25/08

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Le Dernier battement de cœur/Nessuno sa di noi (2013, 2016) de Simona Sparaco a été traduit cette année en français par Élise Gruau aux éditions Michel Lafon.
Ne connaissant pas du tout cette auteure italienne, née à Rome en 1978, je ne sais donc pas si l’histoire, ici racontée, est la sienne ou de la fiction. Sincèrement, après avoir lu le roman, je souhaite de tout cœur, sans faire un mauvais jeu de mots, que ce soit pure invention.
L’histoire, qui se déroule sur quelques mois, est racontée par Luce ; journaliste free-lance qui publie une rubrique hebdomadaire lue en majorité par des femmes à qui elle donne des conseils, répond à leurs questions et s’exprime sur divers sujets.
Luce est en couple depuis six ans avec Pietro, fils d’un industriel, qui travaille dans une agence. Ils s’aiment, mais ne manque à leur bonheur qu’un enfant. Après cinq ans d’infructueux succès, Luce tombe finalement enceinte. C’est l’euphorie.
Vingt-neuf semaines plus tard et à quelques jours de Noël, Luce passe une énième échographie de routine. C’est le choc, la consternation, la panique : leur fils est atteint de dysplasie du squelette, une malformation congénitale qui est une forme rare de nanisme. Luce et Pietro consulteront alors des experts, demanderont l’avis de l’un, de l’autre. Quels sont leurs choix ? Leurs options ? Comment vivront-ils cette situation dans leur quotidien ? Auprès de leurs proches ? Quelles décisions prendront-ils ? Peuvent-ils sauver l’enfant et si oui, quelle seront ses conditions de vie une fois venu au monde ? Peut-on sauver un couple dans de telles circonstances ? C’est ce que vous découvrirez si vous lisez Le Dernier battement de cœur. Cœurs hypersensibles, s’abstenir !

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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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Ce monde disparu

Lehane, Dennis

le monde dispa lehane Denis Lehane est l'auteur, entre autres, de Shutter Island (2006) et de Mystic River (2001). Des romans toujours très sombres et étouffants, mais très réalistes. Ici, le personnage principal est un mafioso à la pré-retraite, si l'on peut dire, qui gère à distance ses affaires. Il se croit tranquille loin des fusillades de jadis, jusqu'au jour où il apprend qu'on a mis un contrat sur lui. Babelio : « En 1943, le monde est en guerre mais aux USA la mafia est prospère. Après avoir régné sur le trafic d'alcool en Floride, Joe Coughlin a passé la main à son second Dion Bartolo. Joe agit comme conseiller occulte pour les gangsters Meyer Lansky et Lucky Luciano. Mais un jour, il reçoit la visite d'un gardien de prison qui est porteur d'un terrible message : quelqu'un veut sa peau. Troublé par cette mise en garde, Joe cherche à découvrir qui est son ennemi. L'enjeu est d'autant plus sérieux qu'une taupe a rencardé la police sur l'existence d'un labo de drogue clandestin... » Titre original : World Gone By Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu Lehane, Dennis. Ce monde disparu, Éditions Rivages, 2015, 350 pages.

L'Arbre du pays Toraja

Claudel, Philippe

larbre du pays claudel L’auteur, aux multiples talents, « nous fait part de ses états d’âme face à la mort et à la finitude de l’homme » qui se regarde vieillir. Son meilleur ami, Eugène, se meurt d’un cancer. Il cherche à comprendre le sens de cette maladie. Il divorce de sa femme, Florence, mais demeure toujours remplie de tendresse envers elle. Il devient amoureux d’une femme jeune. Cette relation entraîne de nombreuses réflexions. C’est un livre avant tout sur la mort, la vie, l’amitié. Au fait, c’est « une sorte d’arbre de Toraja dans lequel les êtres chers restent vivants » ; il y a là beaucoup de disparitions vers un ailleurs, mais Claudel nous démontre comment la vie est lumineuse. « Nous autres vivants sommes emplis par les rumeurs de nos fantômes. Notre chair et la matière de notre âme résultent de combinaisons moléculaires et du tissage complexe de mots, d’images, de sensations, d’instants, d’odeurs, de scènes liés à celles et ceux que notre existence nous a fait côtoyer de façon passagère ou durable. Poursuivre sa vie quand autour de soi s’effacent les figures et les présences revient à redéfinir constamment un ordre que le chaos de la mort bouleverse à chaque phase du jeu. Vivre, en quelque sort, c’est savoir survivre et recomposer. » Un volume sur la mort, optimiste et beau. Bonne lecture ! Abonnée : Germaine-Guèvremont Claudel, Philippe. L'Arbre du pays Toraja, Éditions Stock, 2015, 209 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La Haine de la littérature

Marx, William

la haine de la litterat Un petit livre qui nous dit combien il y a toujours quelque part un courant dans la société pour dévaluer les vertus et la pertinence de la littérature. Un courant antilittéraire qui, dans sa forme la plus simple et la plus évidente, est celui du refus de lire. Un refus de lire aujourd’hui, de ceux-là mêmes qui en Occident, pendant près de deux millénaires, avaient été interdits de lire par un christianisme dominant, qui par cette interdiction se voulait fidèle à l’exhortation de Jésus pour les humbles et les pauvres en esprit. Mais notre auteur retiendra comme exemple contemporain de l’hostilité à l’endroit de la littérature le cas d’un Nicolas Sarkozy qui, lorsque candidat à la Présidence de France, s’est moqué à répétition du fait qu’il y avait des questions de culture générale – « Qui a écrit La Princesse de Clèves ? » – lors des concours visant à attribuer des postes dans l’administration française. Un Sarkozy s’inscrivant ainsi dans le courant populiste prônant la fin de la lecture et de l’étude obligatoires des œuvres littéraires à l’école. Autre manifestation d’anti-littérature, cette fois-ci de la part de l’auteur britannique Charles Snow, dont le livre Les Deux Cultures a connu une grande notoriété dans les années soixante. Un livre qui au déni de son titre même, n’en avait en fait que pour une seule des deux cultures, la scientifique, quelques rares mérites y étant accordés à la culture littéraire à condition qu’elle se subordonne à la science. Ce livre de Snow pourtant longtemps encensé dans les universités britanniques, ce qui fait dire à William Marx que cela aura été comme un symptôme particulièrement parlant de la dégradation intellectuelle de notre société, qui s’abaissait à donner tant d’écho à celui qui fut le pseudo-penseur idéal du temps de l’inculture triomphante. Après avoir mentionné au passage le mythe de l’écrivain fou et du nazi amateur de littérature, William Marx termine son livre en s’attaquant à celui qui aura été le gourou de la sociologie progressiste française pendant plus de 20 ans : Pierre Bourdieu. Bourdieu dont les analyses et le discours visaient à montrer que la culture littéraire tant vantée n'était qu’un instrument de pouvoir entre les mains des classes sociales dominantes. Que la culture littéraire n’aurait pas de valeur en soi, ne servant que d’outil de distinction entre les classes sociales, instrument de ségrégation culturelle, outil de reproduction des élites. Avec pour résultat de ces critiques, que de nombreuses universités ont reconverti leurs départements de littérature en départements d’études culturelles (Cultural Studies), où les études littéraires ont été marginalisées, désormais considérées comme un simple élément d’un ensemble plus vaste comprenant le cinéma, la télévision ou la chanson. Face à quoi, au détour d’une page, William Marx dira les vertus à son avis consubstantielles à la culture littéraire. Une culture littéraire qui concourt à former le sens esthétique et moral, qui permet d’enrichir l’existence, qui vise à donner un sens au monde où nous vivons, qui, à l’école, contribue de façon majeure à donner le langage et les références communes grâce auxquels les jeunes s’intégreront de plain-pied dans la société. Une culture à laquelle, contre vents et marées, il faut savoir tenir. Membre : Jean-Marc Marx, William. La Haine de la littérature, Les Éditions de Minuit, collection Paradoxe, 2015, 221 pages.

Le Liseur du 6 h 27

Didierlaurent, Jean-Paul

le liseur du didier Ce livre parle de livres et de lecture, sous des angles plutôt originaux, du moins au début. Premier roman d’un auteur nouvelliste, chaque chapitre amène une nouvelle histoire à propos du personnage principal, chacune étant plus intéressante et amusante que la précédente. La seconde moitié du livre raconte une seule histoire dont on a tôt fait de deviner la fin. Les surprises sont alors remplacées par la finesse des anecdotes racontées par un second personnage dont l’emploi est inattendu. « Un concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d’humanité » selon la quatrième de couverture. Membre : Outremont Didierlaurent, Jean-Paul. Le Liseur du 6 h 27, Éditions Édito, 2014, 182 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes

Charb

lettre aux escrocs L’auteur a terminé ce livre deux jours avant les attentats contre le périodique Charlie Hebdo où il devait trouver la mort en janvier 2015. Il y dénonce ceux qui, par ignorance, par erreur ou par prosélytisme, s’exercent à créer la confusion entre critique de l’islam, critique de l’intégrisme et racisme, au bénéfice d’intérêts religieux, politiques ou médiatiques dont les véritables motifs sont ainsi camouflés. Une apologie de Charlie Hebdo, certainement, mais aussi une défense de la liberté d’expression menacée justement par cette confusion et pour laquelle il a payé le prix. Membre : Pierre, abonné de Guèvremont Charb. Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes, Éditions Les Échappés, 2015, 91 pages.

Ne pars pas sans moi

MacMillan, Gilly

ne pars pas sans gilly Rachel emmène son petit garçon Ben en ballade dans la forêt. L’enfant court devant et souhaite prendre de l’avance pour arriver en premier à la balançoire... Sa maman hésite puis cède : il lui faut prendre un peu d’autonomie. Ben s’en va sur le chemin. Une fois sur la place, Rachel voit la balançoire qui se balance doucement, mais pas l’enfant. Ben est introuvable. Ben a disparu. L’alerte enlèvement est lancé, l’enquête est ouverte. Très vite, on suspecte la mère : divorcée depuis peu, elle a du mal à gérer la pression, la souffrance, le stress ; son attitude en fait, pour son entourage, la coupable idéale. Ma lecture à peine terminée je me suis dit : « Si je ne devais lire qu’un seul livre dans l’année, ce serait celui-ci », pour dire comme il m’a plu... Titre original : Burnt Paper Sky Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. MacMillan, Gilly. Ne pars pas sans moi, Éditions Les Escales, 2015, 2016, 473 pages.

Noirs diamants : une enquête de Bruno Courrèges

Walker, Martin

noirs diamant Un polar de vacances situé dans le Périgord. L'auteur s'est lui-même installé en Dordogne où il a créé le village de St-Denis et le sympathique inspecteur Bruno, amateur de truffes (diamants noirs), de vin (Monbazillac) et de gibier (végétariens s'abstenir). Il y a toujours un côté social dans les livres de Walker. L'auteur est un journaliste britannique à qui l'on doit, entre autres, une histoire de la Guerre froide. Membre : Outremont Walker, Martin. Noirs diamants : une enquête de Bruno Courrèges, Éditions Du Masque, 2011, 2014, 420 pages.

On dirait nous

Cauwelaert, Didier van

on dirait cauwelaer Amour et idée fantasque entre deux couples ; l'un jeune : Soline est musicienne et Illan, son mari, fait des recherches sur la sève des pissenlits avec l'espoir d'en fabriquer des pneus ; l'autre couple est retraité : Georges était professeur, enseignant la culture indienne, époux d'une Amérindienne, Yoa, appartenant à la tribu des Tlingits. Ce couple âgé espère réaliser son rêve en demandant que l'enfant à venir de Soline soit la réincarnation de Yoa qui n'a pu avoir d'enfant et qui est mourante. Marché conclu jusqu'à ce que la future mère, en lisant un livre de Stevenson, se rende compte de tous les inconvénients que pourrait entraîner cette réincarnation. Elle s'enfuit alors en Alaska pour tenter de réinsérer l'âme de Yao dans son clan des Tlingits ! Cette idée de réincarnation est étrange et met assez mal à l'aise le lecteur, mais c'est une vraie histoire d'amour que vivent ces deux couples à travers toutes sortes de vicissitudes. Membre : Outremont Cauwelaert, Didier van. On dirait nous, Éditions Albin Michel, 2016, 358 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Pretend

Sey, Seinabo

preten cd Pretend est le premier album de Seinabo Sey, chanteuse dotée d’un grand talent. L’album s’ouvre avec un titre très réussi : Younger, tube en puissance ; le troisième morceau, Poetic est un morceau digne d’une Alicia Keys… Avec Hard Time, nous sommes tout à fait sous le charme et Easy donne à entendre les sérieuses capacités vocales de cette jeune chanteuse. Pas de déception. Tous les morceaux sont vraiment réussis, empreints de soul, de R’n’B et d’une pointe d’électro. Un premier album sans fausses notes ! Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Sey, Seinabo. Pretend, CD, 2015.

Québec, tu négliges un trésor ! : foi, religion et spiritualité dans le Québec d'aujourd'hui

Boisvert, Dominique

québec tu négliges Un tout petit livre de 112 pages qui invite à une profonde réflexion. Dominique Boisvert est un juriste de formation. Il est membre fondateur du Réseau québécois pour la simplicité volontaire. L’auteur « qualifie Jésus de “profondément révolutionnaire”, non pas dans un sens strictement politique, mais dans la mesure où sa doctrine représente “l’exact contre-pied de ce que l’on nous propose généralement pour être heureux.” » De plus, Dominique Boisvert « constate [que] le catholicisme est en voie de devenir, au Québec, un héritage abandonné, un “folklore sympathique”. Dans le passé l’Église nous a servis, mais elle a fini par occuper trop place […] Ce faisant, nous avons négligé de préserver un trésor, c’est-à-dire le message de Jésus, si essentiel à l’heure d’affronter les questions de sens […] Ouvertement croyant, Boisvert, dont la prose est simple et vibrante, n’écrit pas pour convertir, mais pour inviter les Québécois à renouer lucidement avec un héritage porteur d’un élan libérateur. Son Jésus, s’il revenait, militerait probablement pour Québec solidaire », de dire Louis Cornellier du Devoir. Bonne lecture ! Abonnée : Germaine-Guèvremont Boisvert, Dominique. Québec, tu négliges un trésor ! : foi, religion et spiritualité dans le Québec d'aujourd'hui, Éditions Novalis, 2015, 112 pages.

Un an

Echenoz, Jean

Un an echen

Écoutez le coup de cœur d’un membre du Club des Irrésistibles lu par Marie-Anne Poggi.

Irrésistibles 20160825

Echenoz, Jean. Un an, Éditions de Minuit, 1997, 112 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Un fauteuil sur la Seine

Maalouf, Amin

un fauteuil sur maalouf Ce récit fort instructif sur l'Académie française et spécialement le 29e fauteuil est la présentation nominative des académiciens de ce siège depuis la fondation jusqu'à l’élection de l'auteur de ce livre, Amin Maalouf. Lors de la rédaction de son discours, à la réception de son entrée, il écrivit son texte, mais ne put citer ou faire référence à tous les intellectuels chers à son cœur, devant faire l'éloge surtout des prédécesseurs du 29e fauteuil. Ce récit répare cette injustice. Lecture très agréable ! Membre : Nemours en France Maalouf, Amin. Un fauteuil sur la Seine, Éditions Grasset, 2016, 329 pages.
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