15/11

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Êtes-vous parmi ceux et celles qui, comme moi, ont pris grand plaisir à lire Ici, ailleurs de Matthieu Simard (Alto, 2017) ? Si oui, vous avez dû vous réjouir en apprenant que l’auteur venait de récidiver en publiant son septième roman, Les Écrivements (Alto, 2018).

Le récit, écrit à la première personne du singulier, alterne entre les années 2017 et 1959, de l’est de Montréal à Saint-Lambert, de l’aéroport de St-Hubert à l’URSS, de Saint-Hugues de Melancthon (Ontario) à Grand Valley, des Îles-de-la-Madeleine à Pointe-aux-Loups…

2017 : Jeanne, la narratrice, est aujourd’hui âgée de 81 ans. Elle est sur le point de trahir sa promesse tenue pendant quatre décennies, soit celle de ne plus jamais entendre parler de Suzor, le grand amour de sa vie.

Mais pourquoi est-elle sur le point de changer d’idée ? Parce qu’elle vient d’apprendre, par des membres de son entourage, que Suzor est atteint de la maladie d’Alzheimer. Que faire ? Doit-elle reprendre contact avec lui après toutes ces années avant qu’il ne perde complètement la mémoire ou doit-elle laisser dormir le passé ? Prendre la direction des Îles-de-la-Madeleine où Suzor s’est « réfugié » ou finir ses jours à Montréal ?

Nous apprendrons, à l’aide des carnets tenus par Jeanne, ces « écrivements » – vous verrez dans quel contexte ce mot est utilisé – et par des retours en arrière, ce qui s’est réellement passé durant quelques semaines à l’hiver 1959, alors que Jeanne et Suzor avaient été convoqués par le gouvernement du Canada qui leur avait demandé « qu’on leur rende un service ». Mais de quel ordre est-il ? Pourquoi particulièrement eux, des gens bien ordinaires ?

Ce que je peux vous dire, c’est qu’à leur retour d’URSS, Suzor n’a plus jamais été le même. Lui était-il possible d’oublier ce qu’ils ont vus ? Jeanne et lui ont continué à vivre ensemble une quinzaine d’années, mais leur expédition a détruit le couple.

On s’attache à Jeanne, mais Matthieu Simard prend trop de routes transversales pour nous garder attentifs au sort de Jeanne et de Suzor. De plus, les dialogues sont parfois malhabiles et banals, certaines redites ralentissent le récit qui, pourtant, avait bien commencé. Dommage !


Le lundi 19 novembre, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Emmanuelle Jimenez, auteure de la pièce Centre d’achats, présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui jusqu’au 1er décembre 2018.

Lundi dernier, je recevais Mark Lanctôt, conservateur au Musée d’art contemporain de Montréal et commissaire de l’exposition Françoise Sullivan, présentée jusqu’au 24 février 2019.



Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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16 nuances de première fois

Causse, Manu et Séverine Vidal (dir.)

16 nuances de premiere fois

Un bon recueil de nouvelles avec certaines qui m'ont plu plus que d'autres, car plus étonnantes ou touchantes.

Parler de la fameuse première fois, ce n'est pas évident et certains auteurs le font avec brio. Un petit régal.

Babelio : « Quand on est ado, on se dit que la première fois, ça va être génial. Mais on a peur, on angoisse de ne pas savoir faire, de ne pas y arriver, d’avoir mal...

Ce recueil de nouvelles présente ainsi, à hauteur d’adolescent, seize facettes de cette « première fois » omniprésente dans les corps et les esprits, avec douceur, délicatesse, humour, poésie, tendresse... et érotisme. À l’inverse des images envahissantes d’une sexualité très codifiée, axée sur les stéréotypes et la recherche de performance à tout prix, ces nouvelles permettent à l’adolescent de mieux se représenter les réalités et les enjeux de sa propre première fois. » Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Causse, Manu et Séverine Vidal (dir.). 16 nuances de première fois, Éditions Eyrolles, 2017, 192 pages.

Dans ma peau : autobiographie, 1919-1949

Lessing, Doris

Dans ma peau autobiographie Lessing

Doris Lessing est l'auteure, entre autres, de Vaincue par la brousse (1950), Le Carnet d'or (1962), Les Carnets de Jane Somers (1984) et de plusieurs autres chefs-d'œuvre, tous plus ou moins autobiographiques.

C'est une féministe avant l'heure, une défenderesse des Africains sous la coupe des Blancs en Afrique du Sud. C'est une femme éprise de justice et d'honnêteté au point d'avouer qu'elle avait fait fausse route en adhérant au communisme soviétique. Une femme complexe, assoiffée de liberté qui a abandonné mari et enfants pour aller refaire sa vie ailleurs avec un autre homme. Dans cette première tranche de son autobiographie, elle raconte justement les difficultés de vivre avec ses parents (sa mère en particulier), son premier mariage, la naissance de ses deux premiers enfants, ses luttes pour la reconnaissance des droits des Noirs, sa rencontre avec Gottfried, le communiste, avec qui elle aura un troisième enfant, ses désillusions du communisme et son départ pour Londres et son divorce à la fin des années 40. Au tout début du livre, il y a une phrase qui m'a beaucoup frappé, car je crois qu'elle est d'actualité : « [...] le pire des héritages de la Première Guerre mondiale : la pensée que si notre race est incapable d'apprendre, quel sera notre avenir ? Avec des gens aussi stupides que nous, que peut-on espérer ? » Titre original : Under my Skin : Volume One of My Autobiography, to 1949 Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu Lessing, Doris. Dans ma peau : autobiographie, 1919-1949, Éditions Albin Michel, collection Les Grandes Traductions, 1994, 1995, 497 pages.

Dix-sept ans

Fottorino, Éric

Dix sept ans Fottorino

J’avais lu et grandement apprécié les deux livres précédents de l’auteur, L'homme qui m’aimait tout bas (2009) et Questions à mon père (2010), dont des membres du Club des Irrésistibles ont parlé dernièrement.

Éric Fottorino poursuit ici sa quête identitaire en traçant le portrait de sa mère qui, à dix-sept, le mit au monde au début des années soixante alors qu’on ostracisait les mères célibataires en France comme au Québec. Ce roman est sans doute son plus personnel. Qu’un homme puisse décrire avec autant de finesse et de sensibilité l’expérience de la maternité et les sentiments s’y rattachant est touchant de vérité. Le tout est écrit dans une langue superbe, où chaque mot est porteur de sens. Membre : Monique, Lachine Fottorino, Éric. Dix-sept ans, Éditions Gallimard, 2018, 263 pages.

Irena. 1, Le Ghetto

Morvan, Jean-David et Séverine Tréfouel

Irena BD

La BD pour s'imprégner d'un milieu, d'une époque, d'une atmosphère. La BD met en couleurs les mots et les maux qui continuent de nous émouvoir même si le sujet est récurrent.

On plonge dans l'horreur de la Pologne occupée. L'histoire est inspirée d'un fait vécu : le courage d'une femme qui s'est engagée à faire la différence pour des dizaines d'enfants juifs. Catégorie : BD-réalité. Irena. 2, Les Justes (Glénat, 2017, 65 pages) et Irena. 3, Varso-vie (Glénat, 2018, 62 pages). Illustrations : David Evrard. Membre : Blainville Morvan, Jean-David et Séverine Tréfouel. Irena. 1, Le Ghetto, Éditions Glénat, 2017, 67 pages.

Khalil

Khadra, Yasmina

Khalil Khadra

Roman captivant, même s'il donne froid dans le dos, même si on est un peu insensibilisé, car il y a eu trop d'attentats qui ont fait trop de victimes. Mais… ici, cet auteur renommé, se met dans la peau de Khalil, un jeune kamikaze, et le suit avec son ami Driss en route pour aller se faire sauter au Stade de France le 13 novembre 2015 et tuer le maximum de personnes. Malchance pour lui, ou plutôt une chance pour tous les autres, sa ceinture d'explosifs est défectueuse et il rentre bredouille.

Khalil se sent honteux, il doit se justifier et veut repartir au combat le plus tôt possible pour une autre mission. Entre-temps, il verra ses sœurs, qui ne se doutent de rien, mais pas son père avec qui il a un rapport difficile. Un événement crucial l'amènera a une profonde remise en question. On y découvre le désarroi intérieur de Khalil et l'endoctrinement que font les têtes dirigeantes du terrorisme.

Membre : Laval-Vimont Khadra, Yasmina. Khalil, Éditions Julliard, 2018, 260 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

L'Homme de l'ombre. 1, Québec, 1770

Turcot, Laurent

L'Homme de l'ombre tome 1

« 1770. Québec en février, il fait froid. » 1770. C’est onze ans après la Conquête. Les Anglais, les Irlandais et les Français tentent tant bien que mal d’apprendre à vivre ensemble.

Le roman constitue une belle plongée dans le Québec d’alors. Laurent Turcot, un historien, est à la barre et fait renaître avec détail tous les « racoins » de Québec, Sillery, Ste-Foy, St-Jean-Port-Joli, Batiscan, Portneuf, etc. Sûrement fin connaisseur de l’École des Annales, il dépeint avec force détails – nous y sommes – les mentalités, les miasmes, les odeurs, les débâcles du St-Laurent, les exécutions, la misère des moins bien nantis, la vie des femmes qui n’ont que leur corps – souvent battus – à offrir afin de pouvoir s’alimenter. Ça picole fort dans les cabarets et les « mains trouvent aisément le chemin des bouteilles ». L’alcool est « la cause et la solution de tous les problèmes ». Vous y croiserez Joseph Papineau (le père de Louis-Joseph, le patriote) et Aubert de Gaspé (le père de l’autre, auteur de L'Influence d'un livre). On y lit Montaigne, Voltaire (Candide, bien sûr, les quelques arpents de neige), Diderot (ses Bijoux indiscrets) et Pic de la Mirandole (franc-maçon). À lire aussi pour la langue de nos ancêtres : jambette, pour petit canif ; froidureux, pour plus froid que le froid ; boudi de boudi, c’est un juron pour Bon Dieu ; esquiché, pour tout croche ; décrottoir pour gratte-pied ; vouloir s’homicider pour se suicider ; manouvrier, pour ouvrier agricole. Une intrigue « policière » traverse le récit pour piquer notre curiosité : le meurtre de Tranchant Santoine – au prénom prédestiné –, la gorge tranchée et abandonné sur la chaussée pour on ne sait quelle raison. Les efforts de Pierre Dubois qui tentera, contre vents et marées, de résoudre l’affaire. La bataille des plaines d’Abraham, en prime, à la fin du récit. Un peu plus complexe et coloré que le peu appris à la petite école de mon enfance. Membre : J. de Rosemont Turcot, Laurent. L'Homme de l'ombre. 1, Québec, 1770, Éditions HMH, 2018, 330 pages.

La Femme à la fenêtre

Finn, A. J.

La Femme à la fenêtre

Anna Fox, 38 ans, pédopsychiatre, vit seule dans sa demeure à Harlem. Elle ne va pas bien, elle est séparée de son mari et de sa fille depuis peu. À l’occasion, Anna communique avec les internautes d’un site pour leur prodiguer de bons conseils.

Son quotidien : boire du vin, jouer aux échecs sur Internet, regarder des films en noir et blanc, mais spécialement espionner ses voisins à l’aide d’un Nikon. Roman passionnant du début à la fin !

Journaliste et éditeur, Daniel Mallory écrit sous le pseudonyme d’A. J. Finn. Ce premier roman est publié dans une quarantaine de pays et les droits d’exploitation sont déjà vendus à la Fox. Cet auteur est, sans aucun doute, voué à un excellent succès. Bonne lecture !

Titre original : The Woman in the Window Abonnée : Germaine-Guèvremont Finn, A. J. La Femme à la fenêtre, Éditions Presses de la Cité, 2018, 528 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Nostalgie heureuse

Nothomb, Amélie

La Nostalgie heureuse Nothomb

Amélie Nothomb et son histoire, « une nostalgie heureuse », sont de belles découvertes ! Je suis enchantée par ce beau livre sur le Japon, où l’héroïne a passé une grande partie de sa jeunesse. Elle retrouve avec émoi son ancienne nounou, son premier amour, ainsi que toute la culture japonaise, tellement lointaine de sa propre société européenne.

Son style imagé, son riche vocabulaire, ses courtes phrases qui expriment avec profondeur ses émotions ne peuvent manquer de séduire. Parallèlement, elle parle en peu de mots de la grande satisfaction que lui apporte sa vie actuelle.

Ses souvenirs d’enfance dans les villes japonaises bondées sont pleins d’humour et de nostalgie. À ne pas manquer !

Membre : Westmount Nothomb, Amélie. La Nostalgie heureuse, Éditions Albin Michel, 2013, 152 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Livres vivants

Bibliothèque du Boisé

LivresVivants18nov

Dimanche prochain, le 18 novembre, de 13 h à 16 h, aura lieu une activité de « Livres vivants » à la Bibliothèque du Boisé à Ville Saint-Laurent.

Quatre représentants de communautés culturelles montréalaises se transforment en « livres humains » pour se raconter.

Ces « livres vivants » seront disponibles pour des discussions de 15 minutes sur le thème de l’expérience d’immigration : Franck Billaud, photographe, originaire de France ; Saoussen Ouerghemmi, artiste visuelle, originaire de Tunisie ; Yu-Lin Tung, professeur de mandarin au CSDM, originaire de Taiwan, et Yayo, auteur-illustrateur, originaire de Colombie.

Il est possible de rencontrer plus d’un « livre » dans l’après-midi.

L'entrée est gratuite, mais il faut s'inscrire au 514 855-6130, poste 4436.

Membre : Ville Saint-Laurent Bibliothèque du Boisé. Livres vivants, 18 novembre 2018.

The Hate U Give

Thomas, Angie

The Hate U Give

Un coup de coeur qui m'a fait sourire, pleurer, râler, espérer, trembler... Quelle maîtrise dans l'écriture de cette jeune femme dont c'est le premier roman !

À lire absolument, car les thèmes abordés font trop souvent la une des journaux. Mais c'est surtout le très beau portrait d'une jeune fille prise entre deux mondes qui se révèle être une héroïne des temps modernes, à l'image d'Emma Gonzales. Babelio : « Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. » Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Thomas, Angie. The Hate U Give, Éditions HarperCollins, 2017, 444 pages.

Tous unis dans la tranchée ? : 1914-1918, les intellectuels rencontrent le peuple

Mariot, Nicolas

Tous unis dans la tranchée Sur la question de la fraternisation dans les tranchées en France lors de la Première Guerre mondiale, il y a ce livre remarquable où l’auteur étudie 42 intellectuels qui s’étaient trouvés en situation de simples soldats pendant le conflit et combien ceux-ci se distinguaient des ouvriers et des paysans même au niveau de la langue. Ces intellectuels n’arrivaient pas à prendre plaisir aux activités collectives (joutes orales, moqueries, jeux de cartes), leur préférant toujours l’isolement, la lecture et le repli intérieur. Ceux-ci ne lisaient pas du tout les mêmes journaux, n’arrivaient pas à se retenir d’analyser « sociologiquement » les autres et à leur donner des leçons de patriotisme… sans compter leur difficulté de vivre dans les tranchées. Un livre qui montre que la fraternisation des classes dans les tranchées lors de la Première Guerre mondiale, c’est un mythe. Membre : Jean-Marc Mariot, Nicolas. Tous unis dans la tranchée ? : 1914-1918, les intellectuels rencontrent le peuple, Éditions du Seuil, collection L’Univers historique, 2013, 496 pages.

Vers la beauté

Foenkinos, David

Vers la beauté plus petit caractere

Encore sous l'effet David Foenkinos après la lecture de ce roman ! L'auteur nous plonge dans un univers de beauté artistique en réponse à un chagrin, comme du baume sur une plaie. Au-delà de la dénonciation qui fait écho au mouvement #MoiAussi, il y a toute la souffrance affligeante et paralysante qu'est la culpabilité tenace et insoumise.

On est tour à tour dans la tête du professeur d'art, de Mathilde son employeur, de Camille l'adolescente, avec le sentiment de les avoir croisés un jour.

Membre : Blainville Foenkinos, David. Vers la beauté, Éditions Gallimard, 2018, 222 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Vers la beauté

Foenkinos, David

Vers la beauté plus petit caractere

J'ai pu admirer, lors de mon voyage au Musée d'Israël de Jérusalem le portrait de Jeanne Hébuterne d'Amadeo Modigliani, dont on parle dans le livre coup de cœur du Club des Irrésistibles : Vers la beauté.

Le portrait daté de 1918 (100 ans cette année), présente la compagne du peintre à sa première grossesse. Cette peinture a été offerte au Musée par Stella Fischbach de New York en mémoire de son mari Harry.

Babelio : « Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée d’Orsay.

Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui a choisi de s’effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues. Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à mi-voix au portrait de Jeanne Hébuterne, la fiancée du peintre au destin tragique. »

Membre : Verdun Foenkinos, David. Vers la beauté, Éditions Gallimard, 2018, 222 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

pas touche!!!