17/09

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

La première phrase du roman La Vie mensongère des adultes (Gallimard, 2019, 2020) d’Elena Ferrante va déterminer les prochaines années de la vie de la narratrice, Giovanna Trada : « Deux ans avant qu’il ne quitte la maison, mon père déclara à ma mère que j’étais très laide. Cette phrase fut prononcée à mi-voix, dans l’appartement que mes parents avaient acheté juste après leur mariage au Rione Alto, en haut de San Giacomo dei Capri. » Toute une entrée en matière, non ?

Nous suivrons donc Giovanna, dite Giannì, durant quatre ans, de 12 à 16 ans. Née le 3 juin 1979, fille unique de parents quarantenaires, elle est intelligente, a une bonne mémoire et aime lire. Elle dit d’elle-même « qu’elle est arrogante, mauvaise et souvent injuste ».

Andrea, son père, enseigne l’histoire et la philosophie « dans le plus prestigieux lycée de Naples », tandis que sa femme, Nella, est professeure de latin et de grec au lycée de la Piazza Carlo III. Tous trois habitent un appartement dans la partie la plus élevée de Naples.

Couple uni, les Trada sont très proches de Mariano et de Constanza, les parents d’Angela et d’Ida – les grandes amies de Giovanna. Eux aussi gravitent dans le milieu de l’enseignement. Mariano, très bavard, est professeur universitaire en histoire alors que sa femme, belle et raffinée, descendante d’une riche famille, enseigne l’italien et le latin.

Tout irait bien dans le meilleur des mondes si, un jour, Giovanna ne s’était mise en tête qu’elle voulait faire la connaissance de Vittoria, la sœur « maudite » d’Andrea. Ce dernier, qui a coupé les ponts depuis fort longtemps avec les siens, ne veut plus entendre parler de cette femme qui demeure dans la maison de leur enfance, située dans les quartiers pauvres de Naples. Elle est l’extrême opposée de son frère : vulgaire – les jurons sont monnaies courantes dans son vocabulaire –, peu éduquée – ses études se sont arrêtées à l’école primaire –, elle aime provoquer et ne se gêne pas pour dire tout ce qu’elle pense. Une rage l’habite depuis qu’Andrea lui a fait perdre l’amour de sa vie.

Au début de la requête de leur fille, Andrea et Nella font tout pour qu’elle n’entre pas en contact avec Vittoria qui, à leurs yeux, est loin d’être un exemple à suivre. Mais vous savez comment sont les adolescents : dès qu’on leur interdit quelque chose, ils n’ont qu’une envie, désobéir. C’est ainsi que Giovanna va s’organiser pour rencontrer sa tante et, aux dires d’Andrea, sa fille « est en train de prendre les traits de Vittoria ».

À partir de là, la vie de Giovanna et celle de son entourage vont basculer. Pour le meilleur ou pour le pire ? Que lui cachent ses parents ? Combien de secrets, de non-dits ponctuent leur existence ? Pourquoi Andrea déteste-t-il autant Vittoria ? Qu’a-t-elle fait de si répréhensible ? Est-elle folle comme plusieurs le pensent ? Et si c’était Andrea le « coupable » ? Qui a raison, qui a tort ?

Chose certaine, plus nous avançons dans La Vie mensongère des adultes, par ailleurs fort bien traduit par Elsa Damien, plus l’atmosphère devient malsaine et toxique. Giovanna, quant à elle, passe de jeune fille charmante à désagréable, de bonne élève à celle qui redouble sa quatrième année et qui, de plus en plus souvent, se met à mentir aux uns et aux autres.

Plusieurs personnages viennent se greffer à cette histoire qui comporte de multiples points communs avec L'Amie prodigieuse, ce qui plaira aux inconditionnels d’Elena Ferrante, mais qui possiblement, en décevront quelques autres. À vous de juger ! Pour ma part, j’ai bien aimé, même si l’effet d’enchantement que j’avais eu à lire la tétralogie s’est estompé.

Si je me fie aux dernières pages de La Vie mensongère des adultes, il est fort à parier que ce roman connaîtra une suite !


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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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Aldobrando

Gipi

Aldobrando

Si vous aimez l'aventure, laissez-vous prendre par ce récit plein de péripéties, de découvertes et de drames. On y trouve des héros un peu à la Pancho Villa, des êtres malmenés par une époque difficile et cruelle.

Aldobrando est orphelin puisque son père a trouvé la mort dans « la fosse », victime d'une injustice. Pour régler une dette, le maître accepte d'élever cet enfant que lui confie le père avant de mourir. S'il n'a pas l'intelligence de tête, Aldobrando a celle du cœur. Pour éviter la mort à son maître, il part chercher de l'herbe du loup et pour cela il va sur les routes, loin, très loin de sa zone de confort. En chemin, il va d'abord rencontrer sire Gennardo Montecapoleone des Deux Fontaines... un autre orphelin qui va en faire son écuyer. Ensemble, ils partent découvrir le monde...

Le dessin de Luigi Critone illustre parfaitement le scénario de Gipi. N'oublions pas non plus de citer les très belles couleurs de Fransco Daniele et de Claudia Palescandolo. Venue d'Italie, ce one shot est prenant et redonne espoir en l'humanité. Ici, il suffit d'un cœur vaillant et pur pour abattre une tyrannie.

Les auteurs nous livrent un récit initiatique passionnant et réconfortant. Un très beau moment de lecture !

Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Gipi. Aldobrando, Éditions Casterman, 2020, 200 pages.

Changer l'eau des fleurs

Perrin, Valérie

Changer l'eau des fleurs grand format

D'autres membres du Club des Irrésistibles ont fait le résumé de ce livre et Marie-Anne en a parlé longuement dans son Billet du 23 juillet 2020. J'ajoute seulement que j'ai beaucoup aimé ce roman, l'histoire de Violette Toussaint, une femme peu gâtée matériellement par la vie. Douée d'un grand courage et d'un grand coeur, elle finit par s'en sortir admirablement bien.

Le titre « eau de rose » m'a fait hésiter longuement avant d'en entamer la lecture. Surprise : happée dès les premières pages, je l'ai trouvé captivant. Et le personnage de Violette et les péripéties de sa vie ne cessent de surprendre, jusqu'à la fin.

Membre : Ville Mont-Royal Perrin, Valérie. Changer l'eau des fleurs, Éditions Albin Michel, 2018, 558 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

L'Exception

Ólafsdóttir, Audur Ava

L'Exception Audur

Le soir du Nouvel An, après avoir débouché le champagne, Floki annonce à sa femme, Maria, son départ. Il la quitte pour son partenaire d'affaires. Il désire être intègre avec lui-même.

Maria et Floki vivaient ensemble depuis onze années. Après une demande d'adoption, ils avaient eu la surprise de vivre la grossesse de Maria et de recevoir des jumeaux dans leur vie. Mais, à la suite du départ de Floki, cette dernière doit revoir sa vie, s'organiser avec les jumeaux, espérer le retour de Floki, se pencher sur son passé et regarder les zones d'ombre anodines qui sont des espaces maintenant parlants.

Sa voisine, qui est thérapeute, devient très présente dans le quotidien de Maria. Elle gagne sa vie en écrivant des chapitres de romans policiers pour un auteur connu. À travers les réponses n’ayant aucun rapport avec les questions de Maria, elle nous fait bénéficier de nombreux clins d’œil frôlant le sarcasme. Elle peut détailler de multiples façons de tuer. Une amitié s'installe entre ces deux femmes.

Maria apprend que son père biologique veut la rencontrer. Lors du souper avec ce dernier, Maria se surprend à « vider son sac » sur sa vie actuelle. Une forme d'intimité s'installe entre ces deux inconnus.

À la lecture de ce roman, nous assistons à la quête de Maria. Son mari la quitte pour un homme ; elle désire son retour pour les enfants ; elle discute avec sa voisine de ses surprises du quotidien ; elle apprend que son père biologique veut la rencontrer ; elle voit Floki qui devient serein dans sa nouvelle vie avec un homme ; elle revisite des événements de leur vie et découvre les zones d'ombre ; elle devient l'unique héritière de son père biologique...

Un roman écrit avec fluidité, malgré le sujet trouble. Une grande douceur dans les personnages. Maria devient une amie que nous aimons accompagner dans cette odyssée. Une conclusion empreinte d'une grande sensibilité.

Titre original : Undantekningin Membre : Pierre, St-Jean-sur-Richelieu Ólafsdóttir, Audur Ava. L'Exception, Éditions Zulma, 2012, 2014, 337 pages.

La Mère morte

Caunes, Blandine de

La Mère morte

Benoîte Groult (1920-2016) est mon « idole » de toujours. Depuis l’âge de 14-15 ans, j’ai lu tous ses livres. Idole de par son style, ses descriptions, son humour et, bien sûr, son militantisme pour la libération de la femme. Mais ce que j’apprécie le plus chez elle, c’est sa vitalité, son amour de la nature et de la mer. C’est une épicurienne dans tous les sens du mot.

Ce qui m’a ravie une fois de plus, c’est d’abord son Journal d'Irlande (2018), repris par sa fille Blandine de Caunes d’après ses carnets rédigés entre 1977 et 2003 en Irlande. À la fin de ces carnets, elle a 83 ans, mais elle vit toujours intensément malgré les bobos dus à l’âge.

J’y ai appris la vérité sur beaucoup de choses, en particulier sur ses rapports avec son amant irlandais, tel qu’il apparaissait dans Les Vaisseaux du cœur (1988).

Toujours sous le charme, j’ai donc enchaîné sur un autre livre, encore une fois écrit par Blandine de Caunes, La Mère morte, dans lequel elle parle des dernières années de sa mère souffrant d’Alzheimer. Elle raconte comment, avec ses soeurs, elles ont abrégé ses souffrances, tel que Benoîte en avait décidé dans La Touche étoile (2006).

C’est tragique de voir cette grande dame de 96 ans, qui a enterré son mari, son amant, sa soeur Flora, sa nièce, se dégrader de jour en jour.

Blandine de Caunes rend donc là un hommage mérité à sa mère, Benoîte Groult. Elle dit d’elle : « Fatiguée, un mot qu’elle ne prononçait jamais, elle l’infatigable qui menait de front toutes ses vies. » Plus émouvant encore : « Elle nous a donné la vie, on lui a donné la mort. »

Membre : Lachine Caunes, Blandine de. La Mère morte, Éditions Stock, 2020, 297 pages.

Les Aérostats

Nothomb, Amélie

Les Aérostats grand format

Je viens tout juste de terminer Les Aérostats de la merveilleuse Amélie Nothomb. Ce court roman a été pour moi un gros coup de cœur.

J’ai tout de suite eu beaucoup de sympathie pour Ange, étudiante en philologie (fascinante discipline). J’ai grimacé aux caprices de sa colocataire maniaque et beaucoup ri à imaginer le visage d’Ange/Amélie lorsqu’elle se fait rabrouer parce qu’elle a osé déplacer un légume dans le frigo.

Alors qu’elle provoque la risée de ses collègues en classe, elle se rend compte qu’elle n’est pas aussi invisible qu’elle le croyait. Même son professeur la remarque... En effet, tous les protagonistes de ce roman n’ont, à prime abord, rien en commun, sauf la solitude. Jusqu’au jour où Ange répond à une petite annonce demandant un tuteur pour un adolescent dyslexique.

Pie, fils d’un père hyper riche et hyper contrôlant, totalement antipathique, et d’une mère « insignifiante », n’a aucun ami et voit l’arrivée d’Ange avec une appréhension teintée de mépris. Qu’à cela ne tienne, Ange lui présente L’Iliade qu’il lira en une nuit. Suivront de grands classiques au sujet desquels les échanges entre Ange et Pie nous charmeront.

C’est un roman sur la solitude, certes, mais aussi sur la résilience. Ange tiendra tête à Pie et surtout à son père qui les épie de son bureau et met en doute les méthodes pédagogiques d’Ange.

Les dialogues sont délicieux et la relation entre les personnages en est une d’amour et de haine, traitée avec subtilité et finesse sous la plume d’Amélie Nothomb.

Très belle et agréable lecture d’un bel après-midi de fin d’été.

Lu en version numérique. Membre : Bromont Nothomb, Amélie. Les Aérostats, Éditions Albin Michel, 2020, 175 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Montaigne à cheval

Lacouture, Jean

Montaigne à cheval

Comme toutes les biographies de Jean Lacouture, celle-ci en est une très soignée, très documentée et très vivante.

On ne s’ennuie jamais et même on rit, tout en apprenant. Montaigne en aurait été fier, lui qui pronaît pour une éducation intelligente. Il aurait voulu pour les enfants « un conducteur qui ait plutôt la tête bien faite que la tête bien pleine […] Ce n’est pas une âme, ce n’est pas un corps, qu’on dresse, c’est un homme […] Accoutumez-le à tout […] qu’il considère son savoir, non comme l’étalage d’une science, mais comme une règle de vie, qu’il se soumette à lui-même et obéisse à ses principes […] Il n’y a de tel que d’allécher l’appétit et l’affection, autrement on ne fait que des ânes chargés de livres ».

On a fait de lui un philosophe plutôt épicurien, mais peu importe, il a eu une réflexion nourrie de grands penseurs comme les Grecs, bien sûr, et aussi d’un personnage qu’il a aimé et admiré : Étienne de La Boétie. Une réflexion très neuve sur le pouvoir et la liberté.

C’est Machiavel qui a été pour Montaigne une source d’inspiration majeure. En politique, tous deux cherchaient, à un demi-siècle d’écart, à dégager la politique du militaire et du religieux. Dans cette biographie, on peut suivre tout ce qu’il en a été à travers les âpres guerres de religion qui sévissaient à l’époque en France, ainsi que tout ce qu’il en a été des luttes de succession au trône d’Henri III. C’est passionnant !

L’homme de famille fut assez original aussi, un peu vagabond, mais respectueux d’une femme qui l’a beaucoup aidé à gérer son domaine. Ami très fidèle, il a assisté Étienne de La Boétie, malade de la peste, jusqu’à son dernier souffle.

À la fin de sa vie, Montaigne a cette pensée : « J’ai pu me mêler des charges publiques sans me départir de moi de la largeur d’un ongle, et me donner à autrui sans m’ôter à moi. »

Membre : N.L., Île-des-Soeurs Lacouture, Jean. Montaigne à cheval, Éditions du Seuil, 1996, 345 pages.

On tue…

Pelletier, Jean-Jacques

On tue JJ Pelletier

On tue… dans une résidence pour personnes âgées… on tue des animaux… on tue dans la Nature… on tue… et le premier ministre de la CAQ est au courant !

L’inspecteur Henri Dufaux est en charge de l’enquête afin de trouver les coupables. Peut-être bien le crime organisé, peut-être bien un groupe de fanatiques qui désire sauver la planète. Que de questions !

Les romans de Jean-Jacques Pelletier, toujours talentueux, sont remplis d’intrigues troublantes ; on retrouve un regard ironique, une interrogation profonde sur les enjeux de notre société actuelle.

Les intrigues ont fréquemment un petit air prémonitoire que j’aime bien. Déjà, en 2019, il parlait de masque sanitaire. Un livre fascinant. À lire !

Abonnée : bibliothèque Germaine-Guèvremont Pelletier, Jean-Jacques. On tue…, Éditions Alire, 2019, 646 pages.

Shuni : ce que tu dois savoir, Julie

Fontaine, Naomi

Shuni Fontaine

Apprenant que son amie d'enfance, fille d’un pasteur blanc, qu'elle a complètement perdue de vue retourne dans sa communauté innue comme missionnaire, Naomi décide de lui écrire.

Dans une longue lettre divisée en courts chapitres, elle lui raconte sa communauté comme elle la voit, comme elle la vit, comme elle la comprend. Elle parle de ses parents, de sa grand-mère, de sa relation avec son fils.

Il ne s'agit pas d'une analyse savante ni de statistiques, mais d'un regard bienveillant, aimant, lucide aussi, qui bouscule les préjugés courants et qui ouvre le coeur à ce peuple trop peu connu. Beaucoup de belles réflexions sur la liberté, les relations humaines, les effets de la colonisation, la fidélité à sa culture qui n'oblige en rien à renier la modernité.

L'écriture est simple et belle. Naomi Fontaine raconte magnifiquement. J'avais l'impression d'entendre sa voix en lisant.

« Avant d'aider qui que ce soit […] il faut bien commencer par les connaître. »

À un journaliste qui lui demandait comment elle, une Innue, a pu réussir à l'université, elle répond : « Je n'ai jamais pensé que je ne pouvais pas le faire. »

Bref, un très beau moment de lecture que je recommande chaudement.

Membre : Outremont Fontaine, Naomi. Shuni : ce que tu dois savoir, Julie, Éditions Mémoire d’encrier, 2019, 158 pages.

Shuni : ce que tu dois savoir, Julie

Fontaine, Naomi

Shuni Fontaine

Tous les Québécois et Québécoises devraient lire cette lettre qu’adresse la narratrice à son amie Shuni qu’elle n’a pas vue depuis des lunes.

Pour mieux sentir et comprendre la culture innue. Un peuple qui ne se laisse pas enfermer dans des statistiques : décrochage scolaire, femmes battues, suicides, etc.

Un peuple qui n’est pas résilient, mais résistant. Un peuple rieur. Une communauté vive, riche et excessive.

C’est écrit sans agressivité. Elle nomme froidement le colonialisme et l’emprisonnement de son peuple nomade dans des réserves clôturées. Pas un mot sur Amherst ou le déboulonné MacDonald.

Elle ne craint pas d’utiliser, avec une douce ironie, pour la nommer elle et son peuple, des termes fort connotés par notre ignorance : Indiens et sauvagesses.

Elle laisse entendre une voix que ne saisissent pas encore bien certains anthropologues.

Elle dit sa terre, les fêtes, la pêche aux capelans, les riches traditions innues, la force des femmes, la mémoire des ancêtres. Elle dit leur temps circulaire que nous ne comprenons pas, entraînés que nous sommes par la forte impulsion de notre temps linéaire qui, sous couvert d’emmener le progrès, détruit la nature et les vies.

Elle dit aussi, avec chaleur, son amour pour son fils : petit ours.

Un appel à une véritable Paix des Braves.

Membre : J. de Rosemont Fontaine, Naomi. Shuni : ce que tu dois savoir, Julie, Éditions Mémoire d’encrier, 2019, 158 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Solo II

Castiello, François

SOLO II CD

François Castiello parcourt le monde depuis de nombreuses années avec son fidèle ami, son accordéon. Avec cet album, il nous promène à travers toutes les influences qu’il a pu récolter, avec pour seuls instruments son accordéon et sa voix.

Le voyage est parfois émouvant (Fratelli), entêtant (Free Teteli), suprenant (Boroto) et entraînant (Nous chantons).

Et quand il ne joue pas ses propres compositions, l’artiste interprète des titres de jazz comme Panonica de Thelonious Monk ou, encore, Silence de Charlie Haden. À écouter…

Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Castiello, François. Solo II, CD, 2008.

Whisky et Paraboles

Bouchard, Roxanne

Whisky et Paraboles

Le roman d’une jeune femme québécoise qui se réfugie dans un chalet au bord d’un lac afin d’oublier son passé. Élie traîne son mal de vivre. Une petite voisine de huit ans, maltraitée et en manque d’amour, viendra rompre sa solitude.

Une écriture pleine d’émotions, de poésie, de tendresse et d’humour.

Ce premier roman a valu à Roxanne Bouchard le prix Robert-Cliche en 2005. L’auteure est professeure de littérature au cégep de Joliette et cela transpire dans ce volume.

Son dernier opus, La Mariée de corail (2020), semble déjà voué à un grand succès.

Une auteure québécoise qu’il faut lire, connaître et faire connaître. Bonne lecture !

Abonnée : bibliothèque Germaine-Guèvremont Bouchard, Roxanne. Whisky et Paraboles, VLB éditeur, 2005, 274 pages.
pas touche!!!