuisine est magique, amusez-vous ! Membre : Médiathèques de Romans Guelpa, Émilie. Je cuisine poétique, Éditions Pyramyd, 2011, 96 pages.

Je suis là

Eddie, Christine

Je suis là Si vous ne devez lire qu’un seul livre d’ici 2015, c’est celui-là. Je le lis en boucle depuis sa parution, incapable de lire autre chose. Faites-vous un cadeau ! Membre : Île-des-Sœurs Eddie, Christine. Je suis là, Éditions Alto, 2014, 151 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Je suis pas un camion

Saumont, Annie

Je suis pas un camion L'impression que ce livre me laisse, c'est que chaque histoire est un petit film où défilent des photos pas toujours dans le bon ordre chronologique. Le petit film raconte une histoire qui laisse songeur. On se demande souvent ce que l’auteure a voulu dire. Ce n’est pas toujours évident, mais ce qu'Annie Saumont raconte porte à la discussion. L'auteure laisse beaucoup de suppositions qui peuvent faire place à l'imagination. Thème principal : personnalités diverses. Autres thèmes : attitude des principaux personnages envers les femmes. Prison pour les personnages secondaires souvent. Les interdits : ne pas se baigner, ne pas aller vers la rivière. J'aime beaucoup ce style d'Annie Saumont où se retrouve l'influence de Raymond Queneau, il me semble vaguement, car ma lecture du dernier livre de cet auteur remonte à environ 50 ans. Annie Saumont est une auteure intéressante en ce sens qu'elle essaie de faire une œuvre d'art de chacune de ses nouvelles, pour peu qu'on observe chacune de près. Elle y réussit assez bien. Ça ne nous laisse pas indifférent, qu'on aime ou pas. Moi, j'aime. Membre : Verdun Saumont, Annie. Je suis pas un camion, Éditions Seghers, 1989, 207 pages.

L'Assommoir

Zola, Émile

L-Assommoir Il s'agit du septième roman de la série Les Rougon-Macquart. Essentiellement, il traite de la déchéance humaine causée par l'alcoolisme. Comment des gens dans la vingtaine en arrivent-ils, vers la quarantaine, à être complètement détruits par l'alcool ? L'hérédité, le contexte social... Zola, encore une fois, décrit minutieusement et avec génie la misère humaine dans le Paris du milieu du XIXe siècle. « C'est un ouvrage totalement consacré au monde ouvrier et, selon Zola, « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple ». L'écrivain y restitue la langue et les mœurs des ouvriers, tout en décrivant les ravages causés par la misère et l'alcoolisme. À sa parution, l'ouvrage suscite de vives polémiques, car il est jugé trop cru. » Membre : Villeray Zola, Émile. L'Assommoir, Éditions Hatier, 1877, 2006, 537 pages – plus un dossier de près de 100 pages.

L'Orangeraie

Tremblay, Larry

L'Orangeraie Un grand roman, une histoire touchante et dure. Un pays en guerre où la vengeance est de mise et le sacrifice de la mort accepté. C'est l'histoire de jumeaux dont le destin n'est pas quelconque. Pas un mot de trop dans ce livre. À lire absolument ! Membre : Germaine-Guèvremont Tremblay, Larry. L'Orangeraie, Éditions Alto, 2013, 160 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Diaspora des Desrosiers : Au hasard la chance (Tome 6)

Tremblay, Michel

La Diaspora des Desrosiers : Au hasard la chance (Tome 6) J'ai adoré ! J'ai tout adoré dans ce livre : les petits détails qui peuvent changer toute notre vie, le parler québécois, le style de l'écrivain, les personnages, les rues de Montréal, la société canadienne des années '20. Ti-Lou, la Louve d'Ottawa, la fameuse « guidoune », décide de rentrer à Montréal après une carrière pleine de succès. Le récit devient tellement intriguant pour le lecteur qui a le choix parmi plusieurs hasards. Pour moi, c'était le moment parfait pour lire ce roman : je suis une nouvelle arrivante et juste dans les dernières semaines, j'ai appris à l'école les expressions québécoises utilisées et je me suis familiarisée avec les rues montréalaises, aspects qui m'ont énormément aidée à mieux comprendre ce roman. Membre : Côte-des-Neiges Tremblay, Michel. La Diaspora des Desrosiers : Au hasard la chance (Tome 6), Éditions Leméac, Actes Sud, 2012, 157 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Fiancée Promise

Kattan, Naïm

La Fiancée promise La rencontre qui a eu lieu à la bibliothèque Robert-Bourassa, le 20 octobre dernier, en compagnie de l'auteur Naïm Kattan m'a donné le goût de découvrir ce Québécois d'origine juive-irakienne, né à Bagdad. J'ai aimé ce livre, composé entièrement de dialogues, qui nous présente le début de la vie de Méir, jeune homme intellectuel qui arrive de Paris : ses sentiments, ses incertitudes, ses peines, sa recherche d'emploi, sa quête d'amour, ainsi que l’univers montréalais des années '50, les différences d'appartenance à telle ou telle nationalité ou religion. Étant immigrante moi-même, je me suis identifiée au personnage principal parce que j'ai rencontré les mêmes problèmes. Membre : Côte-des-Neiges Kattan, Naïm. La Fiancée Promise, Éditions Hurtubise HMH, collection L’Arbre, 1983, 231 pages.

Le Feu de mon père

Delisle, Michael

Le Feu de mon père Lecture, cette fin de semaine, du roman de Michael Delisle Le Feu de mon père, récipiendaire du Grand prix du livre de Montréal remis le lundi 17 novembre 2014. En couronnant le récit de Michael Delisle, le jury a dit vouloir souligner « la rare maîtrise d'une écriture narrative qui parvient à tenir ensemble l'ironie et la tendresse, le burlesque et la gravité, dans une trame qui fait cohabiter le récit autobiographique d'une enfance peu commune et une réflexion sur l'écriture et la poésie. » Cyberpresse, 17 novembre 2014. Membre : Rosemont Delisle, Michael. Le Feu de mon père, Éditions du Boréal, 2014, 121 pages.

Les Grands

Prudhomme, Sylvain

Les Grands La lecture de ce livre réveille ma nostalgie de ce milieu des années 70. Je regrette beaucoup cette époque, cette Histoire, qui n’a pas encore eu lieu. Je veux parler de cet immense espoir qu’a fait naître cette petite parenthèse enchantée, du milieu des années 70, dans les pays dont il est question dans le roman de Sylvain Prudhomme, anciennes colonies portugaises qui accédaient à l’indépendance, grâce à des Amílcar Cabral. Espoir porté aussi grâce à tous ces groupes et musiciens de ces pays-là, un peu comme des porte-voix, jusqu’à des personnes comme moi, pré-ado, ado peut-être déjà, les sens à l’affût, m’en prenant plein les oreilles. Espoir de toute une génération, ce rêve est demeuré en l’état. Certes, les pays concernés ont acquis, de haute lutte, l’indépendance sur le papier. Mais après ? Ce livre me touche également, car il y est question (brièvement) d’un grand musicien, José Carlos Schwarz, l’une des voix majeures de ces années-là, que j’aime particulièrement écouter. À la lecture de ce roman, j’ai la sensation d’être en présence d’un ami qui me parle d’amis communs. C’est une chose qui me fait du bien. L’une des parties que j’ai bien aimé lire est celle qui va du second paragraphe de la page 160, jusqu’à la fin du 1er paragraphe de la page 163. Je trouve que la façon dont est décrite et racontée cette scène met le doigt sur l’une des innombrables raisons qui font que le rêve dont je parlais plus haut, est resté à l’état embryonnaire. À la façon dont il a écrit ce roman, on sent que Sylvain Prudhomme aime les contrées dont il est question dans son livre et leurs habitants. C’est également une chose qui me fait du bien. Sylvain Prudhomme est un auteur dont je vais suivre le travail, en commençant par me procurer ses livres précédents. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Prudhomme, Sylvain. Les Grands, Éditions Gallimard, collection L’Arbalète, 2014, 256 pages.

Moon Tiger

Lively, Penelope

Moon Tiger Claudia Hampton, écrivaine, se remémore les moments de sa vie, sur son lit d'hôpital, sa relation, pas toujours facile, avec son mari, sa fille et son frère. Elle nous fait penser que tous les événements de la vie nous façonnent et nous font évoluer. Lively dit les choses de façon directe, franche et drôle. Elle nous fait réfléchir et nous émeut. Claudia est touchante, humaine et tendre sous des dehors froids et rigides. À lire absolument ! Membre : Outremont Lively, Penelope. Moon Tiger, Éditions André Deutsch, 1987, 208 pages.

Naïm Kattan

Enregistrement fait à la Galerie d'Art d'Outremont par Stéphane Richard, le 20 octobre 2014.
Partie 1

Partie 2

Partie 3

Plan B

Berger, Marco

Plan B La fin de semaine dernière, j'ai mis la main à travers le réseau des bibliothèques publiques sur ce très beau film argentin qui n’offre que des sous-titres en anglais. La copine de Bruno vient de le laisser pour un autre amoureux, Pablo. Une amie rapporte à Bruno que ce Pablo aurait confié avoir déjà vécu une aventure avec un gars. D'où le plan B de Bruno. Reconquérir sa belle en faisant mine de séduire Pablo. Tout le film raconte la naissance de cette attirance, amitié, amour entre deux gars fort surpris de ce qui leur arrive. Peu de dialogues, mais puissants, des silences longs et bruyants par en dedans. Et tellement bien joué ! Membre : Verdun Berger, Marco. Plan B, film argentin, 2008, 2009.

Police

Nesbø, Jo

Police

Coup de coeur littéraire à Entracte émission animée par Marie-Anne Poggi sur les ondes de radio Ville-Marie.

Nesbø, Jo. Police, Éditions Gallimard, collection Série noire, 2013, 2014, 594 pages.

Irrésistibles - 2014 11 22

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Relato de un náufrago

García Márquez, Gabriel

Relato de un naufrago Avec regret, je viens de refermer un récit écrit par Gabriel García Márquez qui m’avait été offert il y a déjà un moment. J’hésitais à m’y attaquer après m’être buté à son roman phare Cien años de soledad (1967) que j’ai dû abandonner n’étant pas encore assez avancé en espagnol pour l’apprécier. Mais celui-ci est un trésor plus abordable. Une tout autre écriture, facile à comprendre, très bien écrit, comme sait le faire García Márquez. Il n’a pas mérité un Nobel de littérature pour rien. En plus, c’est une histoire vraie. Le récit qu’a recueilli García Márquez s’est produit en 1955. « Gabo », comme on l’appelait affectueusement dans son pays, était journaliste en Colombie à cette époque et il a interviewé le seul survivant des huit marins perdus en mer lors de l'accident d’un destroyer de l’armée colombienne. Ce marin a vécu dix jours en mer dans une chaloupe, sans boire ni manger. Ce récit fut d’abord publié dans le journal national El Espectador en épisodes sur 14 jours consécutifs, provoquant un engouement national. Le livre a été écrit plus tard à partir de ces épisodes. Fascinant ! Merci beaucoup aux amis qui m’ont offert ce petit bijou. Récit aussi traduit en français, chez Grasset, sous le titre Récit d’un naufragé. Membre : Verdun García Márquez, Gabriel. Relato de un náufrago, Éditions Debolsillo Contemporánea, 1970, 1979, 170 pages.
pas touche!!!