22/06

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Disons que nous sommes dimanche. Il fait beau mais pas trop chaud. Vous vous dites : temps parfait pour aller se balader. Mais vous n’êtes pas du genre à vous promener sans vous être fixé un but. Eureka ! J’ai le parcours idéal pour vous, rue Sherbrooke Ouest, entre le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) et le Musée McCord.

La promenade, d’un peu plus d’un kilomètre, La Balade pour la Paix : un musée à ciel ouvert, organisée par le MBAM avec le soutien de l’université McGill, dans le cadre des festivités entourant le 375e anniversaire de Montréal, les 50 ans d’Expo 67 et le 150e du Canada est une idée jouissive et stimulante.

Que l’on commence du côté sud ou du côté nord de la rue Sherbrooke, il y a de quoi ravir les amateurs d’art public. Déambuler en ville et voir autant d’œuvres au pied carré est, je crois, une première pour Montréal – et j’espère que l’initiative sera reprise très bientôt.

Sont présentées plus de 70 œuvres d’une quarantaine d’artistes d’ici et d’ailleurs (je ne donne aucun nom, car il faudrait tous les nommer), comprenant des sculptures et des photographies, sans oublier les 200 drapeaux de l’ONU ainsi que ceux des 13 provinces et territoires canadiens qui se déploient au-dessus de la rue Sherbrooke.

Les photographies, regroupées par thèmes – démocratie, résilience, espoir, humanisme, environnement, travail, etc. –, reposent sur une structure installée sur le trottoir, tandis que les sculptures sont disposées sur des terrains privés avec l'autorisation des propriétaires.

Des visites sont offertes par des guides bénévoles du Musée, mais l’université McGill en propose également pour les sculptures qui se retrouvent sur son campus. Très utile, l’application mobile 375mtl donne une foule d’informations complémentaires aux cartels que l’on peut lire à côté de chacune des œuvres.

Merci à tous ceux et celles qui ont mis en place un tel projet. Il y a eu la « ballade des gens heureux », nous avons maintenant la nôtre. Bonne virée !


Les Irrésistibles de Marie-Anne ont maintenant leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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Blue : la couleur de mes secrets

Pujol, Camille

Blue la couleur de mes secrets Grosse et bonne surprise que ce roman. D’abord, l'auteure n'a que 16 ans, ce qui explique sans doute que son récit manque un peu de maturité par moments. Mais au final, ce n'est pas dérangeant, car son écriture est moderne, fluide et captivante. Impossible de ne pas ressentir d'empathie pour son héroïne, Blue, une jeune fille blessée, perdue et en attente de pouvoir vivre comme une fille de son âge. Après, à cause de son jeune âge sans doute, il y a des passages un peu trop rapides, par exemple la révélation du grand secret de Blue. Mais, si je ne tiens pas compte de mon âge et que je me place dans la peau d'une ado, je sais que ce roman lui plaira, car il a tous les ingrédients pour... J'ai vraiment bien aimé ce récit que j'ai même lu d'une traite tellement j'avais envie de savoir ce qui allait arriver ensuite. Faites-vous votre propre idée en lisant ce roman d'une jeune auteure prometteuse. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Pujol, Camille. Blue : la couleur de mes secrets, Éditions Michel Lafon, 2016, 211 pages.

Constat d'accident et autres textes

Auster, Paul

Constat d'accident Auster

Écoutez le coup de cœur d’un membre du Club des Irrésistibles lu par Marie-Anne Poggi.

Irrésistibles 20170622

Auster, Paul. Constat d'accident et autres textes, Éditions Actes Sud, Leméac, 1999, 2003, 107 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Drone de guerre : visages du Pakistan dans la tourmente

Lavallée, Guillaume

Drone de guerre Ce pays de près de 200 millions d’habitants nous est relativement peu connu. Pourtant, il a été et est toujours au cœur de la stratégie des États-Unis, d’abord pour contrer la présence russe en Afghanistan, puis pour lutter contre les Talibans après les événements du 11 septembre 2001. Le résultat est catastrophique : alors que la démocratie s’y installait de façon relativement paisible et satisfaisante, le Pakistan est devenu un État de non-droit, où prospèrent le militarisme plus ou moins mafieux, les extrémismes religieux, les rivalités tribales, les trafics de drogues, d’armes et parfois d’êtres humains. Le tout dans un climat d’insécurité générale où personne, même les enfants dont la majorité ne vont plus à l’école, n’est à l’abri d’un règlement de compte ou d’un drone téléguidé des États-Unis. Comme après un coup de pied dans un nid de guêpes, le calme n’est pas prêt de revenir au « Pays des purs », selon l’étymologie de son nom. L’auteur est un journaliste québécois ayant travaillé pour l’Agence France-Presse (AFP) comme correspondant au Pakistan et en Afghanistan pendant trois ans. Il traite efficacement dans les quatre sections de ce livre des quatre provinces du Pakistan, qu’il a visitées et où il a pu s’entretenir avec de très nombreuses personnes de toutes les classes de la société. Une lecture saisissante d’une situation pathétique que l’Occident a délibérément provoquée. Membre : Pierre, abonné de Guèvremont Lavallée, Guillaume. Drone de guerre : visages du Pakistan dans la tourmente, Éditions du Boréal, 2017, 208 pages.

L'Énigme du retour

Laferrière, Dany

L'Énigme du reto grand format

Nous en avons beaucoup entendu parler, ici et ailleurs. À mon tour d’en faire l’éloge. Une écriture tout en douceur, une sensibilité à fleur de peau.

Un extrait : « Il n’y a que dans une banque, une église ou une bibliothèque qu’on trouve cette qualité de silence. Les hommes ne se taisent que devant l’Argent, Dieu et le Savoir... » À lire !

Membre : Ste-Dorothée Laferrière, Dany. L'Énigme du retour, Éditions du Boréal, 2009, 288 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

La traduction est une histoire d'amour

Poulin, Jacques

La traduction est une Jacques Poulin

Roman fluide, poli comme un beau caillou de mer. Tendresse et poésie de cet auteur du nouveau monde (Amérique) et de la ville de Québec. Belle suite avec L'anglais n'est pas une langue magique (2009).

Ce qu’on peut lire en quatrième de couverture : « Un vieil écrivain, monsieur Waterman, vit à Québec dans une tour. Sa traductrice, la jeune Marine, est une Irlandaise aux cheveux roux et aux yeux verts ; elle habite un chalet à l'Île d'Orléans, parmi les chats, les ratons laveurs, les hérons bleus et les chevaux de course à la retraite. Entre ces deux personnages se tisse une relation amoureuse peu ordinaire : elle naît sur la Piste de l'Oregon, grandit avec leur passion commune pour la musique des mots et atteint sa maturité dans une enquête sur une mystérieuse adolescente qui leur met le coeur à l'envers. »

Membre : Outremont Poulin, Jacques. La traduction est une histoire d'amour, Éditions Leméac, Actes Sud, 2006, 132 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Rhapsodie québécoise : itinéraire d'un enfant de la loi 101

Verboczy, Akos

Rhapsodie québécoise Arrivé au Québec de sa Hongrie natale à 11 ans, l’auteur fait partie de ces immigrants qui, comme Boucar Diouf ou Joseph Facal, pensent que c’est à celui qui arrive de s’adapter à la société d’accueil et non le contraire. Dans ces cinquante courts chapitres, où Akos Verboczy s’adresse directement au lecteur, il expose son parcours d’enfant, d’adolescent et d’adulte, tout en observant notre société avec lucidité, autodérision et humour. Visiblement, l’auteur aime écrire et le fait bien, ce qui se traduit dans le plaisir que nous prenons à le lire. Fort de son expérience, il s’en prend en particulier aux politiques d’accueil, dont l’objectif annoncé est à la fois l’intégration de l’immigrant et le développement de sa communauté d’origine… objectif irréconciliable. Pour lui, des phrases comme « nous sommes tous des immigrants » sont des clichés vides de sens pour masquer l’absence d’une politique d’intégration digne de ce nom. Il n’est pas tendre non plus à l’égard de notre système scolaire public qui, selon lui, ne fonctionne que parce que les enseignants font semblant d’enseigner et les élèves semblant d’apprendre, conduisant à ajuster les notes pour produire de belles statistiques. La cause et le résultat de cette situation ? Un régime scolaire à trois vitesses (école publique sans ou avec vocation particulière et école privée) qui ne change pas parce que les élites politico-médiatiques qui auraient le pouvoir de le faire évoluer n’ont pas intérêt à le faire. Membre : Pierre, abonné de Guèvremont Verboczy, Akos. Rhapsodie québécoise : itinéraire d'un enfant de la loi 101, Éditions du Boréal, 2016, 230 pages.

Un amour impossible

Angot, Christine

Un amour impossible

Un amour maternel impossible, un amour avec le père absent et ensuite abusif, incestueux, lui aussi impossible. Christine Angot nous dévoile sa vie de jeune enfant et l'amour fusionnel qui la liait à sa mère à l'époque, un amour qui semblait sans fin.

À quatorze ans elle rencontre ce père qu'elle désirait tant connaître. Il l'impressionnera, lui ouvrira la porte à de nouveaux horizons, des écrivains, un autre monde, mais ne lui fera pas rencontrer sa femme ni ses enfants. Par contre, il abusera d'elle, commettant l'inceste et sa mère ne le soupçonnera pas. Cette dernière est juive, son père non. Sa mère veut que Christine soit reconnue par son père, lui ne veut pas. Ça prendra du temps et de la persévérance avant que ça se fasse, à l'arraché. Comment vivre tous ces déchirements ? C'est ce que Christine Angot nous fait ressentir, la plaie est vive.

Membre : Laval-Vimont Angot, Christine. Un amour impossible, Éditions Flammarion, 2015, 217 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Un sac de billes

Duguay, Christian

Un sac de billes Film

Merci à Films Séville et au Club des Irrésistibles de m'avoir offert l'occasion d'assister à la première d’Un sac de billes de Christian Duguay.

Le film, qui se déroule durant la Deuxième Guerre mondiale, est l’adaptation d’une oeuvre de Joseph Joffo. Nous suivons l'histoire tragique d'une famille juive qui a été victime de la Shoah.

Certains diront que nous en avons déjà vu plusieurs sur ce sujet, mais ce qui ressort ici c'est l'histoire des deux enfants de cette famille. Ce qui m'a touchée, c'est leur crédibilité, leur spontanéité, de grands talents. Alors on en conclut que le casting et la direction d'acteurs ont été excellents, ce qui a rendu ses enfants très attachants.

C'est un film pour toute la famille, mais surtout pour nos jeunes qui pourront observer les qualités de courage, d'intrépidité, d'autonomie, de solidarité et d'amitié.

Et il ne faut pas oublier de souligner les prises de vues, les gros plans pertinents et les paysages magnifiques qui mettent un baume sur les moments de grande tristesse. Bravo !

Membre : Île-des-Sœurs Duguay, Christian. Un sac de billes, Film français, canadien, tchèque, 2017.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Un sac de billes

Duguay, Christian

Un sac de billes Film

J'ai été l’une des chanceuses qui a gagné deux billets pour ce film que j'ai beaucoup aimé...

Le jeu incroyablement vrai des enfants et un Patrick Bruel égal à lui-même dans sa grande humanité, sa chaleur, m'ont beaucoup émue...

La beauté des paysages, des Alpes et de la Méditerranée, nous aidait à tolérer la cruauté des conséquences de cette guerre.

Membre : Outremont Duguay, Christian. Un sac de billes, Film français, canadien, tchèque, 2017.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Vespéral

Minou

Vesperal CD Minou

Véritable omni (objet musical non identifié) de la nouvelle scène française, le duo Minou électrise et fascine.

Avec Vespéral, un premier album très eighties, mais jamais ringard, Sabine Stenkors et Pierre Simon se réapproprient les codes d’une délicate new wave à la légèreté pop rafraîchissante.

Entre romantisme exacerbé Chambre Océan, hommages disco-épiques Alphalove et ballades mélancolico-électroniques Passer la nuit, Minou invente son propre univers aux multiples facettes et s’épanouit dans cet album sans fausses notes.

Une belle entrée en matière, sans même avoir besoin de sortir des griffes pourtant parfaitement manucurées. Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Minou. Vespéral, CD, 2016.
pas touche!!!